Les recherches de Scott Ryan sur les cellules souches de la maladie de Parkinson suscitent un grand intérêt à l’échelle internationale

Dr Scott Ryan

Quand Scott Ryan s’est rendu en Suède plus tôt cette année, il était ravi de partager les résultats de recherche sur le Parkinson obtenus par sa petite équipe de laboratoire à l’Université de Guelph. Il était encore plus heureux d’apprendre que sa présentation par affiche était l’une des cinq gagnantes, sur les quelque 1 700 présentées à la conférence de l’Association internationale pour la recherche sur les cellules souches.

Originaire de St. John’s, à Terre-Neuve, le neuroscientifique et professeur adjoint Scott Ryan, 35 ans, a reçu l’an dernier une bourse pour nouveaux chercheurs « Pedaling for Parkinson’s » de deux ans s’élevant à 90 000 $, dans le cadre du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada. À mi’parcours, son projet suscite maintenant l’intérêt à l’échelle internationale.

Dans sa quête pour découvrir ce qui tue les cellules productrices de dopamine dont la mort entraîne la maladie de Parkinson, le Dr Ryan scrute un groupe de protéines qui activent ou désactivent les réseaux de signalisation du cerveau. Il se concentre sur l’équilibre entre production et dégénérescence des cellules et cherche des moyens d’inverser ce dernier phénomène. Le chercheur utilise un modèle de la maladie de Parkinson dérivé de la peau d’un patient atteint d’une forme familiale de la maladie de Parkinson. Après avoir été mises en culture, les cellules du donneur ont été reprogrammées en cellules souches et les chercheurs ont été en mesure de corriger la mutation génétique responsable de la maladie, soit une mutation du gène codant l’alpha-synucléine dans ce cas-ci.

Le Dr Ryan utilise ce modèle et ce système pour identifier une famille de protéines, appelées « facteurs de transcription », dans les cellules productrices de dopamine. Il a baptisé ces protéines, notamment MEF2, « équipe prosurvie », parce qu’elles sont capables de maintenir les cellules productrices de dopamine en vie.

Si les mutations liées à la maladie ou des contaminants environnementaux comme les pesticides ou les herbicides provoquent du stress dans les centrales productrices d’énergie des cellules appelées mitochondries, le réseau de signalisation de l’équipe de survie peut être désactivé et sa capacité à protéger les cellules productrices de dopamine peut être bloquée.

« L’accumulation de stress favorise la désactivation des protéines jusqu’à un seuil critique, où la cellule meurt », explique le Dr Ryan.

En travaillant avec un groupe de découverte et de développement de médicaments, le Dr Ryan espère tester différents composés sur le modèle de cellules souches de la maladie de Parkinson pour en trouver un qui réactive le réseau de signalisation prosurvie qu’il a découvert. Il espère que ses découvertes seront applicables tant aux formes familiales de la maladie de Parkinson, qui sont présentes dans sa propre famille, qu’aux formes non familiales ou sporadiques.

« La forme de maladie de Parkinson importe peu, car la cause de la défectuosité semble être la même dans tous les cas et se trouve au niveau cellulaire », dit le Dr Ryan.

Parce que le Dr Ryan utilise un modèle fabriqué à partir des cellules d’un patient atteint de la maladie de Parkinson, il espère que ses découvertes pourront plus facilement s’appliquer en clinique pour traiter les patients que celles issues des modèles animaux. « La transposition à l’être humain sera moins problématique », selon lui.

La carrière de chercheur du Dr Ryan n’a cessé de progresser jusqu’à ses travaux actuels. Le Programme national de recherche de la SPC a aussi joué un rôle de soutien important dans son développement. Le projet de recherche de quatrième année qu’il a réalisé sur les mécanismes en jeu dans la perturbation par les acides gras de la signalisation cellulaire et de l’expression génique l’a incité à poursuivre dans le domaine de la recherche. Ses superviseurs et mentors ultérieurs, à Ottawa et en Californie, l’ont aidé à parfaire ses compétences.

