Tout ce que vous voulez savoir sur les médicaments contre la maladie de Parkinson

Parkinson Medication

Vous arrive-t-il de vous demander pourquoi votre médecin vous prescrit un nouveau médicament? Ou pourquoi il modifie la dose de votre médicament actuel ou encore l’heure à laquelle vous le prenez? Et qu’en est-il des effets secondaires? Que devriez-vous surveiller et que devriez-vous signaler à votre médecin? Medications to Treat Parkinson’s Disease (Médicaments pour traiter la maladie de Parkinson), une nouvelle ressource professionnelle de Parkinson Canada, répondra à ces questions.

Ce guide a été rédigé par Tejal Patel, BSc Pharm., Pharm. D., et Feng Chang, BSc Pharm., Pharm. D., à l’intention des patients et des professionnels et il sera disponible le mois prochain. Les Canadiens y auront accès en ligne, en français et en anglais, à www.parkinson.ca et à www.parkinsonguideclinique.ca. Il explique le fonctionnement de chaque médicament et ses effets secondaires, et donne des conseils pour adapter la médication, toujours sous supervision médicale.

La publication contient des outils d’autosurveillance, comme des calendriers à remplir et des questionnaires auxquels répondre pour en discuter avec votre médecin lors de vos rendez-vous, vous assurant ainsi de maîtriser la maladie à chaque étape.
« Ce livret renforce l’autonomie des personnes atteintes, de leurs aidants et de leurs fournisseurs de soins en donnant à chacun les connaissances nécessaires concernant les médicaments contre la maladie de Parkinson », explique Grace Ferrari, gestionnaire principale, Éducation et soutien.

Vous apprendrez à optimiser l’effet de vos médicaments. Vous serez plus sensibilisé à l’importance de faire le suivi des effets secondaires, de façon à bien les décrire à vos professionnels de la santé et à apporter les modifications nécessaires à votre médication. Les professionnels trouveront utile d’avoir une seule ressource et les familles bénéficieront des renseignements détaillés qui y sont fournis.

« Au bout du compte, nous espérons que le livret améliorera la qualité de vie des personnes atteintes et celle de leurs familles », précise Madame Ferrari.

Le livret Medications to Treat Parkinson’s Disease (Médicaments pour traiter la maladie de Parkinson sera distribué aux centres de santé, aux cabinets de médecin et aux pharmacies à l’échelle du pays, afin de servir tant aux patients qu’aux professionnels qui y travaillent. Il sera officiellement lancé le 26 avril à Montréal, dans le cadre d’un événement éducatif, en présence de l’une des auteures, mais sera disponible avant cette date. Les professionnels de la santé peuvent écrire à education@parkinson.ca pour obtenir une grande quantité de livrets pour leurs patients et leurs clients.

Tejal Patel et Feng Chang travaillent aussi actuellement à la conception d’une application pour téléphone mobile qui aidera les personnes à faire le suivi de leur médication, incluant des rappels de prise de médicaments, la fluctuation des symptômes et les effets secondaires. Cette application aidera les professionnels de la santé à choisir et à adapter la médication pour leurs patients atteints de la maladie de Parkinson. Parkinson Canada a l’intention de lancer cette nouvelle application en juin, dans le cadre du congrès des pharmaciens du Canada, à Québec.

Consultez régulièrement le site www.parkinson.ca pour obtenir les dernières ressources éducatives qui vous aideront à vivre le mieux possible avec la maladie de Parkinson. Consultez également notre réseau des connaissances pour accéder à des ressources vidéo et audio (principalement en anglais).

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Une bête de somme pharmaceutique montre la voie

Dr. Jonathan Brotchie
Dr Jonathan Brotchie

La chloroquine est l’un des médicaments les plus connus et les plus performants au monde. Au cours des 70 dernières années, elle a permis de traiter efficacement le paludisme et la polyarthrite rhumatoïde. Maintenant, les chercheurs examinent son potentiel à ralentir le développement de la maladie de Parkinson.

Jonathan Brotchie a de grands espoirs pour la chloroquine, qui a prouvé sa capacité à interagir avec l’un des principaux facteurs de croissance du cerveau, une protéine responsable de la santé des cellules dans cet organe complexe. Ce projet de recherche est financé par une bourse pour projet pilote Porridge for Parkinson’s (Toronto) de 45 000 $ offerte par le Programme de recherche de Parkinson Canada.

