Archive for September, 2009

Message de la rédaction

Voici le tout dernier numéro de L’Actualité Parkinson en ligne!

Au moment où la Société Parkinson Canada se prépare à faire un retour sur ses 45 années d’histoire (2010 marque en effet notre 45e anniversaire), nous avons décidé pour le présent numéro, de mettre l’accent sur les caractéristiques qui font de la Société Parkinson Canada un organisme qui vous appartient exclusivement.

Nous commençons par un bref aperçu du rôle de la Société Parkinson Canada, l’organisme national qui vient en aide aux Canadiens atteints de la maladie de Parkinson grâce à ses efforts dans quatre secteurs : soutien, éducation, recherche, défense des intérêts. Nous terminerons ce numéro avec un survol des progrès récents réalisés dans la recherche sur la maladie de Parkinson.

Nous vous présenterons aussi les témoignages d’une personne vivant avec la maladie de Parkinson et de deux personnes soignantes qui vous parleront de l’importance de l’aide et du soutien qu’elles reçoivent de la Société Parkinson Canada et de ses partenaires régionaux.

Nous vous présentons également un survol de notre programme national de recherche et nous faisons le point sur les réalisations de certains chercheurs que nous avons précédemment subventionnés ou que nous subventionnons maintenant.

Nous aborderons également les efforts déployés pour défendre vos intérêts et nous vous proposons des liens vers les plus récents énoncés de position de la Société Parkinson Canada qui sont affichés sur son site Web.

Vos commentaires, questions et suggestions d’articles sont toujours les bienvenus. Veuillez les transmettre à l’adresse editor@parkinson.ca

Nous espérons que ce numéro vous plaira.

 

Marjie Zacks
Rédactrice en chef

Société Parkinson Canada – Votre société

Le principal organisme canadien représentant les personnes vivant avec la maladie de Parkinson

Que vous soyez atteint de la maladie de Parkinson, ou que vous soyez un membre de la famille, un ami, un donateur ou un bénévole, vous avez contribué à faire de la Société Parkinson Canada le seul organisme national canadien au service de ceux qui sont atteints de cette maladie.

Au cours des 44 dernières années, des gens comme vous, partout au pays, ont créé douze sociétés partenaires régionales, 235 groupes de soutien et sections qui oeuvrent à l’amélioration des conditions de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson en offrant des services de soutien, d’éducation, de défense de leurs intérêts et de recherche.

Grâce au soutien et à l’appui financier de personnes comme vous, la Société Parkinson Canada et ses 12 partenaires régionaux proposent notamment des ateliers éducatifs, des conférences, un Centre national d’information et de référence 1-800, des documents d’information bilingues et des services de conseil. Nos initiatives de défense des intérêts contribuent à changer les politiques de tous les ordres de gouvernement et aident à cibler de nouveaux porte-parole pour représenter les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Depuis toujours nous subventionnons la recherche canadienne, ce qui fait de notre organisme le plus important bailleur de fonds privé de la recherche sur la maladie de Parkinson au pays. L’année dernière, le Programme national de recherche a investi 1,12 million de dollars dans le financement de projets pilotes novateurs, de bourses de recherche clinique et de bourses d’études supérieures destinées à de jeunes chercheurs talentueux afin que le Canada puisse continuer à s’assurer des services des meilleurs scientifiques pour l’étude de la maladie de Parkinson.

Nos initiatives complètent d’autres travaux effectués par divers organismes oeuvrant dans le domaine comme le Consortium sur la recherche sur la maladie de Parkinson, à Ottawa, le Pacific Parkinson’s Research Institute en Colombie-Britannique, le Brain Repair Centre à Halifax et la Michael J. Fox Foundation aux États-Unis.

Les fonds recueillis par la Société Parkinson Canada restent au Canada. En 2010, alors que nous allons bientôt célébrer notre 45e anniversaire, nous poursuivons la fière tradition établie de prestation de services de soutien, de défense des intérêts, d’éducation et de recherche au Canada.

