Contribuez à l’amélioration de l’accès à un nouveau médicament antiparkinsonien.

04_Neupro-article-imageRecevez vous du NEUPROMD dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson? Dans ce cas, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

La Société Parkinson Canada cherche à mieux faire valoir auprès de l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) que les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson doivent avoir accès au nouveau médicament antiparkinsonien NEUPROMD.

Nous interrogerons des membres de votre collectivité sur leurs expériences liées à l’utilisation de ce traitement. Que vous soyez une personne qui est directement touchée par la maladie de Parkinson et qui reçoit du NEUPROMD ou un dispensateur de soins à de tels patients, il est crucial que vous participiez à nos efforts en vue d’améliorer l’accès à ce traitement.

Le timbre transdermique NEUPROMD est un agoniste dopaminergique utilisée pour traiter la maladie de Parkinson et le syndrome des jambes sans repos. Il agit en assurant un apport continu de médicament antiparkinsonien par voie sous cutanée sur une période de 24 heures grâce à l’application du timbre une fois par jour, ce qui réduit la nécessité d’administrer des doses multiples dans la journée.

Si vous souhaitez faire part de vos expériences en ce qui concerne le NEUPROMD, veuillez communiquer avec nous à l’adresse : advocacy@parkinson.ca et indiquer votre nom, votre adresse courriel et un numéro de téléphone où nous pourrons vous joindre. Nous communiquerons ensuite avec vous afin de fixer un moment qui vous conviendra pour un entretien. Ces discussions confidentielles devraient prendre de 10 à 20 minutes environ.

La Société Parkinson Canada remercie tous les membres de votre collectivité d’avoir donné leur avis sur l’utilisation de NEUPROMD. Les résultats de notre présentation à l’ACMTS vous seront communiqués dans un avenir proche.

Politique de respect de la vie privée : Pour garantir la protection des renseignements personnels et de la confidentialité, vos réponses resteront anonymes. Il est important de noter que des citations choisies peuvent être utilisées sans qu’il soit fait mention du nom de l’auteur.

Message de la rédaction

Marina Joseph, Editor
Marina Joseph, Directrice

Avril est le Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson et en cette année du 50e  anniversaire, plus que jamais, nous sommes déterminés à mettre la maladie de Parkinson sur la carte. Tandis que la quête mondiale pour une cure se poursuit, près de chez eux, les représentants de la Société Parkinson Canada se réuniront avec des décideurs clés à Ottawa pour présenter les grandes priorités de la communauté Parkinson au gouvernement fédéral. Et les Ambassadeurs Parkinson bénévoles se mobiliseront d’un océan à l’autre pour faire progresser les dossiers clés qui comptent pour eux et leurs familles.

Le numéro du Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson explique comment le Programme national de recherche contribue au développement des chercheurs s’intéressant au Parkinson.  Apprenez comment Jean-François Trempe explore des terrains nouveaux en quête de traitements potentiels pour la maladie de Parkinson grâce au soutien du programme national de recherche. Vous voudrez également connaître la chercheuse en neurosciences Jessica Grahn et ce qu’elle fait avec la musique pour aider les gens atteints de Parkinson à améliorer leur foulée et marcher plus rapidement.

Nous partageons les témoignages des médecins de famille, spécialistes et autres professionnels de la santé qui ont font appel à la SPC pour suivre une formation accréditée dans le cadre de notre premier module d’apprentissage en ligne, qui se fonde sur les Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson.

Et nous sommes heureux d’annoncer que le gouvernement vient d’ajouter la maladie de Parkinson au Système national de surveillance des maladies chroniques (SNSMC), une base de données permanente qui donnera aux chercheurs, médecins et décideurs accès à une grande diversité de données de fond sur le Parkinson.

Ces progrès en matière d’éducation, de défense des intérêts et de recherche ne seraient pas possibles sans le dévouement de milliers d’artisans, notamment ceux qui participent à la Grande Randonnée Parkinson, qui est lancée aujourd’hui. C’est en partie grâce à l’esprit communautaire de tout le pays que cet événement national fête cette année son 25 e  anniversaire.

En cette année d’anniversaire, nous saluons tous ceux qui continuent à réaliser notre vision d’une vie et d’un avenir meilleurs pour les Canadiens et Canadiennes vivant aujourd’hui avec le Parkinson et d’un monde débarrassé de la maladie demain. Nous sommes heureux de pouvoir vivre cette aventure avec vous.