« Des études préliminaires auprès de souris de laboratoire ont montré que la chloroquine peut endiguer les dommages biochimiques infligés au cerveau par la maladie de Parkinson. Par conséquent, elle devrait atténuer certains effets, comme l’aggravation du contrôle moteur », explique Jonathan Brotchie, chercheur principal à l’Hôpital Toronto Western, qui fait partie du Réseau universitaire de santé.

Étant donné que la chloroquine est largement accessible sous forme générique, les sociétés pharmaceutiques ont peu d’intérêt à assumer le risque et les dépenses associés à l’exploration du potentiel d’un produit qui pourrait facilement profiter à leurs concurrents.

C’est la raison pour laquelle Jonathan Brotchie remercie Parkinson Canada de lui accorder un financement lui permettant de mener une recherche préliminaire susceptible d’encourager l’une de ces sociétés à adapter le médicament à la lutte contre la maladie de Parkinson.

« Si je peux démontrer l’efficacité de la chloroquine, cela ralentira la progression de la maladie de Parkinson », affirme-t-il.

Selon le chercheur, la chloroquine n’est peut-être pas le seul médicament à pouvoir produire ce type de résultats dans le cerveau, mais c’est possiblement le seul à pouvoir le faire maintenant en plus d’avoir prouvé qu’il est sûr. Plus important encore, les connaissances acquises par Brotchie et ses collègues durant leurs recherches sur la chloroquine jetteront les bases de recherches futures visant à trouver de meilleurs médicaments.

« À long terme, la chloroquine n’est peut-être pas le meilleur stimulateur de facteur de croissance, mais pour l’instant rien d’autre ne permet avec certitude de ralentir la progression de la maladie, affirme Brotchie. Plutôt que d’attendre 15 ans pour trouver un meilleur médicament, je sens qu’il y a une occasion, ici, maintenant. »

C’est un exposé à l’école de médecine qui a d’abord incité Brotchie à interrompre ses études médicales durant plusieurs années pour se consacrer à la recherche sur le cerveau. Cette recherche l’a mené à une carrière vouée à la maladie de Parkinson dans le but d’aider les patients. Selon lui, il vaut la peine de mener des recherches sur la chloroquine.

« Nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour être responsables de la mise au point des traitements de demain », lance-t-il.

Vous pouvez lire de plus amples renseignements sur les autres chercheurs récemment financés par le Programme de recherche de Parkinson Canada en consultant la section sur la recherche du site www.parkinson.ca.

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En avril, joignez-vous à nous en personne et en ligne : Vivez bien et informez-vous sur la maladie de Parkinson

Mme Elisabeth Schoep et sa jeune fille, Ella.
Mme Elisabeth Schoep et sa jeune fille, Ella.

Dans le cadre du Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson, Parkinson Canada propose diverses occasions d ‘apprentissage et des activités uniques de financement et de sensibilisation tant en ligne que dans les collectivités, à l ‘échelle du Canada. De nombreuses activités se dérouleront en avril alors que d ‘autres sont offertes tout au long de l ‘année. Inscrivez-vous maintenant aux activités qui vous intéressent, car les places sont parfois limitées, et notez-les à votre agenda. Pour obtenir un horaire complet des activités dans votre collectivité, consultez la carte interactive sur notre site Web.

La liste suivante n’est qu ‘un échantillon des nombreuses activités prévues au pays. Plusieurs d ‘entre elles nécessitent une inscription, car les places s ‘envolent parfois rapidement. À moins d ‘avis contraire, la majorité des activités et des inscriptions sont en anglais seulement.

Journée mondiale de la maladie de Parkinson – 200 ans à célébrer. Joignez-vous à nous en ligne pour un balado avec Sandie Jones, adjointe aux renseignements et à l ‘orientation, Parkinson Canada. Le 11 avril, de 12 h à 13 h (HAE). Connectez-vous gratuitement par téléphone ou ordinateur. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez notre réseau des connaissances ici.

Mind over Matter. Conférence éducative et de sensibilisation. Le samedi 1er avril, de 8 h 30 à 16 h 30 au Westin Nova Scotian, 1181 rue Hollis, Halifax (N.-É.). Pour vous inscrire en ligne, cliquez ici. Un tarif préférentiel est offert aux 100 premières personnes qui s ‘inscrivent. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la conférence, communiquez avec Ryan Underhill à ryan.underhill@parkinson.ca ou au 1 800 663-2468.