Cette année, la Grande randonnée a permis de recueillir une somme record de 2,46 millions de dollars. Merci à tous les marcheurs, coureurs, joggers et à tous ceux qui se sont déplacés pour les soutenir. Vous pouvez être fiers du rôle que vous avez joué personnellement pour aider à améliorer les conditions de vie de personnes vivant avec la maladie de Parkinson et à leur préparer un avenir plus prometteur dans un monde qui sera demain exempt la maladie de Parkinson. Aller voir la nouvelle identité de la Grande randonnée pour 2010 à l’adresse http://www.granderandonnee.ca

Notre mission et notre vision

Mission
La Société Parkinson Canada est la voix des Canadiens atteints de la maladie de Parkinson. Notre but consiste à alléger leur fardeau et à trouver un remède par la défense des intérêts, l’éducation et des services de recherche et de soutien.

Vision
Une meilleure qualité de vie et un avenir plus prometteur pour les Canadiens atteints aujourd’hui. Un monde exempt de la maladie de Parkinson demain.

Valeurs

Primauté des personnes atteintes de la maladie de Parkinson

  • Les bénéficiaires de nos services constituent l’objectif principal dans toutes nos décisions.

Collaboration

  • Nous travaillons de concert pour réaliser notre mission et veiller à ce que chacun ait voix au chapitre.

Compassion

  • Nous menons nos activités d’une manière qui démontre de l’empathie et du respect à l’égard des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Créativité

  • Nous recherchons des moyens novateurs de réaliser notre mission.

Transparence

  • Nous menons nos activités d’une manière qui se prête à l’examen le plus rigoureux.

Habilitation

  • Nous habilitons les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson à agir afin de pouvoir vivre pleinement au sein de leurs collectivités en tant que participants dynamiques à toutes les activités que la vie peut offrir.

La Société Parkinson Canada met au point des énoncés de position

L’un des objectifs stratégiques que s’est fixés la Société Parkinson Canada est d’être reconnu comme porte-parole crédible et digne de confiance des Canadiens vivant avec la maladie de Parkinson.  En collaboration avec nos partenaires régionaux, nous avons ciblé quatre sujets prioritaires pour lesquels nous avons jugé nécessaire de préparer un énoncé de position, lesquels ont été approuvés par le conseil d’administration de la Société en juin 2009.

Lisez la suite

Votre argent mis à contribution pour la recherche

Le programme national de recherche de la Société Parkinson Canada se fait en collaboration avec nos 12 organismes régionaux. Le succès du programme national de recherche dépend des dons reçus, des organisations caritatives et d’autres organismes subventionnaires. La SPC ne reçoit aucun financement gouvernemental.

Nos buts

  • 75 % du financement est consacré à la recherche biomédicale, dans le but de trouver un remède à la maladie.
  • 25 % du financement sert aux recherches dans les secteurs des études cliniques, des services et systèmes de santé et des études de population.
  • Le volet socio-psychologique complète la recherche biomédicale et nous aide à mieux comprendre les problèmes liés à la qualité de vie auxquels sont confrontés les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et les soignants.

Secteurs prometteurs de la recherche

  • causes de la maladie de Parkinson
  • complications de la maladie de Parkinson
  • biomarqueurs
  • effets neuroprotecteurs
  • production de la dopamine
  • recherche psychosociale
  • cognition et démence

Sélection des projets

Tous ceux qui font la demande d’une bourse de recherche auprès du Programme national de recherche doivent suivre un processus d’examen par les pairs rigoureux supervisé par les plus grands chercheurs canadiens sur la maladie de Parkinson qui siègent au comité scientifique consultatif de la SPC. Seules les demandes qui obtiennent les plus hautes notes fondées sur l’excellence scientifique et la pertinence par rapport à la maladie de Parkinson auront droit au financement. Les subventions de recherche, les bourses de recherche postdoctorales et les bourses d’études supérieures sont octroyées dans le cadre d’un concours annuel.