Un destin de chercheur

Dr. Jean-François Trempe and his wife Véronique Sauvé in earlier days in Oxford. Both were lead authors on a significant paper on Parkinson’s disease research, published in Science in 2013.
Jean-François Trempe et son épouse Véronique Sauvé lors de leur séjour antérieur à Oxford. Ils ont été les principaux auteurs d’un article important sur la recherche sur la maladie de Parkinson, publié dans la revue Science en 2013.

Pour Jean-François Trempe (Ph. D.), le développement d’une carrière de chercheur est une passion de toute une vie et une affaire de famille. Grâce aux fonds du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, ce chercheur de 37 ans et son épouse Véronique Sauvé ont été les principaux auteurs d’un important article portant sir la maladie de Parkinson publié dans la revue Science en 2013.

Ces deux chercheurs de l’Université McGill, en collaboration avec les équipes dirigées par Dr Edward (Ted) Fon et Dr Kalle Gehring, ont entrouvert une nouvelle porte susceptible de mener à la mise au point de médicaments capables de ralentir la progression de la maladie de Parkinson. L’article décrit la structure tridimensionnelle de la protéine parkine. Le gène muté de la parkine provoque une forme héréditaire rare de la maladie de Parkinson et pourrait également être en cause dans les formes plus courantes de la maladie de Parkinson. La parkine protège les neurones de la mort cellulaire résultant de l’accumulation d’anomalies mitochondriales. Les mitochondries sont les piles des cellules et fournissent l’énergie aux fonctions cellulaires. Cette percée sur la structure de la parkine a permis aux scientifiques de concevoir des mutations qui la rendent plus apte à reconnaître les mitochondries endommagées et éventuellement à offrir une meilleure protection aux cellules nerveuses.

Durant ses travaux sur la structure de la parkine, le chercheur Trempe faisait son postdoctorat grâce aux fonds du Programme national de recherche de la SPC. « Tout comme une image vaut mille mots, une structure équivaut à un millier d’expériences, ditil en expliquant de l’importance de la structure de la parkine découverte. »

Dr Edward Fon, président du Conseil consultatif scientifique de la SPC et directeur du Programme Parkinson de l’Université McGill, a rencontré pour la première fois le chercheur Trempe quand il travaillait dans le laboratoire du Kalle Gehring. « Ce qui m’a frappé c’est comment Jean-François s’est manifesté et a assumé la responsabilité de ce projet de collaboration sur la parkine, dit-il. Ce qui est particulier également c’est qu’il va au-delà de son domaine de la biologie structurelle, en intégrant d’autres dimensions comme la biologie cellulaire, pour compléter sa formation et exploiter ces deux domaines afin de dégager de nouveaux axes de recherche. »

L’article publié dans la revue Science a marqué un tournant dans la carrière de ce jeune chercheur prometteur tout en rendant compte de l’une des plus importantes découvertes à se faire dans un projet financé par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada. M. Trempe a été invité récemment à présenter ses travaux à des chercheurs s’intéressant au Parkinson et à des concepteurs de médicaments lors de conférences internationales. « Il s’agissait d’une occasion en or pour échanger des idées et discuter de notre travail avec d’autres chercheurs du domaine de la maladie de Parkinson. »

Et l’an dernier, M. Trempe a mis sur pied son propre laboratoire à l’Université McGill, où travaillent deux étudiants diplômés, un boursier postdoctoral et un technicien. Des étudiants de premier cycle travaillent et étudient également au laboratoire dans le cadre de leur formation. M. Trempe a reçu une bourse de nouveau chercheur de 90 000 dollars sur deux ans, dans le cadre du Programme national de recherche de la SPC. Ce soutien lui permettra d’embaucher un stagiaire postdoctoral dans son laboratoire.

L’équipe du chercheur Trempe étudie actuellement la structure et la forme de PINK1, une protéine qui joue un rôle essentiel dans la maladie de Parkinson familiale. Environ 10 pour cent des personnes atteintes de Parkinson ont une forme génétique de la maladie. L’élucidation de la forme de cette protéine pourrait faciliter la mise au point d’un médicament pour réparer la protéine lésée, afin qu’elle puisse assurer sa fonction protectrice des neurones.

« La PINK1 active la parkine, explique M. Trempe. Lorsque nous connaîtrons la structure de PINK1, j’aimerais tirer parti de nos travaux sur PINK1 et la parkine pour mettre au point des médicaments. »

Quel parcours conduit un jeune chercheur à des découvertes révolutionnaires? M. Trempe raconte s’être intéressé tout jeune à la science, puis il a effectué des études de premier cycle et supérieures en biochimie. De 2002 à 2007, il a étudié à Oxford, au Royaume-Uni, sous la direction des chercheurs de renom Jane Endicott et Iain Campbell – pionniers de l’utilisation de la RMN (résonance magnétique nucléaire) pour déterminer la structure des protéines.

