Mot de la rédactrice en chef

Soyez actif. Restez informé. Voilà les messages clés de la nouvelle documentation préparée par la Société Parkinson Canada pour le Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson, en avril. Pour l’occasion, nous mettons l’accent sur les nombreux bienfaits de l’activité physique sur les personnes atteintes de la maladie.

Dans le présent numéro de L’Actualité Parkinson, vous pouvez lire comment une personne atteinte de la maladie a réussi à intégrer l’exercice à son quotidien. Vous découvrirez quels sont les éléments qui aident à élaborer un bon programme d’activité physique pour les personnes atteintes de la maladie. Vous pouvez télécharger une copie de la nouvelle fiche de conseils sur l’activité physique et la maladie de Parkinson élaborée par la Société Parkinson Canada et l’Association canadienne de physiothérapie.

Vous trouverez également des renseignements sur la brochure A Guide to the Non-Motor Symptoms of Parkinson’s Disease, une nouvelle brochure destinée à aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à reconnaître les symptômes non moteurs et à se familiariser avec des stratégies pour les gérer.

Nous proposons quelques-uns des articles que nous avons récemment soumis à d’autres publications :

Nous faisons également le point sur les activités de défense des intérêts non seulement dans le cadre du Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson, mais également dans le cadre du Mois national de la sensibilisation à la santé du cerveau, en mars.

Nous vous invitons à participer au webinaire sur les problèmes cognitifs et la maladie de Parkinson, qui met en vedette l’un de nos chercheurs, le Pr Oury Monchi. Nous vous invitons également à jeter un coup d’œil à la dernière édition de Points saillants sur la recherche (2011-2013).

De nombreuses activités éducatives et récréatives stimulantes auront lieu durant tout le mois d’avril, partout au Canada, certaines le 11 avril, dans le cadre de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson. Consultez le site Web www.parkinson.ca pour découvrir ce qui se passe dans le Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson. Vous pouvez également communiquer avec la Société Parkinson de votre région pour obtenir de la documentation sur l’activité physique et l’exercice.

Il est maintenant possible de s’inscrire en ligne à la Grande randonnée Parkinson. Consultez le site Web granderandonneeparkinson.ca pour trouver la randonnée la plus près de chez vous, et inscrivez-vous dès maintenant.

Nous voulons savoir ce que vous pensez du bulletin d’information et des articles. Veuillez laisser un mot dans la section des commentaires. Vous nous aiderez ainsi à améliorer cette publication. N’oubliez pas de donner le lien à une personne que vous connaissez afin qu’elle puisse aussi en profiter.

Marjie Zacks
Rédactrice en chef

Témoignages : Rester actif

Carole Hartzman

Cinq matins par semaine, Carole Hartzman et sa partenaire d’exercice font une promenade de 50 minutes au bord de l’eau. Deux fois par semaine, Carole participe à un cours de conditionnement physique pour personnes âgées.

Âgée de 70 ans, Carole a toujours été active physiquement, mais après avoir reçu un diagnostic de maladie de Parkinson en novembre 2003 et avoir été évaluée à la Maritime Parkinson Physiotherapy Clinic de Halifax, elle a intensifié son programme d’exercice, et acheté un exerciseur elliptique et un appareil de gymnastique pour s’entraîner à la maison.

« J’essaie de faire trois activités par jour : une marche, un cours d’exercice et une séance d’exerciseur elliptique. Ou alors, des séances sur les deux appareils plus une vidéo d’entraînement. Je fais tout ce qui me vient à l’idée », explique Carole.

Les bienfaits sont immédiats et divers. « Il faut bouger. En gardant le corps ferme et en le renforçant, je réussis à me lever de mon fauteuil. Plus le corps est fort, plus tout le reste est facile. »

Carole a maintenant parfois de la difficulté à amorcer des mouvements. « Je fige sur place. Je dois donc réfléchir à la façon dont je vais arriver à bouger de nouveau. Si je veux me déplacer de la cuisinière au réfrigérateur, je dois me dire que je dois fixer un point plus près du réfrigérateur, lever mon pied gauche et commencer à le faire bouger. Une fois cet état d’immobilisation passé, je bouge, mais je dois franchir mentalement les étapes les unes après les autres. »

Sachant que la clinique évaluera sa mobilité, sa souplesse et son équilibre tous les six mois, Carole dit : « Je veux une note élevée, alors je fais de mon mieux pour obtenir de bons résultats avec ces exercices. Cette évaluation me motive. »

Elle attribue au regretté Dr George Turnbull, un co-fondateur de la clinique, le mérite de l’avoir mise sur la bonne voie. « Il a insisté sur l’importance de faire de l’exercice et de choisir des activités motivantes, car si vous n’êtes pas motivé, vous cesserez de les faire », précise-t-elle.

Carole aime danser. Elle a suivi des séances de thérapie vocale et des cours de chant, a appris le tai-chi, et prévoit intégrer ses tout nouveaux bâtons de marche nordique à ses randonnées matinales.

Après avoir beaucoup voyagé avec son mari, Carole a récemment fait une excursion d’une fin de semaine à New York, seule, et a demandé un fauteuil roulant à l’aéroport. « Je voulais voir l’effet que ça faisait. Ça a été une expérience intéressante, parce que je pensais me sentir fragilisée, mais ça m’a donné la possibilité et la liberté de voyager seule », confie-t-elle.

