Suppression des gènes défectueux : une stratégie de traitement éventuelle

Dr. Austen Milnerwood
Dr Austen Milnerwood

Au cours des 15 dernières années, les chercheurs ont réalisé des progrès considérables dans la détermination de plusieurs causes génétiques de la forme familiale de la maladie de Parkinson. Les protéines, les mécanismes biologiques responsables du fonctionnement de nos cellules, sont codées par les gènes. Grâce à la compréhension de la fonction des protéines synthétisées par ces gènes et à la connaissance des dysfonctionnements observés en présence de mutations, les chercheurs commencent à démêler les processus responsables développement de la maladie de Parkinson.

Selon Austen Milnerwood, un neuroscientifique translationnel de l’Université de la Colombie‑Britannique, la recherche fondamentale sur la façon dont les cellules du cerveau communiquent entre elles est essentielle. Traditionnellement, le traitement de la maladie de Parkinson mettait l’accent sur l’atténuation des symptômes de la maladie de Parkinson. En parvenant à corriger les modifications provoquées par les différentes mutations dans le cerveau, M. Milnerwood et ses collègues espèrent éventuellement renverser ou empêcher l’apparition de la maladie. Il a récemment obtenu une bourse pour nouveaux chercheurs « Pedaling for Parkinson’s » de 90 000 $ sur deux ans dans le cadre du Programme national de recherche de Parkinson Canada pour effectuer des recherches à cette fin.

« Nous examinons les modifications fondamentales perturbant la communication entre les cellules du cerveau qui sont provoquées par la présence de ces mutations (génétiques), et nous tentons ensuite de les corriger », affirme M. Milnerwood.

Travaillant avec des cellules en culture provenant de modèles de souris génétiques, M. Milnerwood étudie les répercussions des protéines qui renferment des mutations sur la communication d’une cellule du cerveau à une autre. Par exemple, les mutations dans le LRRK2 (la cause la plus fréquente de la forme familiale de la maladie de Parkinson) peuvent amener les cellules du cerveau à devenir hyperactives et donc à transmettre l’information trop rapidement.

L’élimination de l’activité de la protéine LRRK2 semble, jusqu’à maintenant, améliorer la communication entre les cellules du cerveau qui renferment des mutations, en reversant la transmission hyperactive de l’information. M. Milnerwood et ses collègues ont déjà administré ces composés aux souris sans noter d’effets indésirables. Ils procèdent maintenant à des essais afin de vérifier si les composés sont sûrs et bénéfiques pour les souris présentant des mutations de la maladie de Parkinson.

Des composés similaires font déjà l’objet d’essais chez les humains en vue de renverser la maladie de Huntington. L’objectif à long terme de M. Milnerwood consiste à vérifier si ces médicaments amélioreront le comportement dysfonctionnel des cellules du cerveau qui interviennent dans la maladie de Parkinson.

« Je crois que la maladie de Parkinson est un trouble touchant l’ensemble du cerveau et, pour freiner la progression de cette maladie dévastatrice, nous devons en comprendre les causes, et pas uniquement les conséquences », affirme M. Milnerwood.

Les progrès accomplis par les chercheurs à l’échelle mondiale en seulement cinq ans au chapitre de la compréhension des processus biologiques intervenant dans la maladie de Parkinson encouragent M. Milnerwood. À ses dires, établir la carte de ces processus permettra la conception intelligente de traitements visant à freiner la maladie ou à protéger le cerveau contre ses assauts.

« Nous avons tant appris au cours des cinq dernières années que les cinq prochaines années s’annoncent très prometteuses. »

Renseignez‑vous sur les autres chercheurs qui ont récemment obtenu un financement dans le cadre du Programme national de recherche de Parkinson Canada.

Nick Kaethler retrouve une vie normale et la volonté de vivre grâce à un nouveau traitement

Nick et June Keahler
Nick et June Kaethler

Lorsque Nick Kaethler a reçu un diagnostic de maladie de Parkinson il y a dix‑huit ans, il venait tout juste de prendre sa retraite après avoir fait carrière comme professeur de musique. « Nous avons décidé que cela ne changerait rien à nos plans de retraite et de poursuivre les activités auxquelles nous tenions vraiment », dit June, l’épouse de Nick.