  • Les subventions servent à financer les dépenses associées à l’exécution d’un projet.         
  • Les bourses postdoctorales servent à payer le salaire des chercheurs qui ont terminé leur formation au doctorat, soit médecins ou détenteurs d’un doctorat, et qui poursuivent une formation spécialisée sur la maladie de Parkinson.
  • Les bourses d’études supérieures servent à payer le salaire des étudiants qui font des études supérieures de niveau maîtrise ou doctorat, afin d’attirer de jeunes scientifiques prometteurs dans le domaine de la recherche sur la maladie de Parkinson au début de leur carrière de chercheur.

Pour de plus amples renseignements sur le Programme national de recherche de la SPC et les études qui sont actuellement financées, consulter :

Gagnants du concours cycle 2009-2011

Projets financés par le Programme national de recherche biomédicale

Projets financés par le Programme de recherche psychosociale

Chercheurs subventionnés par la SPC : où sont-ils maintenant?

La SPC est fière des nombreux succès affichés par les chercheurs qui ont fait partie de son programme de financement. Au cours des prochains mois, nous allons nous rappeler les projets que nous avons financés et les chercheurs que nous avons aidés et vous informerons de leur progrès. Voici un bref aperçu des nombreuses réussites de nos chercheurs.

Dr. Oleh HornykiewiczProfesseur Oleh Hornykiewicz
Professeur émérite, Université de Vienne (1995)
Professeur émérite, Université de Toronto (1992)
Le professeur Oleh Hornykiewicz, qui a reçu une subvention de fonctionnement de la SPC en 1982, est l’un des plus grands neuroscientifiques au monde; il a été l’un des premiers bénéficiaires de la prestigieuse Bourse de conférence Donald Calne. Il est surtout connu pour sa découverte de l’abaissement des taux de dopamine dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et les premières administrations de la lévodopa pour le traitement de la maladie.

Dr. David ParkProfesseur David Park
Vice-doyen, Recherche et Projets Spéciaux, Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa
Professeur, Département de médecine cellulaire et moléculaire de l’Université d’Ottawa
Scientifique chevronné à l’Institut de recherche en santé d’Ottawa
Depuis qu’il a reçu une subvention pour un projet pilote en 2003, David Park s’est imposé comme l’un des scientifiques les plus productifs dans la recherche sur la maladie de Parkinson au Canada. Au fil des ans, il a réussi, à partir des 270 000 dollars reçus en subventions, à amasser 1,67 million de dollars pour ses recherches. Il se consacre actuellement à l’étude du rôle de Pink1, un gène lié au Parkinson et dans la survie et la mort des cellules du cerveau.

Dr. Frédéric CalonProfesseur Frédéric Calon
Professeur adjoint à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval
Frédéric Calon a reçu une bourse de nouveau chercheur de la SPC en 2004, puis de nouveau en 2006, à titre de chercheur indépendant. Il est connu pour ses recherches novatrices sur de nouveaux traitements pour la maladie de Parkinson. Frédéric Calon et sa cochercheure Francesca Cicchetti, également de l’Université Laval, ont démontré récemment sur des modèles animaux qu’un régime riche en acides gras polyinsaturés oméga-3 avait un effet protecteur sur le cerveau et empêchait la maladie de Parkinson de se développer.

Dr. Ekaterina RogaevaProfesseure Ekaterina Rogaeva
Professeure agrégée, Division de la neurologie, Université de Toronto
Chercheure, Centre for Research in Neurodegenerative Diseases, Université de Toronto
En 2005, Mme Ekaterina Rogaeva a reçu une bourse de nouveau chercheur de la SPC pour effectuer une analyse génétique complète du gène LRRK2, un nouveau gène identifié comme responsable de la maladie de Parkinson. Elle est professeure agrégée et chercheuse indépendante à l’Université de Toronto, et se consacre à l’analyse des gènes impliqués dans les troubles du mouvement.