Pour Carole, le but de l’exercice est de lui permettre de « rester mobile jusqu’à la fin de mes jours afin de pouvoir continuer à profiter du monde extérieur. »

Lisez d’autres témoignages sur le site Web de la Société Parkinson Canada.

Gestion des symptômes de la maladie de Parkinson à l’aide de l’exercice

Janet Millar

Vous combattez la maladie de Parkinson? Défendez-vous en faisant de l’exercice. Ce message peut être dégagé d’une quantité croissante d’études qui montrent que les personnes atteintes de la maladie qui font de l’exercice s’en sortent mieux à long terme que les personnes inactives.

« L’exercice n’est pas seulement bénéfique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, il est essentiel », affirme Janet Millar, directrice des services cliniques et physiothérapeute à la Maritime Parkinson Physiotherapy Clinic de Halifax. « Dans notre clinique, nous expliquons aux gens que l’exercice est aussi important que les médicaments. Nous le disons parce que les études récentes laissent croire que l’exercice peut diminuer les symptômes de la maladie de Parkinson. »

Les symptômes habituels comprennent la lenteur et la raideur, la perte d’équilibre, la rigidité musculaire et la posture voûtée. « À un certain point, il devient impossible de maîtriser ces problèmes si les personnes atteintes de Parkinson ne restent pas en bonne condition physique », ajoute Janet Millar.

Constatant que presque tous les types de mouvements physiques peuvent être bénéfiques s’ils sont effectués correctement, Mme Millar recommande ce qui suit à ses clients atteints de la maladie de Parkinson :

Faites de l’exercice régulièrement, c’est-à-dire tous les jours. Faites-en une gageure. « D’après les études, ces critères sont les deux moyens de ralentir la maladie de Parkinson. »

Mettez l’accent sur cinq éléments clés : endurance, souplesse, équilibre, posture, force. « La marche est l’une des activités les plus bénéfiques. Elle agit sur plusieurs de ces cinq éléments, et permet de porter une attention à la longueur des pas, à la démarche et au balancement des bras, tous des aspects touchés par la maladie de Parkinson.

Mettez l’accent sur le groupe musculaire anti-gravité. « Ce sont les muscles qui vous permettent de vous tenir droit ou de vous grandir. »  Muscles lombaires, muscles extenseurs des genoux, triceps – les muscles de la face postérieure du coude qui permettent d’étendre les bras vers le haut, sur le côté et derrière le dos – fixateurs des omoplates. L’exercice de ces muscles aide à combattre la posture voûtée typique chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Faites de l’exercice une habitude de vie. « Chaque personne peut faire quelque chose, tant la personne capable de s’entraîner au centre de conditionnement physique que celle qui est confinée au lit, et qui a besoin d’une aide et d’une intervention supplémentaires.

Devenez actif et reste-le. Les personnes qui aiment faire de  l’exercice en groupe peuvent s’informer dans les centres de loisirs communautaires. Si les centres n’offrent pas de cours, elles peuvent trouver quelque chose à faire seules ou avec un partenaire. « Il faut trouver des activités physiques que la personne aime ou aimera faire, ou au moins qu’elle tolérera. Je crois que c’est le secret de la persévérance », avance Janet Millar. 

La SPC crée un nouveau document sur l’activité physique et la maladie de Parkinson

La Société Parkinson Canada, en partenariat avec l’Association canadienne de physiothérapie, a créé la nouvelle fiche de conseils Activité physique et maladie de Parkinson, qui explique pourquoi les activités aérobiques, de renforcement, de souplesse et d’équilibre sont importantes pour les personnes atteintes, et présente des exemples d’activités pour chaque catégorie. La fiche comprend également un tableau pratique pour vous aider à poursuivre votre programme d’activité physique.

Pour de plus amples renseignements sur l’activité physique et l’exercice, plus >>

Webinaire du 17 avril sur les troubles cognitifs et la maladie de Parkinson

Dr Oury Monchi

La Société Parkinson Canada présente le mardi 17 avril 2012 à 13 h HAE un webinaire gratuit d’une durée d’une heure sur les troubles cognitifs et la maladie de Parkinson.

Ces dernières années, des études ont révélé que les changements cognitifs, comme la démence, la dépression et les symptômes psychiatriques, faisaient partie de la progression de la maladie de Parkinson. Ce webinaire offre aux personnes atteintes de la maladie et aux professionnels de la santé la possibilité de reconnaître les changements cognitifs et de les gérer.

Le présentateur, le Pr Oury Monchi, est professeur agrégé au Département de radiologie de l’Université de Montréal. Il dirige également le Laboratoire Parkinson, cognition, action et neuroimagerie (PCAN) au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Ses travaux de recherche portent particulièrement sur l’apparition précoce de la démence chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et les liens avec la démence associée à d’autres maladies neurodégénératives.

Pour participer à ce webinaire en direct, vous devez vous inscrire en ligne à l’avance à l’adresse suivante : www.parkinson.ca/webinaire.

Ce webinaire est rendu possible grâce à une subvention pour l’application des connaissances des Instituts de recherche en santé du Canada.