Ils ont alors pris la route à bord de leur véhicule récréatif et ont voyagé pendant quatre ans et demi. Ils ont ensuite suivi un cours intensif sur l’enseignement de l’anglais comme langue seconde et ont passé deux ans à enseigner l’anglais dans une université en Chine.

Pendant tout ce temps, Nick maîtrisait bien ses symptômes de la maladie de Parkinson au moyen de la lévodopa. Tous les ans, il consultait son médecin et renouvelait son ordonnance avant de reprendre la route ou de retourner en Chine. À son retour à Toronto en 2005, les symptômes de Nick se sont aggravés et de nouveaux symptômes sont apparus. Il a suivi un traitement en orthophonie et a commencé à prendre de nouveaux médicaments en plus de la lévodopa.

Dès 2015, le stade avancé de la maladie entravait gravement la vie de Nick. « On aurait dit qu’un géant aspirait ma vie au moyen d’une paille », dit‑il. Les médicaments qu’il prenait toutes les heures ne lui permettaient qu’une activité très restreinte. « Je pouvais en fait effectuer une seule activité – par exemple participer à une réunion, ou à une répétition de chant choral – pendant environ 40 minutes par jour. » Il était également atteint d’arthrite et a dû subir un remplacement partiel de la hanche à la suite d’une chute.

« Mon état se détériorait vraiment et je perdais la volonté de vivre », mentionne Nick. « Lorsque je m’éveillais le matin, je ne voulais tout simplement pas me lever ni continuer de vivre. »

Le couple a commencé à rechercher d’autres options de traitement. Malheureusement, Nick n’était pas candidat à la chirurgie axée sur la stimulation profonde du cerveau (SPC). Heureusement, une nouvelle méthode d’administration de la lévodopa venait juste d’être approuvée pour le traitement de la maladie de Parkinson à un stade avancé. Le Dr David Grimes, directeur de la clinique de la maladie de Parkinson et des troubles du mouvement de l’Hôpital d’Ottawa, était d’avis que Nick pourrait être candidat au nouveau traitement par duodopa – et le premier patient à le recevoir à Ottawa, sous la surveillance du Dr Tiago Mestre.

La duodopa est une combinaison de la lévodopa et de la carbidopa sous forme de gel, qui est administrée directement dans l’intestin grêle par la voie d’une petite ouverture (ou stomie) au niveau de l’abdomen et assure ainsi un apport plus constant du médicament tout au long de la journée. Le gel est emballé dans des « cassettes » quotidiennes contenant 2 000 mg de lévodopa et 500 mg de carbidopa, qui sont branchées à une petite pompe pesant environ deux livres. Il s’agit d’une pompe conservée à l’extérieur du corps qui peut être transportée dans une sacoche de ceinture, une poche, un sac à main ou un étui d’épaule.

Le recours à la duodopa exige une intervention chirurgicale d’un jour visant à créer une ouverture dans l’abdomen en vue de l’insertion et du placement d’un tube dans l’intestin grêle. Cette intervention est réalisée par un gastroentérologue. Le nettoyage et l’entretien quotidiens de la partie externe du tube doivent être effectués par le patient ou un aidant, par exemple un membre de la famille. Ces mesures visent à prévenir toute infection de l’ouverture. La dose du médicament est ajustée par un médecin.

Grâce à sa formation en sciences infirmières, il était facile pour June de nettoyer le tube, d’appliquer des pansements, et de fixer le tube près du corps au moyen d’un pansement de manière à le maintenir en place durant la nuit. « Ces soins n’exigent pas de connaissances en sciences infirmières », dit June; « tout le monde peut arriver à les fournir à la suite d’une certaine formation, mais je crois qu’il serait difficile de le faire seul. » Le fabricant de la duodopa offre en outre un programme de soutien aux patients.