Dr. Karim Mukhida Dr Karim Mukhida
Neurochirurgien en formation, Université de Toronto
La SPC a accordé en 2006  une bourse de recherche fondamentale en transplantation neurale, au docteur Karim Mukhida, pour qu’il puisse travailler avec le Dr. Ivar Mendez de l’Université de Dalhousie, neurochirurgien et chercheur de renommée mondiale. Dr. Mukhida a trouvé un nouveau moyen possible de traiter la douleur neuropathique. En 2010, lauréat d’une bourse de recherche clinique, il s’installera à la Division de neurochirurgie du Toronto Western Hospital et à l’Université de  Toronto, sous la supervision du Dr Andres Lozano.

Dr. Pierre Blanchet

Dr Pierre Blanchet
Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal
Président, Comité des politiques de recherche de la Société Parkinson Canada
Ayant reçu une subvention en recherche clinique en 1993, le Dr Blanchet a travaillé avec un grand pharmacologue de réputation internationale, spécialisé en MP, Thomas Chase, établi au  NIH, Bethesda, Maryland. Le Dr Blanchet a déterminé pour la première fois le rôle précis du médicament amantadine, utilisé depuis plus de 40 ans pour soulager les premiers symptômes de la maladie de Parkinson. Ce composé ancien peu coûteux joue maintenant un tout nouveau rôle dans le traitement de la maladie de Parkinson. Le Dr Blanchet est maintenant président du Comité des politiques de recherche de la Société Parkinson Canada.

Nous sommes fiers de la contribution qu’apporte la Société Parkinson Canada afin de mieux comprendre la maladie de Parkinson. Le soutien que nous avons apporté aux chercheurs canadiens dans les premières années de leur carrière a permis d’établir une base solide d’activités de recherche prometteuses sur la maladie de Parkinson au Canada.

Monter au front pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson

James B.
Est de l’Ontario

James B. a reçu des précieux conseils du Centre national d’information et d’référence de la SPC.

James B. a reçu des précieux conseils du Centre national d’information et de référence de la SPC.

Lorsque nous avons acheté une propriété en décembre dernier, nous avons contracté un prêt hypothécaire pour lequel on nous a offert une assurance. À ma grande surprise, on m’a annoncé que ma demande d’assurance hypothécaire était refusée. La raison étant que je suis atteint de la maladie de Parkinson.

Comme j’ai travaillé dans le secteur de l’assurance et que je sais que nombre de décisions sont prises en fonction de l’espérance de vie, j’ai contesté l’hypothèse de la compagnie affirmant que la maladie de Parkinson diminuait mon espérance de vie. On m’a demandé une preuve à l’appui de mon médecin, j’ai donc demandé à mon neurologue de me fournir une lettre à cet égard.

Cependant, j’ai également appelé le Centre national d’information et de référence de la SPC. Je leur ai expliqué la situation et leur ai indiqué qu’à mon avis, le tout ressemblait à de la discrimination contre les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Au Centre, les personnes contactées étaient d’accord avec moi et ont convenu que nous devrions faire quelque chose pour remédier à la situation. Des responsables du centre ont envoyé une lettre à la compagnie d’assurances (voir ci-dessous) qui présentait notamment des recherches récentes confirmant que l’espérance de vie n’est pas nécessairement plus courte chez les personnes atteintes la maladie de Parkinson. Ils ont également envoyé à la compagnie d’assurances un exemplaire de la nouvelle fiche de renseignements sur la Progression de la maladie de Parkinson.

Plusieurs semaines ont passé, mais j’ai finalement reçu la bonne nouvelle que la compagnie avait changé sa décision et avait approuvé notre demande d’assurance hypothécaire. Je suis convaincu que le rôle de défenseur joué par la société Parkinson en mon nom a été un élément crucial du changement de direction de la part de la compagnie d’assurances.