Parkinson ‘s Medication and You (Vous et la médication pour le Parkinson). Symposium bilingue ouvert à tous. Le mercredi 26 avril, de 11 h à 15 h 30, Centre de conférence Gelber, 5151 chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (Qc). Conférencière principale : Tejal Patel, BSc Pharm., Pharm. D. Paola Campana, physiothérapeute, présentera aussi un exposé sur l ‘exercice et la maladie de Parkinson. Pour obtenir de plus amples renseignements et vous inscrire, cliquez ici.

Espoir en fleur. Dans les grands et petits centres urbains de l ‘Ontario, des bénévoles vendront des tulipes, un signe traditionnel du printemps et symbole floral international de l ‘espoir pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Des pots de tulipes et des bouquets de fleurs coupées seront vendus à 10 $ l ‘unité dans des lieux publics. Pour la première fois, des tulipes seront en vente dans la région d ‘Ottawa, à la Place Minto, le 20 avril. Des tulipes sont également en vente en Saskatchewan. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le calendrier des activités offertes en avril en Saskatchewan.

Comedy Night for Parkinson ‘s. Parkinson Canada est fière de s ‘associer à Yuk Yuk’s pour une activité de financement à hurler de rire, le 8 avril (début à 18 h 30) aux théâtres Centrepointe, 101 promenade Centrepointe, Nepean (Ont.). En vedette : Don Kelly, Michelle Shaughnessy et Scott Faulconbridge (vedette principale). Une rencontre préspectacle avec encan silencieux commence à 18 h 30 dans l ‘atrium. Les humoristes montent sur scène à 20 h. Cliquez ici pour acheter vos billets à 40 $.

Parkinson ‘s disease and depression (Maladie de Parkinson et dépression). Présentation publique et discussion. Le 26 avril, de 18 h à 20 h au Jardin botanique de Toronto, 777, avenue Lawrence E., Toronto (Ont.). Avec la participation de M. Andy Barrie, conférencier invité, de Dr Mateusz Zurowski et de Janice Stober, travailleuse sociale. L ‘inscription est obligatoire. Communiquez avec Naseem Jamal à Naseem.jamal@parkinson.ca ou au 416 227-3377.

Let ‘s Talk Parkinson ‘s (Parlons de la maladie de Parkinson). Conférence à Winnipeg (Man.). Le samedi 8 avril, de 10 h 30 à 15 h, Hôtel et centre de conférences Viscount Gort, 1670 avenue Portage, Winnipeg (Man.). Avec la participation de Dr Douglas Hobson, conférencier principal, de Bonnie Hopps, entraîneuse (à propos du taï-chi et des gadgets), de spécialistes pour répondre aux questions et de Jeannine Carmen (à propos du yoga du rire). Un tarif préférentiel est offert jusqu ‘au 17 mars. Les inscriptions se terminent le 31 mars. Cliquez ici pour obtenir de plus amples renseignements et vous inscrire.

What You Need to Know About Living with Parkinson ‘s (Ce que vous devez savoir sur la maladie de Parkinson). Forum à Brandon (Man.). Le samedi 29 avril, de 13 h 30 à 16 h, Royal Oak Inn & Suites/Clarion, 3130 avenue Victoria, Brandon (Man.). Avec la participation de Dr Douglas Hobson, conférencier principal, et de Kelly Williams, RNBN GNC(c), tous deux de la clinique des troubles du mouvement du Centre Deer Lodge, à Winnipeg. Les billets sont vendus au prix unitaire de 15 $ et les inscriptions se terminent le 24 avril. Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici.

Knocking out Parkinson ‘s: How to add boxing as an exercise (Mettre k.o. la maladie de Parkinson : Comment ajouter la boxe à vos exercices). Le vendredi 28 avril, de 19 h à 21 h, Hôtel Ramada Plaza Regina, 1818 avenue Victoria, Regina (Sask.). Les billets sont vendus au prix unitaire de 25 $. Les inscriptions se terminent le 20 avril. Pour obtenir de plus amples renseignements et vous inscrire, écrivez à michelle.carlson@parkinson.ca ou téléphonez au 306 933-4481.