Nick a subi l’intervention chirurgicale d’un jour et a commencé le traitement par duodopa en mars 2015, et ne l’a jamais regretté. « On dirait de la magie », dit-il. « Les matins demeurent difficiles, mais dans les 30 minutes suivant la prise de la duodopa, je désire me lever, et moins d’une heure plus tard, je planifie ma journée. » Cela signifie qu’il peut s’adonner à des activités le matin, l’après-midi et le soir. Nick est un fervent adepte du bridge et a remporté un trophée régional. Il fait de l’exercice, joue au tennis de table, et chante dans une chorale.

Nick transporte sa pompe dans une sacoche de ceinture lorsqu’il sort, et il la conserve dans une poche de sa veste lorsqu’il est à la maison. Il a fait l’essai d’un étui d’épaule, mais cela aggravait son manque d’équilibre étant donné qu’il présente une certaine faiblesse sur un côté du corps. Il continue de prendre de la lévodopa par voie orale le soir et éprouve toujours certains symptômes, mais ceux‑ci se manifestent habituellement tard dans la journée. « Il utilise une cassette complète chaque jour, et ce, depuis le début », indique June. Comme les patients n’ont pas tous besoin de la dose entière de 2 000 mg de lévodopa, certains d’entre eux n’utilisent pas la quantité totale de médicament contenue dans une cassette.

Nick a la chance de vivre en Ontario et d’avoir plus de 65 ans. La duodopa est beaucoup plus coûteuse que la forme orale de la lévodopa et n’est pas couverte par la majorité des régimes provinciaux d’assurance‑maladie. En 2014, la duodopa a été ajoutée au Formulaire des médicaments de l’Ontario dans le cadre du Programme d’accès exceptionnel (PAE), qui comporte des critères stricts et exige la recommandation d’un médecin. Au Québec, la couverture est accordée au cas par cas; en Alberta, le médicament est couvert en vertu d’un accès à court terme, et la couverture est accordée à un petit groupe au Yukon. Environ 80 % des assureurs privés couvrent la duodopa, mais exigent souvent le versement d’une quote-part.

Parkinson Canada a joué un rôle déterminant pour faire en sorte que les Ontariens aient accès à l’assurance médicaments pour la duodopa. En 2013, nous avons préparé la présentation de témoignages de patients pour le Programme public de médicaments de l’Ontario, en vue d’appuyer l’accès à cette nouvelle option de traitement. Nous avons demandé à la communauté de la lutte contre la maladie de Parkinson en Ontario, ainsi qu’aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson à un stade avancé et à leurs soignants de nous faire part de leur rétroaction dans le cadre d’un sondage. Nous avons également interrogé le Dr Anthony Lang, à Toronto, qui participait aux essais cliniques sur le traitement. Nous continuerons de militer en faveur de l’accès aux options de traitement dans d’autres régions du pays.

S’ajoute à la question de la couverture financière le fait que les centres de santé du pays ne disposent pas tous du matériel requis pour offrir l’option de traitement par duodopa. Au moment de la publication, le traitement est offert dans certains centres à Edmonton, Calgary, Toronto, Vancouver, Montréal, Kingston et Ottawa. Si vous souhaitez avoir recours à la duodopa, demandez à votre médecin ou neurologue si le traitement est offert dans votre région et quelle est la couverture accordée.

« J’espère qu’un nombre accru de personnes auront plus facilement accès à ce traitement », dit Nick. « Dans mon cas, c’est un grand succès. »

Pour des renseignements plus détaillés sur la duodopa, regardez notre webinaire de sensibilisation du public sur le neupro et la duodopa diffusé en ligne (en anglais seulement). Ce webinaire comprend un exposé exhaustif sur cette nouvelle option de traitement. Pour en apprendre davantage sur les mesures à prendre pour bien vivre avec la maladie de Parkinson, visitez le www.parkinson.ca.

Ramer à contre courant de la maladie de Parkinson

David Blakey sur l’eau
David Blakey sur l’eau

Par David H. Blakey, D. Phil.