Extrait de la lettre envoyée par la SPC en appui à la demande d’assurance hypothécaire

Au nom de la Société Parkinson Canada, région du Centre et du Nord de l’Ontario, je me permets de vous faire parvenir certains documents d’information sur la progression de la maladie de Parkinson (dont vous trouverez un exemplaire ci-joint).

La maladie de Parkinson est un trouble neurologique complexe. Certes, les symptômes s’aggravent avec le temps, mais il est difficile de prédire à l’avance si la progression de la maladie sera rapide ou lente chez une personne donnée. Selon l’âge à l’apparition de la maladie, l’état de santé général et la gestion des symptômes, une personne souffrant de la maladie de Parkinson peut avoir une vie très active. Dans la plupart des cas, la vie de la personne n’est pas plus courte.

Les résultats d’études publiés récemment, soit le 9 mars 2009, concluent que le taux de survie chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson est le même que pour la population générale. Vous trouverez plus de renseignements à ce sujet à l’adresse  www.pdf.org/en/science_news.

Groupe de soutien : pour apprendre et partager ses expériences

Hazel Berkan
Regina (Saskatchewan)

Hazel & Floyn Berkan

Hazel & Floyd Berkan

La coordonnatrice Else Manz, qui était notre voisine,  nous avait fortement encouragés, mon mari Floyd et moi-même, à nous joindre au groupe de soutien de Regina.

Nous sommes membres du  groupe depuis deux ans et nous avons constaté que les réunions mensuelles sont très utiles. Nous apprécions le fait qu’il y a des conférenciers invités, dont des neurologues, auxquels nous pouvons poser des questions et obtenir des réponses sur des sujets qui nous intéressent, notamment le régime alimentaire ou les aliments qui interagissent avec les médicaments prescrits pour la maladie de Parkinson.

La Société Parkinson m’a permis de mieux comprendre la maladie et d’obtenir de l’aide. Même les relations avec mon médecin en ont été changées, car pendant les réunions les gens parlent de leur expérience et on apprend ainsi beaucoup sur les sujets qu’il serait bon d’aborder avec son médecin et quelles questions on doit lui poser.

Mon mari suit le programme d’exercice pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. En tant que soignante, je dois également y participer. Le physiothérapeute change la routine toutes les semaines, nous avons donc un véritable entraînement. Le programme d’exercice est une activité que mon mari et moi pouvons faire ensemble et dont nous profitons tous les deux.

 

Betty Lou Earl
Regina (Saskatchewan)

La soignante Betty Lou Earl avec sa mère Cecilia, est reconnaissante du soutien continu de la Société Parkinson de la Saskatchewan..

La soignante Betty Lou Earl avec sa mère Cecilia, est reconnaissante du soutien continu de la Société Parkinson de la Saskatchewan.

Lorsque le médecin a diagnostiqué la maladie de Parkinson chez ma mère, il y a dix ans, elle était alors autonome et fonctionnelle. Mais au fur et à mesure de la progression de la maladie, je constatais que je ne savais pas comment l’aider, j’ai donc ouvert le répertoire téléphonique pour voir s’il n’y avait pas de groupe de soutien qui pourrait m’aider. C’était il y a environ cinq ans.

La raison principale qui m’a poussée à me joindre à un groupe de soutien est l’information. On apprend comment se débrouiller avec la maladie et comment, en tant que personne soignante,  aider le plus possible la personne atteinte. Aujourd’hui, j’en sais beaucoup plus sur la maladie de Parkinson.

Actuellement, la gorge de ma mère et sa déglutition commencent à être affectées, mais j’ai appris que c’est la maladie de Parkinson qui en est à la cause et je suis capable d’en parler avec elle et de l’aider. De plus, ma mère est dans un foyer maintenant et, lorsqu’elle a des problèmes, je peux en parler au personnel et parfois leur donner de l’information.