« Ma directrice de thèse de doctorat, Steffany Bennett, de l’Université d’Ottawa, m’a appris à me poser les bonnes questions comme chercheur et à raffiner ma pensée scientifique, mentionne-t-il. C’est à cette époque que je me suis initié aux neurosciences et que mon intérêt pour la maladie de Parkinson a pris forme. »

L’intérêt du chercheur à l’égard de la maladie de Parkinson remonte au fond à ses racines familiales à St. John’s. Son grand-père et son grand-oncle avaient tous deux la maladie de Parkinson. « Jusqu’à l’âge de dix ans, j’allais souvent après l’école chez mes grands‑parents, qui habitaient plus loin sur la rue », dit-il.

Après avoir obtenu son doctorat, le Dr Ryan était fin prêt à travailler avec son prochain mentor, Rashmi Kothary, Ph. D., à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (IRHO), qui s’intéressait à plusieurs troubles du mouvement. « Il était directeur associé de l’Institut et on m’a laissé explorer mes propres idées et les mener à terme », affirme le Dr Ryan. Il a alors étudié les mécanismes moléculaires en cause dans un certain type de dystonie.

Les fonds reçus du Programme national de recherche de la SPC ont permis à Ryan d’effectuer un bref séjour international au célèbre Sanford Burnham Medical Research Institute (maintenant appelé Sanford Burnham Prebys Medical Discovery Institute) auprès du neurologue et chercheur Stuart Lipton.

« Le Dr Lipton a mis au point l’un des seuls médicaments actuellement utilisés pour la maladie d’Alzheimer avancée, indique le Dr Ryan. Il dirigeait son laboratoire à la manière d’un laboratoire industriel, en transposant les résultats de ses recherches en application thérapeutique. On y effectuait des travaux sur les cellules souches provenant de patients, et j’ai appris à utiliser cette technique dans mon propre travail. »

Le Dr Ryan a commencé à travailler sur la maladie de Parkinson en Californie au sein d’une grande équipe d’environ 40 personnes. En plus de mes travaux, j’ai appris à travailler avec les intervenants de l’industrie, une compétence de plus en plus importante pour les chercheurs », précise-t’il. Il a fait état de ces travaux dans un article remarqué dans la prestigieuse revue Cell.

Grâce à la bourse pour nouveaux chercheurs « Pedaling for Parkinson’s » du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, le Dr Ryan dispose aujourd’hui de son propre laboratoire, à l’Université de Guelph, où travaillent un gestionnaire de laboratoire et des chercheurs postdoctorants, diplômés et de premier cycle. Il a pu également faire fructifier ses succès antérieurs avec les fonds de la SPC au sein d’un autre grand partenariat de financement unique avec l’Université de Guelph. Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales et de l’Ontario et les Grain Farmers of Ontario lui ont accordé 300 000 $ sur trois ans pour explorer dans quelle mesure les acides gras alimentaires oméga 3 et 6 réduisent le risque de maladie de Parkinson.

« La recherche sur la maladie de Parkinson s’accélère vraiment, en grande partie mue par la recherche sur les cellules souches et la collaboration internationale, déclare le Dr Ryan. Cette maladie se prête tout particulièrement à une application sur cellules souches. Nous connaissons la zone du cerveau affectée, nous savons que les neurones meurent. Le fait que beaucoup de gens sont affectés suscite l’intérêt public et la volonté politique, motive les bailleurs de fonds et peut engendrer un impact important sur la santé humaine. Nous sommes sur le point de trouver les modifications à apporter aux modes de vie et de nouveaux médicaments pour prévenir la maladie de Parkinson et éventuellement atténuer ses symptômes. »

Pour un complément d’information sur les projets actuels et passés financés par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, visitez notre site Web

Le temps est venu de mettre de l’avant le programme politique de la communauté Parkinson

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Le 19 octobre, les Canadiennes et Canadiens de partout au pays iront aux urnes pour voter puis attendront de voir qui formera le prochain gouvernement fédéral. Depuis mars dernier, plus de 150 ambassadeurs de la Société Parkinson Canada (SPC) se préparent à rencontrer les députés et les candidats pour discuter des enjeux et promouvoir les politiques qui amélioreront les conditions de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Les campagnes électorales et les 100 premiers jours d’un nouveau gouvernement constituent des périodes critiques pour informer et influencer les élus politiques », explique Vanessa Foran, vice-présidente, Affaires publiques et programmes nationaux, de la SPC. « C’est à ce moment qu’ils sont les plus ouverts aux opinions et aux priorités des électeurs de leur circonscription. »