Conférence éducative Living Well. Le samedi 29 avril, de 9 h 30 à 15 h, Hôtel Ramada Plaza Regina, 1818 avenue Victoria, Regina (Sask.). Les billets sont vendus au prix unitaire de 65 $ et comprennent le déjeuner. Les inscriptions se terminent le 20 avril. Pour obtenir de plus amples renseignements et vous inscrire, écrivez à michelle.carlson@parkinson.ca ou téléphonez au 306 933-4481.

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La valeur de la recherche fondamentale : découverte de liens avec la maladie de Parkinson

Geoffrey Hesketh, biologiste cellulaire
Geoffrey Hesketh, biologiste cellulaire

L’avantage de la recherche fondamentale, c’est qu’il arrive parfois de faire une découverte qui répond à une question cruciale dans un domaine complètement nouveau ou différent, et ce, tout à fait par hasard.

C’est ce qui est arrivé à Geoffrey Hesketh. Biologiste cellulaire, Hesketh tentait de trouver comment les protéines se déplacent autour des cellules pour en atteindre la surface dans l’ordre nécessaire pour exécuter leurs tâches. Il se concentrait sur les protéines rétromères, un groupe de protéines qui travaillent ensemble pour amener les protéines de transport du point de départ jusqu’aux endroits où elles pourront envoyer et recevoir des signaux de communication.

D’autres chercheurs s’étaient déjà rendu compte que les formes endommagées d’une protéine de ce groupe – appelée VPS35 – provoquaient la maladie de Parkinson. Les travaux de M. Hesketh ont révélé que neuf autres gènes associés à la maladie de Parkinson font également partie du complexe rétromère. Cette découverte indique que ce groupe de protéines joue un rôle crucial dans le déclenchement de la maladie de Parkinson.

Selon une théorie, toute anomalie touchant les voies du complexe rétromère réduit le nombre de protéines qui arrivent aux bons endroits à la surface des cellules cérébrales. D’où la possibilité que les communications entre les cellules soient perturbées. Les cellules qui produisent de la dopamine – la substance chimique dans le cerveau qui régule les mouvements – seraient plus à risque d’être touchées par cette perturbation.

« Ou alors il se pourrait qu’après avoir perdu leurs connexions avec les cellules voisines, ces cellules (contenant des protéines rétromères endommagées) flétrissent et meurent.
Pour mettre au point des médicaments permettant de traiter la maladie de Parkinson, il est essentiel que nous sachions exactement ce qui ne va pas au niveau cellulaire », explique M. Hesketh.

Maintenant qu’il a réorienté son projet vers la maladie de Parkinson, Geoffrey Hesketh a recours à une technique appelée spectrométrie de masse pour détecter toutes les protéines du complexe rétromère. Il veut identifier toutes les protéines avec lesquelles elles communiquent, car elles pourraient également jouer un rôle dans la maladie de Parkinson. (Les gènes produisent des protéines pour effectuer des tâches.)

M. Hesketh a entamé la seconde année de sa bourse de recherche fondamentale de 100 000 $ offerte par le Programme de recherche de Parkinson Canada pour poursuivre ces travaux à l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum de l’Hôpital Mount Sinai.

Il est enthousiasmé par la découverte de connaissances moléculaires sur le « ciblage de la membrane » ou l’agglutination de l’alpha-synucléine (a-Syn), un gène indissociable de la maladie de Parkinson et soupçonné depuis longtemps de jouer un rôle dans la formation des corps de Lewy.

« Il serait précieux pour le milieu de la recherche sur la maladie de Parkinson de connaître le mécanisme précis de liaison à la membrane de l’a-Syn et cela pourrait mener à de nouveaux traitements », explique M. Hesketh.

Ses travaux ont également pour objectif de réaliser une « identification biologique » et une spectrométrie de masse de tous les gènes reconnus comme étant associés à la maladie de Parkinson – une cinquantaine à ce jour. Il collabore avec Dr Ted Fon et Heidi McBride, de l’Institut neurologique de Montréal, à l’Université McGill, qui ont également des liens avec Parkinson Canada (Dr Fon a été président de notre Comité consultatif scientifique). Avec eux, il tente de trouver comment divers gènes et leurs protéines influencent la qualité des mitochondries d’une cellule, qui constituent la source d’énergie de celle-ci.