« C’était un endroit inspirant et très collégial pour étudier et travailler, dit M. Trempe, et tout le monde se partageait l’information.

Il a retrouvé le même esprit de collaboration, à son retour au Canada, avec les chercheurs Dr Gehring et Dr Fon de McGill. « Ils sont tous deux très ouverts à la collaboration et cherchent à élargir notre connaissance du Parkinson et à aider les patients », a déclaré M. Trempe. À son tour, Dr Fon trouve que M. Trempe voue une véritable passion pour la science. « Il veut trouver comment les choses fonctionnent, cela le fascine profondément. »

Pourquoi faire de la recherche sur le Parkinson? « La maladie constitue encore un mystère pour la médecine. Nous ne savons toujours pas pourquoi certaines personnes en sont atteintes. Nous en ignorons toujours la cause ou les causes. Je suis curieux de trouver réponse à ces questions. Sans oublier le fardeau énorme et croissant qu’impose la maladie aux personnes vivant avec elle et l’enjeu de santé urgent pour la société », dit M. Trempe.

Depuis qu’il a commencé ses recherches sur la maladie de Parkinson, M. Trempe a rencontré plusieurs personnes vivant avec la maladie, par l’intermédiaire du chercheur Fon, qui parle régulièrement des cas qu’il connaît, ainsi qu’aux activités organisées par la Société Parkinson Canada. « Écouter les patients me permet de confronter la réalité et m’incite à travailler plus fort. Je me rends compte de l’impact que ma recherche pourrait avoir », dit M. Trempe.

Sa collaboration avec D r Fon l’aide également à constater que tous les patients sont différents et que la maladie se présente sous un large spectre avec, sembletil, différents sous-types et catégories. « Il nous faut davantage de données sur les patients, une tâche difficile à accomplir avec des ressources limitées. »

En plus d’être une école de rigueur scientifique, ma collaboration avec Ted Fon m’a enseigné l’importance de bien savoir communiquer. « Il ne suffit pas d’acquérir les connaissances, il faut savoir les partager à autrui dans des articles et des exposés de qualité », dit M. Trempe.

La démarche de financement exige aujourd’hui autant de rigueur scientifique que d’aptitudes à communiquer. « En plus de devoir publier dans de grands journaux et rédiger des demandes de financement, il faut expliquer l’impact de notre recherche, comme assise pour de nouveaux travaux et en vue de l’objectif ultime consistant à mettre au point de meilleurs traitements et une cure. »

Tout revient à se bâtir une réputation d’excellence. M. Trempe constate que les fonds reçus antérieurement du Programme national de recherche de la SPC l’ont aidé en ce sens. Le fait d’élucider la structure de la parkine a facilité sa recherche d’aide financière et la poursuite de sa quête de dévoiler les mystères de la maladie de Parkinson. Depuis, il a reçu des fonds de l’Université McGill pour établir son propre laboratoire et a été nommé titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pharmacologie structurelle, une subvention de 100 000 dollars sur cinq ans. Il fait preuve d’un optimisme prudent quant à ses chances d’obtenir l’importante subvention qu’il a demandée aux IRSC. Il s’est également vu dernièrement décerner des fonds par la SPC pour son projet sur PINK1.

« Les fonds reçus de la Société Parkinson Canada ont joué un rôle essentiel, dit M. Trempe. Ils nous ont permis de faire progresser considérablement notre savoir tout en développant de jeunes chercheurs, et d’autres bailleurs de fonds reconnaissent le potentiel de nos efforts. »

Dr Fon, qui préside le Conseil consultatif scientifique de la SPC , dit que le programme de recherche vise entre autres à attirer de nouveaux talents dans le domaine de la recherche sur le Parkinson. « Nos bourses, subventions de projet pilote et autres aides sont d’une grande utilité pour inciter des chercheurs comme JeanFrançois Trempe à mettre leur savoir au service de la recherche sur le Parkinson. »

«Je vois mon travail dépasser les études structurales pour englober les études biophysiques et la mise au point de médicaments, ainsi que la recherche fondamentale, dit M. Trempe. Nous avons encore besoin d’élucider les bases pour comprendre les divers phénomènes en cause. »

« Et nos progrès s’accélèrent, explique le chercheur Trempe. Je crois que nous sommes sur la bonne voie et que nous accomplirons d’autres percées. »

Pour en savoir plus sur le projet que réalise Jean-François Trempe grâce aux fonds du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, visitez notre site Web à www.parkinson.ca.