Nos ambassadeurs Parkinson font la promotion des priorités nationales suivantes :

  1. Mesures législatives et politiques complètes en matière d’équité génétique afin de protéger la population canadienne contre la discrimination génétique par les employeurs et les compagnies d’assurance;
  2. Stratégie nationale pour les personnes âgées, comme celle proposée par l’Association médicale canadienne et ses partenaires d’alliance, y compris la SPC. La stratégie devrait englober les besoins sociaux, économiques et en soins de santé de nos citoyens âgés d’une façon cohérente et coordonnée, dans l’ensemble du pays;
  3. Nécessité de miser sur les conclusions de l’Étude nationale de la santé des populations relative aux maladies neurologiques, publiée l’an dernier, et d’accroître les investissements dans la recherche en neurosciences.

Nous sommes extrêmement fiers de tout ce qu’ont accompli nos ambassadeurs à ce jour, mais de nombreuses communautés ont encore besoin de leur présence. Votre aide serait très précieuse pour expliquer aux candidats et aux députés les besoins de la communauté Parkinson au cours de la présente campagne électorale et durant la période critique des premiers mois du nouveau gouvernement. Nous allons vous fournir la formation et le soutien dont vous avez besoin pour vous assurer que vous êtes fin prêt à changer les choses à votre façon.

« Quel que soit le résultat de l’élection, un tiers du Parlement sera formé de nouveaux élus, des députés qui sont souvent plus désireux d’agir concrètement en faveur de leurs électeurs », ajoute Mme Foran.

Vous pouvez aider à mettre de l’avant les enjeux de la communauté Parkinson pendant la campagne électorale de 2015 et par la suite en devenant Ambassadeur Parkinson de votre circonscription. Que vous soyez atteint de la maladie de Parkinson, que vous preniez soin d’une personne atteinte de la maladie ou que la cause vous tienne tout simplement à cœur, vous pouvez prêter votre voix aux Canadiennes et Canadiens atteints de Parkinson et défendre leurs intérêts au sein de votre communauté.

Pour un complément d’information, communiquez avec la SPC à advocacy@parkinson.ca. Vous pouvez également vous renseigner sur notre programme Ambassadeur Parkinson en visitant notre site Web à parkinsonambassador.ca.

Des bénévoles exceptionnels expriment l’esprit des Prairies dans toute sa force

Randy Dittmar
Randy Dittmar

C’est l’amour qui a conduit Randy Dittmar d’Oshawa à Saskatoon, mais c’est son humanisme, son dévouement et sa créativité qui l’ont incité à continuer à aider autrui après la perte de sa femme des suites d’un cancer du sein il y a 15 ans et le diagnostic de la maladie de Parkinson précoce qu’il a reçu un an plus tard, à l’âge de 49 ans.

Deux ans plus tard, il assistait à une réunion d’un groupe de soutien de la Société Parkinson en éprouvant une certaine gêne. « J’étais très découragé, au début, de voir d’autres personnes à un stade avancé de la maladie. Je sais maintenant que d’autres ressentent souvent la même chose la première fois qu’ils se joignent à un groupe de soutien », dit-il.

Pour Randy, faire du bénévolat au sein de la Société Parkinson de la Saskatchewan s’est révélé une expérience très satisfaisante, même divertissante. Après plusieurs années de participation dans un groupe de soutien, l’ancien responsable Frank Funk a demandé à Randy de prendre sa place en tant que président du groupe. « Je n’avais jamais assumé un tel poste auparavant, mais j’ai bien aimé aider les gens et échanger de l’information avec eux », dit‑il. Randy a assumé ce rôle de leader avec enthousiasme et de manière inspirante pendant près d’une décennie.