Voilà où j’en étais, à 63 ans, assis dans mon bateau Hudson 1997 à un seul rameur, derrière la ligne de départ des régates Head of the Madawaska de 2015 dans l’est de l’Ontario. Une pluie froide s’abattait sur nous alors que nous attendions d’être appelés sur la ligne de départ. Je m’étais promis, plusieurs mois auparavant, de participer de nouveau à une course un jour. Dix années s’étaient écoulées depuis ma dernière participation à une course. Il ne s’agissait toutefois pas d’un défi ordinaire. Il ne suffisait pas d’atteindre le niveau d’aptitude physique nécessaire pour prendre part à la course ni de maîtriser l’équilibre et la cadence une fois installé dans la coque qui mesurait seulement onze pouces de largeur en son point le plus large. Je devais mener une guerre tous azimuts contre une maladie qui me dépossédait de mes aptitudes physiques, la maladie de Parkinson. C’était pour moi comme si j’allais à la conquête de l’Everest.

Au cours de l’été 2011, je suis allé consulter un médecin parce que j’avais de la difficulté à écrire à la main. J’avais aussi cessé de balancer le bras droit lorsque je marchais, une situation que j’avais initialement attribuée au stress lié à mon emploi. Jugeant que j’avais mauvaise mine, le médecin m’a dirigé vers la clinique de neurologie de l’Hôpital d’Ottawa en vue d’une évaluation. À la suite de tests qui me semblaient inhabituels, on m’a annoncé que j’étais bel et bien atteint de la maladie de Parkinson.

Au début, la maladie ne semblait pas avoir un effet très marqué, mais elle a éventuellement nui à ma démarche et au contrôle musculaire fin. Tous les documents que je lisais insistaient sur l’importance de l’exercice pour faire face à la maladie de Parkinson. J’ai commencé à faire de l’exercice avec sérieux, dans un centre de conditionnement physique sous la direction de mon physiothérapeute et en pratiquant les deux activités physiques qui me plaisaient le plus : la bicyclette et l’aviron.

Le médicament que je prenais était très efficace au début, mais j’ai éventuellement éprouvé des problèmes lorsque j’effectuais des exercices énergiques. Lorsque je faisais de la bicyclette, j’avais des problèmes d’équilibre et mes jambes ne suivaient pas la cadence de pédalage. Lorsque je faisais de l’aviron, j’éprouvais des troubles d’équilibre et je n’arrivais pas à maintenir la cadence de pagaie voulue. Cela se produisait lorsque je faisais de l’aviron en solo et aussi lorsque je faisais de l’aviron à bord d’un bateau à quatre rameurs, appelé quad, en compagnie de trois de mes compagnons d’aviron qui toléraient volontiers ma nouvelle réalité. J’avais de la difficulté à accepter ces déficiences. J’avais toujours été un fervent cycliste, utilisant ma bicyclette pour me rendre au travail depuis l’obtention de mon diplôme d’études supérieures jusqu’à ce que je déménage tellement loin de mon lieu de travail qu’il n’était plus pratique de m’y rendre à bicyclette. J’avais fait de l’aviron pendant presque aussi longtemps. Je tiens à préciser que je ne suis pas un athlète né ni une grande vedette de ces domaines d’activité, mais j’aimais ces deux sports. En raison de ma taille et de mon état, terminer une course en milieu de peloton était pour moi un bon résultat.

À la suite de l’apparition de la maladie, mes aptitudes en aviron se détérioraient constamment. Au début, je suis tombé du bateau deux fois, alors que cela ne m’était pas arrivé depuis près de trente ans. Mon équilibre était tellement instable à bord du bateau que je ne pouvais pas pratiquer l’aviron en toute sécurité sur la rivière des Outaouais, où se trouve l’Ottawa Rowing Club (club d’aviron d’Ottawa). J’ai éventuellement commencé à faire de l’aviron à l’occasion sur la rivière Madawaska, à une heure d’Ottawa, où les eaux sont plus calmes, moins profondes et plus propres. Même à cet endroit, je manquais toujours d’équilibre et je continuais d’avoir de la difficulté à ramer. Je continuais de circuler lentement et de manière instable lorsque je me déplaçais à bicyclette.