Aidez nous à continuer notre soutien aux chercheurs tel JeanFrançois Trempe, en faisant un don dès aujourd’hui à la Société Parkinson Canada et à son Programme national de recherche.

Faire connaître la maladie de Parkinson : nos 50 premières années

02_SINCE1965_SEAL_COLOUR_WEBDepuis 1965, la Société Parkinson Canada (SPC) et ses partenaires régionaux se sont établis dans les villes, les villages et les régions rurales du pays pour offrir de l’information et des services, exercer des pressions sur les gouvernements et créer un programme national de recherche. Nous avons fait connaître la maladie de Parkinson grâce à une sensibilisation accrue et des découvertes scientifiques, pas seulement au Canada, mais partout dans le monde.

L’organisme, qui a vu le jour sous le nom d’Association canadienne de la maladie de Parkinson/Canadian Parkinson’s Disease Association, compte désormais 250 sections et groupes de soutien, et collabore avec des partenaires régionaux d’un océan à l’autre. Nous sommes la voix des Canadiens qui vivent avec la maladie de Parkinson.

Hier et aujourd’hui
Tout au long de 2015, nous mettrons en lumière notre histoire, nos accomplissements et les pionniers qui ont fait avancer la cause de la maladie de Parkinson. Chefs de file, bénévoles de première ligne, sociétés partisanes et chercheurs, des milliers de personnes dévouées nous ont aidés à faire connaître la maladie et à améliorer la vie des personnes atteintes.

L’une de ces personnes est le Dr André Barbeau, de Montréal. Neurologue internationalement reconnu, il a entrepris, en 1960, des travaux de recherche qui ont montré que la maladie de Parkinson résultait d’un manque de dopamine. Le Dr Barbeau fait partie des premiers administrateurs, avec le maire Charles Mortimer, c.r., et un autre pionnier, le Dr Ronald Tasker, à avoir participé à la première réunion de l’Association canadienne de la maladie de Parkinson, à Toronto.

Durant plus de 40 ans, la lévodopa a été beaucoup utilisée comme traitement idéal de la maladie de Parkinson. Durant ces années, la recherche sur le diagnostic, les causes, les complications et les traitements a explosé. La recherche est progressive et méthodique, et les scientifiques réussissent de mieux en mieux à comprendre les causes et la progression de cette maladie complexe, tout en se rapprochant de la mise au point d’un remède. Dans un prochain numéro, l’e L’Actualité Parkinson soulignera quelques-unes des percées réalisées par les chercheurs qui ont reçu un financement du Programme national de recherche.

En 1981, la SPC accordait sa première bourse de recherche, d’une somme de 150 000 $, au Dr Clement Young, de l’Hôpital Toronto Western/Université de Toronto. Depuis, la SPC a investi, par l’entremise du Programme national de recherche, plus de 24 millions de dollars dans 450 bourses d’études, bourses de recherche et subventions qui nous aident à en savoir plus sur les causes, les biomarqueurs, la neuroprotection, les complications et les traitements.

Il y a 200 ans, en 1817, James Parkinson rédigeait son essai sur la « paralysie agitante ». Il y soulignait l’absence de traitements efficaces. Dans un article sur James Parkinson, Patrick Lewis écrit : « Je crois que James Parkinson serait ébloui par les progrès réalisés en matière de diagnostic, de compréhension et de traitement de la maladie qui porte désormais son nom. »

Nous sommes également fascinés par la force, le courage et l’optimisme dont font preuve les Canadiens qui vivent avec la maladie de Parkinson. Nous sommes reconnaissants envers le soutien continu des donateurs et bénévoles qui rendent notre mission possible, notamment celle d’informer et d’aider par l’intermédiaire du Centre national d’information et de référence et celle de sensibiliser le public et les professionnels de la santé au moyen de webinaires, de sites Web, de médias sociaux et de publications. Nous plaidons en faveur d’avantages sociaux, d’accès aux traitements, de financement de recherche et d’équité génétique. Nous recueillons des fonds afin d’investir dans des services d’éducation, des groupes de soutien et notre programme national de recherche. Nous avons élaboré et distribué les premières Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson en collaboration avec des neurologues et des spécialistes des troubles du mouvement de partout au Canada, et ce, en tenant compte des suggestions de personnes atteintes, de chirurgiens, de médecins de famille, des membres du personnel infirmier, de professionnels paramédicaux et de la Société Parkinson Canada dans le but de fournir aux professionnels de la santé une norme uniforme de diagnostic et de traitement des patients.