Et il a abattu du bon boulot! En plus d’être président d’un groupe de soutien à Saskatoon, il a été membre du conseil d’administration pendant six ans, a produit une vidéo de 20 minutes sur la maladie de Parkinson et l’exercice pour un réseau de télévision par câble ainsi qu’une version abrégée pour le 3e concours de vidéos du Congrès mondial sur la maladie de Parkinson, qui s’est classée 35e sur 118. Son groupe de soutien a lancé le programme « Let’s Get Out » , où les membres réservent une salle dans un restaurant pour « manger et trembloter tous ensemble », dit‑il avec un brin d’humour. Il a également initié le groupe de soutien au stomp, une danse en ligne country, afin de faire bouger les participants.

Il est particulièrement fier du programme de soutien destiné aux aidants naturels mis sur pied plus récemment. « Même si je ne suis pas en mesure d’y assister, dit-il. Les soignants me demandaient ce type de programme; il n’y en avait pas de tel à Saskatoon pour les personnes qui donnent des soins. Nous en avons donc créé un. » Maintenant à sa deuxième année, l’initiative a été saluée à maintes reprises par les aidants reconnaissants qui y participent. Randy a également produit une courte vidéo intitulée « What!! No Caregiver » pour le concours de vidéos du 4e Congrès mondial sur la maladie de Parkinson qui se tiendra à Portland,  Oregon en 2016.

Dans le domaine de la collecte de fonds, Randy joue un rôle plus que dynamique. Il a organisé la participation communautaire au défilé de l’exposition de Saskatoon pendant quatre ans et, en 2011, il était président honoraire de la Grande Randonnée Parkinson. Il a pris part aux efforts de marketing entourant la Grande Randonnée 2009 de Saskatoon, couronnée manifestation de l’année, avec une participation record de 87 collectivités.

« La victoire de 2009 était merveilleuse et on s’en souvient encore aujourd’hui, dit-il. Le comité de la Grande Randonnée de 2009 a récemment organisé une fête de retrouvailles dans le cadre du 25e anniversaire de la Grande Randonnée Parkinson. Les efforts de Randy dans le cadre de la Grande Randonnée ont également généré quelques moments drôles.

Lorsque Randy travaillait encore à l’hôpital de la ville de Saskatoon, 10 de ses collègues lui ont fait une surprise à l’occasion de la Grande Randonnée. Ils sont venus lui montrer leur solidarité dans la tenue que porte Randy au travail : une blouse de laboratoire, un bonnet bleu de salle d’opération et des lunettes sans oublier la grande moustache à pointes relevées qui le caractérise!

Comment ses collègues allaient-ils pouvoir se surpasser l’année suivante? Ils ont amassé 4 100 $ pour inciter Randy à raser sa moustache vieille de 33 ans à l’occasion du défi Moustache rasée. « J’ai décidé que cela valait le coup si cet argent pouvait financer la recherche d’un remède à cette terrible maladie », a déclaré Randy.

Comme Randy, Marc Pittet agit comme bénévole pour des raisons très personnelles; il a commencé en aidant la Société Parkinson du Manitoba à ramasser des fonds. « Wayne Buchanan m’avait parlé du tournoi de golf de la Société et il m’a appelé pour me demander de l’aide. Il savait que mon père Henri avait la maladie de Parkinson et que c’était une cause qui me tenait à cœur. » Trois ans plus tard, Marc préside le comité du tournoi de golf; son équipe a obtenu des résultats incroyables, amassant un total de 400 000 $ sur plusieurs années. Ses efforts personnels de collecte de fonds pour la Grande Randonnée Parkinson ont également été remarquables, celui-ci ayant engrangé plus de 50 000 $ en 10 ans.