Mais l’information et l’éducation ne sont qu’une partie de ce qu’apporte un groupe de soutien. Le groupe de soutien est devenu un élément majeur de ma vie, car tous les gens présents comprennent ce que je vis et je comprends ce qu’ils vivent également. Cette connexion en soi est très réconfortante.

De l’aide au bout du fil, d’un clic ou par courriel

Centre national d’information et de référence

Depuis que la Société Parkinson Canada a créé le Centre national d’information et de référence – 1-800-565-3000 – en 2001, plus de 12 000 personnes ont obtenu de l’aide, l’information la plus récente sur la maladie de Parkinson, les traitements, la gestion des soins et les résultats des dernières études.

De plus, le site Web bilingue de la Société Parkinson Canada, www.parkinson.ca, accueille tous les ans des milliers de visiteurs qui viennent y chercher des renseignements, de l’aide et de la documentation pour défendre leurs intérêts et qui utilisent le site comme passerelle vers leur société Parkinson régionale, où ils peuvent obtenir des services et un soutien constant. La popularité du site Web ne cesse de croître et nous y ajoutons régulièrement des ressources éducatives.

Non seulement la maladie de Parkinson touche-t-elle plus de 100 000 Canadiens qui en sont atteints, mais elle touche leurs amis, les membres de leur famille, le personnel de soutien, les professionnels de la santé et la collectivité en général. Chacun de ces groupes a besoin d’information précise et adaptée sur la maladie de Parkinson, son traitement, la gestion des soins et les résultats des études les plus récentes. Le Centre national d’information et de référence s’assure que ces renseignements essentiels sont mis à la disposition des gens qui en ont besoin par contact direct par téléphone ou courriel, ou par le biais du site Web.

Le Centre national d’information et de référence permet aux personnes vivant avec la maladie de Parkinson de renforcer leur autonomie en leur permettant de se renseigner sur la maladie. Comme le décrivait un appelant, diagnostiqué à 53 ans : « Le fait d’être informé m’a donné un sens de contrôle à un moment où tout semblait hors de contrôle ».

Depuis sa création en 2001, les clients ont changé la manière dont ils interagissent avec le Centre : les demandes par courriel ont augmenté de 400 % entre 2005 et 2008, et la majorité des gens qui communiquent avec nous ont entendu parler du Centre dans le site Web de la SPC. Afin de s’adapter à ces changements, la SPC a remanié son site Web national en 2008, ce qui a entraîné une augmentation de 100 % des visites en 2009. Au cours des huit derniers mois, la Section soutien et éducation a enregistré plus de 7 000 requêtes : les visiteurs téléchargent des dépliants, des brochures, regardent nos webinaires et transmettent des demandes à la boîte aux lettres électronique générale. Les visiteurs utilisent également le site national comme passerelle pour trouver des services et des programmes de soutien dans leur collectivité. Au cours des huit derniers mois, plus de 27 000 visiteurs ont ainsi eu accès à leur Société Parkinson régionale.

Yvon Trepanier

Yvon Trépanier, président du Comité national d’intervention

Défense des droits

Depuis 1965, la Société Parkinson Canada a été la voix des Canadiens atteints de la maladie de Parkinson, oeuvrant pour apporter des changements aux politiques et décisions gouvernementales qui ont une incidence sur la vie des personnes atteintes la maladie de Parkinson et leur famille. Tant au niveau fédéral, provincial que municipal, nous travaillons afin que vous ayez l’occasion de vous exprimer et que chacun d’entre vous soit entendu.