Chaque grande découverte repose sur une histoire personnelle. Nous espérons que vous nous ferez connaître d’autres pionniers qui ont joué un rôle important pour vous et pour d’autres. Tout au long de notre 50e anniversaire, nous voulons diffuser auprès de notre public ces récits, mémoires et anecdotes sur l’expérience de vie avec la maladie de Parkinson. Dites-nous comment la Société Parkinson Canada vous a été utile. Publiez un commentaire sous le présent article ou écrivez à communications@parkinson.ca, suivez-nous sur Facebook ou microbloguez @ParkinsonCanada, et nous ferons le suivi.

Des chercheurs découvrent le mécanisme de régulation des taux de dopamine dans le cerveau.

Jacques Drouin, D.Sc.
Jacques Drouin, D.Sc.
Une équipe de chercheurs de Montréal, dirigée par Jacques Drouin, D. Sc., a récemment découvert le mécanisme de régulation des taux de dopamine dans le cerveau en étudiant un modèle murin qui reproduit la forme tardive de la maladie de Parkinson. Menée en collaboration avec le Dr Rory A. Fisher du département de pharmacologie du Collège de médecine Carver de l’Université de l’Iowa, cette étude a été diffusée en ligne par la revue scientifique PLoS Genetics.

Grâce à une technique de profilage de l’expression génétique qui permet de mesurer l’activité de milliers de gènes, les chercheurs ont étudié les neurones dopaminergiques dans le mésencéphale, qui sont des cellules nerveuses sécrétant de la dopamine pour la transmission de signaux aux autres cellules nerveuses. Il est connu que ces neurones connaissent une dégénérescence chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Ces travaux de recherche ont permis de cerner un élément de signalisation cellulaire, le Rgs6, qui a également une activité restreinte dans les neurones sensibles du mésencéphale et qui exerce une action protectrice, en particulier à un âge tardif », explique le Dr Drouin, directeur du laboratoire de génétique moléculaire de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). « Nous avions déjà démontré que ce gène est contrôlé par une protéine, appelée PITX3, qui joue un rôle important dans la survie de ces neurones. »

« Notre étude a permis de découvrir que la défectuosité du gène Rgs6 provoque la mort de ces neurones, indique le Dr Drouin. Plus précisément, nous avons découvert que l’inactivation du gène Rgs6 enlève un frein protecteur contre la signalisation dopaminergique excessive. Par conséquent, l’accumulation excessive de dopamine libre engendre un stress cellulaire, qui se traduit par la mort des neurones. Bien que l’altération fonctionnelle du gène Rgs6 puisse prédisposer ou contribuer à la maladie de Parkinson, la stimulation de ce dernier peut constituer une nouvelle cible pour la mise au point de médicaments antiparkinsoniens. »

Les recherches du Dr Drouin ont été financées par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Société Parkinson Canada. Cette toute dernière découverte s’appuie sur les résultats d’un projet pilote antérieur, visant à repérer les gènes ciblés par le facteur PITX3, dont le financement a été assuré par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada grâce à une subvention d’un an pour un projet pilote de 45 000 $.

Le Dr Drouin a eu un avant goût de l’importance de la recherche et de ce qu’il appelle « la beauté des protéines et de ce qu’elles font » alors qu’il était encore un étudiant du secondaire dans la ville de Québec. Il avait obtenu un travail à temps partiel dans un laboratoire de recherche à l’Université Laval.

« Cela m’a amené à lire, affirme t il. C’est à ce moment là que j’ai pris connaissance des premiers travaux de recherche qui décrivaient la structure protéique et faisaient le lien avec leur fonction. La possibilité d’expliquer la biologie à travers la structure des protéines était une idée surprenante à mes yeux. »

Le Dr Drouin a choisi de faire carrière dans la recherche moléculaire et la biologie parce qu’il aime s’aventurer dans des domaines scientifiques inconnus. En particulier, il aime découvrir de nouvelles structures dans le cerveau de même que les modes de fonctionnement des diverses voies.

À propos de Jacques Drouin, D. Sc.
Jacques Drouin est titulaire d’un doctorat en physiologie de l’Université Laval. Il est professeur de recherche et directeur de l’unité de recherche en génétique moléculaire de l’IRCM. Le Dr Drouin est professeur de recherche au département de biochimie de l’Université de Montréal. Il est également membre associé du département de médecine (division de la médecine expérimentale), professeur associé du département d’anatomie et de biologie cellulaire et membre adjoint du département de biochimie de l’Université McGill. De surcroît, il est membre élu de l’Académie des sciences de la Société royale du Canada.