Marc a siégé au conseil consultatif régional de la Société Parkinson du Manitoba pendant 12 ans, les 10 dernières années à titre de président bénévole. Il est très fier de la santé financière actuelle de l’organisation, qui leur permet de faire une grande différence pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson. « À mes débuts au sein du conseil, nous étions financièrement dépendants de l’organisation nationale; nous sommes maintenant en mesure de contribuer aux efforts nationaux de recherche, de sensibilisation et d’éducation. »

En tant que président, Marc travaille aussi avec d’autres dirigeants régionaux des partenaires de la Société Parkinson du pays. « Nous travaillons sans relâche pour fournir des services et des renseignements uniformisés à la population canadienne, dit-il. Nous voulons que tous soient informés à propos de la maladie de Parkinson et obtiennent les soins et le soutien dont ils ont besoin si leur famille est touchée. »

Marc est fier de la réputation du Manitoba à titre de province la plus généreuse en termes de dons de bienfaisance. « Nous nous soutenons mutuellement. Cela tient peut-être à l’habitude des habitants des Prairies d’aider leurs voisins, particulièrement dans les temps difficiles. »

Randy et Marc sont des bénévoles dont le leadership illustre cet esprit de dévouement qui a une incidence positive considérable sur la vie de milliers de Canadiens et Canadiennes chaque jour. Nous les remercions de leurs services et de leur engagement.

Une étude novatrice fournit des renseignements essentiels sur les répercussions de la maladie de Parkinson au Canada

Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de la Société Parkinson Canada (centre droit, rapport en mains), et Rona Ambrose, ministre de la Santé (centre gauche, veste beige), participent à une séance photo avec des représentants d’autres membres d’Organismes caritatifs neurologiques du Canada après l’annonce par la ministre de la diffusion du rapport sur l’Étude nationale de la santé des populations relative aux maladies neurologiques au Canada dans le cadre d’un événement connexe présenté à Ottawa, le 11 septembre 2014.


La Société Parkinson Canada (SPC) est maintenant en possession de données factuelles canadiennes sur les répercussions de la maladie de Parkinson qui lui permettront de promouvoir des plans de défense des intérêts visant à améliorer la qualité de vie des Canadiens atteints de la maladie. La possession de faits pertinents accroît les chances de faire changer les politiques et d’obtenir un financement gouvernemental, notamment pour accroître le financement de la recherche et mieux soutenir les aidants.

Les données proviennent du rapport sur l’Étude nationale de la santé des populations relative aux maladies neurologiques  publié le 11 septembre. L’étude, qui a coûté 15 millions de dollars sur quatre années, examine l’ampleur de 14 maladies neurologiques, dont la maladie de Parkinson, et la façon dont elles touchent les Canadiens, ainsi que les facteurs de risques connexes, les coûts économiques et l’utilisation des services de santé. Cent trente chercheurs et cliniciens de 30 établissements du Canada ont participé, et quelque 177 000 Canadiens touchés par une maladie neurologique ont fait part de leur point de vue et de leur expérience personnelle. L’étude était codirigée par l’Agence de la santé publique du Canada et Organismes caritatifs neurologiques du Canada (OCNC). La SPC y a joué un rôle central grâce à son leadership au sein d’OCNC.

Deux des conclusions les plus importantes de l’étude concernant la maladie de Parkinson soulignent l’augmentation spectaculaire de sa prévalence dans un avenir proche.

  • Le nombre de Canadiens atteints de la maladie de Parkinson âgés de plus de 40 ans augmentera de 65 %, passant de 99 000 en 2016 à 163 700 en 2031.
  • Le nombre de Canadiens atteints de la maladie de Parkinson âgés de plus de 65 ans fera plus que doubler pour atteindre 148 800 en 2031.

Pour Yvon Trepanier, l’achèvement de l’étude et la publication du rapport sont le point culminant d’un long défi difficile, presque équivalent à celui de son expérience avec la forme précoce de la maladie de Parkinson.

« Lorsque j’étais président du comité de défense des intérêts de la SPC, nous n’avions pas les données canadiennes nécessaires pour convaincre le gouvernement de mieux soutenir les personnes atteintes de la maladie. Même notre première demande de financement visant à recueillir des données sur le nombre de personnes atteintes et les répercussions de la maladie a été rejetée. Je savais qu’il nous fallait unir nos forces à celles d’autres associations pour obtenir ce dont nous avions tous besoin », explique Yvon.

Ce n’est qu’une fois que la SPC et 23 autres organisations charitables du domaine des maladies neurologiques se sont associées et qu’elles ont formé OCNC que le gouvernement fédéral a accepté d’investir dans l’Étude. Plus important encore, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux continueront à recueillir des données et à faire rapport sur la prévalence et les répercussions des maladies neurologiques, y compris la maladie de Parkinson, au Canada.