Geoffrey Hesketh croit fermement que nous devons privilégier la recherche fondamentale et tirer profit de ses conséquences imprévues. « C’est la maladie de Parkinson qui m’a trouvé, et non l’inverse, raconte-t-il. J’explorais une piste par simple curiosité. Après quelques années, nous sommes tombés sur ce lien avec la maladie de Parkinson qui n’aurait probablement jamais été trouvé si ça n’avait été de cette curiosité. Cette découverte a fourni un nouveau cadre à mes travaux. »

Voilà qui montre bien que la recherche en science fondamentale approfondit nos connaissances, qu’elle peut ouvrir de nouvelles pistes d’exploration et mener à d’éventuelles applications cliniques.

« Avec mes travaux, je tente de caractériser les interactions des gènes associés à la maladie de Parkinson, afin de repérer les voies et les fonctions des cellules qui jouent un rôle essentiel dans le développement et l’évolution de la maladie de Parkinson. Cette recherche est très prometteuse pour la découverte de la cause fondamentale de la maladie de Parkinson et je crois qu’elle constitue notre meilleur atout pour trouver un remède. »

Vous pouvez visionner notre entrevue avec Geoffrey Hesketh. Vous pouvez également lire de plus amples renseignements sur les autres chercheurs financés par le Programme de recherche de Parkinson Canada dans notre site Web www.parkinson.ca.

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Prévenir la panne d’essence dans les cellules du cerveau

Dre Wei Yi
Dre Wei Yi

La plupart des cellules de notre corps contiennent des mitochondries, petits composants vitaux veillant à ce qu’une cellule obtienne de l’adénosine triphosphate (ATP), soit la molécule qui fournit l’énergie chimique essentielle aux fonctions biologiques. Lorsque les mitochondries sont endommagées, la cellule doit s’en débarrasser avant qu’elles ne la contaminent et provoquent sa mort.

« Il est vraiment important que ces mitochondries soient éliminées pour que la cellule puisse continuer à utiliser l’ATP », explique Wei Yi, boursière postdoctorale à l’Institut neurologique de Montréal (INM) de l’Université McGill. « La question est de tirer le maximum de cette ressource vitale. »

Wei Yi a récemment reçu une bourse de recherche fondamentale de 80 000 $ sur deux ans du Programme de recherche de Parkinson Canada. Les travaux de Wei Yi sont axés sur le sort que réservent les neurones transportant la dopamine, soit l’agent complexe qui codifie les signaux qui contrôlent les mouvements dans le cerveau, à ces mitochondries endommagées.

Elle s’est intéressée aux maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson pendant ses études de doctorat à l’Académie chinoise des sciences. « Je m’intéresse aussi au vieillissement de la population de la China, où un grand nombre de personnes sont susceptibles de souffrir de ces maladies. »

Comme les autres cellules, les neurones éliminent régulièrement toutes sortes de déchets, dont des mitochondries. Ce processus, appelé autophagie, est un sujet qu’on ne cesse d’approfondir dans de nombreux domaines de la médecine. Dans le cas des mitochondries endommagées, une enzyme appelée PINK1 cible et isole ces composants en vue de les éliminer. Cela dit, chez la moitié des patients souffrant de la maladie de Parkinson à un jeune âge, PINK1 est elle-même endommagée. L’enzyme ne peut donc plus gérer l’élimination des mitochondries.

« Lorsque cela se produit, PINK1 ne protège plus vraiment les cellules, explique la Dre Yi. Celles-ci sont donc à la merci de mauvaises mitochondries et elles mourront par manque d’énergie. »

Menée dans le but d’en apprendre davantage sur ce problème, sa recherche a permis de cerner une autre enzyme, appelée MPP, qui semble contrôler PINK1.

« En comprenant ce mécanisme, nous pouvons trouver les circuits qui pourraient l’enclencher de nouveau, explique-elle. Si nous parvenons à déterminer le lien qui existe entre PINK1 et MPP, nous aurons une nouvelle façon de traiter la maladie de Parkinson. »

Vous pouvez lire de plus amples renseignements sur les autres chercheurs récemment financés par le Programme de recherche de Parkinson Canada en consultant la section sur la recherche du site www.parkinson.ca.

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