Fidèle à notre promesse de représenter les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, nous avons introduit au Canada en 2003 la déclaration mondiale de l’OMS sur la maladie de Parkinson. Cette charte des droits des personnes atteintes de la maladie de Parkinson demande aux gouvernements de reconnaître que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont le droit :

  • d’être dirigées vers un médecin qui s’intéresse de près à la maladie de Parkinson;
  • de recevoir un diagnostic exact;
  • d’avoir accès à des services de soutien;
  • de recevoir des soins soutenus;
  • de participer au traitement de leur maladie.

Cette charte des droits des personnes atteintes de la maladie de Parkinson a été signée par un grand nombre de députés et des centaines de membres de la collectivité vivant avec la maladie de Parkinson. Ses principes sont intégrés à nos programmes de soutien nationaux.

Depuis longtemps déjà, nous parlons au nom des quelque 100 000 Canadiens vivant avec la maladie de Parkinson. Pour les représenter, nous sous sommes maintes fois rendus à Ottawa pour insister sur la nécessité de changer la loi et les politiques qui ont une incidence sur la vie quotidienne des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Nous avons ciblé nombre de questions stratégiques clés. Nous nous sommes également battus pour que le Canada adopte une loi sur les cellules souches et exerçons actuellement des pressions sur le gouvernement fédéral pour qu’il crée une loi nous protégeant contre la discrimination génétique.

Grâce aux efforts de défense des intérêts que nous déployons à l’échelle nationale et à notre stratégie nationale de communication, nous entretenons une collaboration constante avec nos organismes régionaux afin d’étendre notre portée et notre influence, d’élargir nos réseaux et de continuer à jouer un rôle de premier plan au pays.

Nous avons joué un rôle crucial dans le lancement d’Organismes caritatifs neurologiques du Canada (OCNC). Nous constatons avec enthousiasme que grâce à tous nos efforts déployés pour défendre les intérêts des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et à notre investissement dans OCNC nous pouvons continuer à attirer l’attention du gouvernement.

La Grande randonnée en faveur de la maladie de Parkinson récolte la somme record de 2,46 millions de dollars

Cette année, la Grande randonnée Parkinson a permis de recueillir un montant record de 2,46 millions de dollars. Lauren Collins, la vedette de la série Degrassi : The Next Generation, a dévoilé la nouvelle image de la Grande randonnée 2010 à Toronto. Elle a marché pour son père qui est atteint de la maladie depuis plus de 20 ans.

« Je veux que mon père sache que je le soutiens dans sa lutte quotidienne. C’est mon héros et je l’appuie sans réserve », a expliqué la jeune actrice de 23 ans. Le père de Lauren, Stan Collins, a éprouvé les premiers symptômes de la maladie de Parkinson juste après la naissance de sa fille. « Je n’ai pas connu l’époque où mon père n’avait pas à lutter contre cette maladie débilitante. Chaque jour, il doit affronter un nouveau défi : l’équilibre, la marche, la parole. Je veux l’aider de toutes les façons possibles », a-t-elle déclaré.

Treize mille marcheurs d’un bout à l’autre du pays ont aidé la Société Parkinson Canada à recueillir des fonds pour offrir des services d’éducation, de soutien, de recherche et de défense des intérêts aux 100 000 Canadiens atteints de la maladie.

“Il s’agit de la plus importante participation à ce jour, s’est exclamé Paul McNair, codirecteur national de la Grande randonnée. Nous sommes très heureux de lancer notre nouvelle image, qui soulignera le 20e anniversaire de l’événement l’an prochain.”

Bill Coulter, à gauche, de Global Television, prend la tête du plus grand nombre de participants à la Grande randonnée Parkinson de Toronto, en compagnie de la vedette Lauren  Collins (à droite) sous un soleil radieux.

Bill Coulter, à gauche, de Global Television, prend la tête du plus grand nombre de participants à la Grande randonnée Parkinson de Toronto, en compagnie de la vedette Lauren Collins (à droite) sous un soleil radieux.

Galerie de photo>>


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
September 2009
M T W T F S S
« Jun   Dec »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Follow

Get every new post delivered to your Inbox.