À l’automne 2014, mon neurologue m’a donné un médicament différent à mettre à l’essai lorsque je faisais de l’exercice. Ce médicament a été très efficace et je faisais de l’aviron et de la bicyclette comme si je n’avais jamais reçu de diagnostic de maladie chronique. J’ai vite été en mesure de retourner pratiquer l’aviron sur les eaux difficiles de la rivière des Outaouais et j’arrivais à exercer un meilleur contrôle et à atteindre une vitesse accrue lors de mes déplacements à bicyclette. On compare l’aviron à une combinaison de l’haltérophilie et du golf, car il exige la force requise pour l’haltérophilie et la finesse nécessaire au golf. L’aviron met à contribution le corps presque tout entier, et la technique ainsi que la cadence sont tout aussi importantes. La manipulation des avirons nécessite une série complexe de mouvements précis, sinon, on se retrouve à l’eau. Il m’a fallu déployer de sérieux efforts pour recouvrer l’aptitude à ramer, à plus forte raison à participer à des compétitions, et je dois remercier les nombreuses personnes qui m’ont aidé à cette fin. Rien de tout cela n’aurait été possible sans l’appui de mon physiothérapeute au centre de physiothérapie neurologique à Nepean, qui m’a aidé à me préparer, tant mentalement que physiquement, m’enseignant à apprécier ce que je pouvais faire plutôt que de m’attarder aux pertes que j’avais subies. Je remercie sincèrement la direction du club d’aviron d’Ottawa, qui m’a permis de ranger mon bateau dans sa remise à bateaux, alors que je ne pratiquais pas vraiment l’aviron assez souvent pour avoir droit à un tréteau, ainsi que les membres incroyablement aimables du club d’aviron Burnstown, qui m’ont invité à faire de l’aviron à partir de leurs quais et ont offert de m’accompagner lorsque je faisais de l’aviron, en cas d’accident.

Comme j’avais grandement amélioré mon rendement sur la rivière et les pistes cyclables, j’ai décidé de m’engager à participer à une course d’aviron de type « tête de rivière » (head race en anglais) à l’automne 2015. Lors d’une course de ce genre, les rameurs sont chronométrés pendant qu’ils rament sur une distance établie, comme dans le cas d’une course à pied de dix kilomètres. Pour me préparer, j’ai pratiqué l’aviron le plus souvent possible et lorsque je ne le faisais pas, je faisais souvent de la bicyclette; j’étais donc en assez bonne forme. Le jour de la course au club d’aviron Burnstown sur la rivière Madawaska River approchait. J’ai accepté de tenir le rôle d’arbitre aux régates (je suis arbitre agréé), j’allais donc me trouver sur les lieux de la course de toute façon. Je ressentais une vive agitation lorsque j’ai transporté mon bateau vers le parcours de la rivière Madawaska. Malgré les progrès que j’avais réalisés dans la lutte contre la maladie de Parkinson, je n’étais toujours pas capable de ramer comme je le faisais lorsque j’étais plus jeune. Au début, je semblais avoir perdu ma mémoire musculaire, mais elle semblait être revenue dernièrement. Mais cela serait‑il suffisant? J’étais terrifié à l’idée de mal paraître.

J’ai terminé la course. Ce n’était pas beau à voir, mais j’ai réussi. J’ai éprouvé des difficultés respiratoires au cours de la course de trois kilomètres et j’ai dû faire des pauses pour reprendre mon souffle. Néanmoins, cela représentait une victoire massive pour moi. Je n’ai pas remporté la course, mais je ne suis pas non plus arrivé dernier, et le processus m’a beaucoup apporté. C’est une réalisation qui me donnera la force et la volonté dont j’aurai besoin pour affronter les défis à venir à mesure que je continuerai d’être aux prises avec la maladie de Parkinson.

J’ai retenu d’importantes leçons au cours du processus. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent avoir une bonne qualité de vie, mais elles doivent lutter contre les effets débilitants de la maladie. Elles doivent continuellement faire de l’exercice, trouver une activité qui leur plaît et s’y adonner. L’important n’est pas de remporter la course, ou d’être le plus rapide à bicyclette, à la nage ou à la course à pied, mais de pratiquer ces activités. La victoire tient à l’exécution. Je suis convaincu que l’exercice me permet de passer une meilleure journée. En dernier lieu, établissez un objectif et constituez une équipe qui vous aidera à l’atteindre.