« Nous sommes extrêmement fiers de la contribution des Canadiens atteints de la maladie de Parkinson à la réalisation de ce projet exceptionnel et du rôle joué par notre organisation », lance Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de la Société Parkinson Canada, et présidente d’Organismes caritatifs neurologiques du Canada, partenaire de l’étude.

Pour Bruce Ireland, ex-président de la SPC, la participation à une microsimulation visant à déterminer les coûts associés à la maladie de Parkinson dans le cadre de l’Étude avait un caractère très personnel. Sa femme Karen, qui est atteinte de la maladie, a répondu à l’un des sondages réservés aux personnes atteintes.

« Il s’agit d’une étude novatrice qui nous donne un premier aperçu factuel sur la maladie de Parkinson et ses répercussions pour le Canada, ainsi que des indications claires sur les lacunes en matière de soins, de données et de recherche qu’il nous faut corriger immédiatement, affirme Bruce. Nous sommes maintenant une priorité pour le gouvernement. »

Le rapport souligne le manque d’information sur les facteurs de risques ou les causes de la plupart des maladies neurologiques, dont la maladie de Parkinson. Une collecte fiable de données et une recherche continue sont les meilleurs moyens de corriger ces lacunes. Il souligne également les fardeaux physique, financier et affectif auxquels doivent faire face les personnes atteintes et leurs familles. La campagne nationale de sensibilisation de la SPC vise une amélioration réelle sur tous ces fronts.

« La possession des faits obligera le gouvernement à agir sans plus tarder », affirme Joyce Gordon.

En 2014, des Canadiens touchés par la maladie de Parkinson ont demandé au gouvernement fédéral d’adopter une loi contre la discrimination génétique exercée par les employeurs et les compagnies d’assurance et d’étendre les prestations de compassion aux aidants de personnes atteintes d’une maladie chronique ou épisodique grave. En outre, le Comité national de défense des intérêts et d’autres intervenants demandent systématiquement un investissement accru dans la recherche et un meilleur accès à des soins de santé de qualité.

Si vous souhaitez vous joindre à d’autres Canadiens pour exiger du gouvernement qu’il donne suite aux résultats de cette étude financée par l’État, écrivez une lettre à votre député dès maintenant. Vous trouverez les renseignements et les outils nécessaires à la page de défense des intérêts du site Web (www.parkinson.ca) de la SPC.

Les principales conclusions de l’étude relatives à la maladie de Parkinson sont les suivantes :

  • Le nombre de Canadiens atteints de la maladie de Parkinson âgés de plus de 40 ans augmentera de 65 %, passant de 99 000 en 2016 à 163 700 en 2031.
  • Le nombre de Canadiens atteints de la maladie de Parkinson âgés de plus de 65 ans fera plus que doubler pour atteindre 148 800 en 2031.
  • Les coûts directs de soins de santé pour la maladie de Parkinson sont les troisièmes plus élevés après l’Alzheimer et autres démences et l’épilepsie.
  • Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson sont celles qui utilisent le plus de médicaments d’ordonnance.
  • Pour chaque personne atteinte de la maladie de Parkinson, les frais remboursables sont en moyenne de 1 100 $ annuellement.
  • Le niveau de stress double chez ceux qui prennent soin d’une personne atteinte d’une maladie neurologique, et est plus grand si celle-ci est accompagnée de troubles cognitifs ou de problèmes de comportement, ce qui est le cas chez de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
  • Quarante pour cent des répondants atteints de la maladie de Parkinson sont limités sur le plan de la réflexion et de la résolution de problèmes, et 50 % ont des problèmes de mémoire.
  • Plus de la moitié des personnes ayant déclaré être atteintes de la maladie de Parkinson ont un état de santé général passable ou mauvais.
  • Le nombre de jours de soins en établissement est plus élevé chez les personnes atteintes de la maladie de Huntington, d’Alzheimer et autres démences, de paralysie cérébrale et de la maladie de Parkinson.