Archive for the 'Juin 2009' Category

Message de la rédaction

Voici le nouveau numéro de L’Actualité Parkinson en ligne!

Dans ce numéro, nous traiterons de l’équilibre qui est un facteur clé dans la maladie de Parkinson. Nous commencerons par examiner les études portant sur le sujet et les stratégies pour améliorer l’équilibre et la mobilité. Certains exercices nécessitent l’utilisation d’appareils électroniques, comme le iPod et les jeux vidéos; pour d’autres, il suffit d’avoir un maillot ou un slip de bain et d’avoir accès à une piscine.

Toutefois, qui dit équilibre, dit également vie équilibrée – concilier travail et vie de famille, consacrer du temps aux membres de sa famille et à ses amis, avoir des loisirs et voyager, faire du bénévolat dans la communauté. Dans notre article « témoignage », Marc Bellefeuille décrit comment la passion du sport s’inscrit dans les nombreuses facettes de sa vie.

La colonne portant sur la défense des intérêts des personnes atteintes de Parkinson traite de l’équilibre délicat qui doit être établi entre les différentes stratégies et tactiques utilisées afin de s’assurer que nos efforts ont un maximum d’impact, comme l’annonce, le 5 juin dernier, par le gouvernement fédéral de la tenue de la première étude pancanadienne sur les maladies neurologiques.

Nous félicitons notre premier gagnant « oiseau matinal » de la Grande randonnée Parkinson 2009. Le nombre de personnes qui se sont inscrites a atteint des records sans précédent. Si ce n’est pas déjà fait, nous vous invitons à vous inscrire maintenant.

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, de vos questions et de vos idées pour des d’articles. Ils sont toujours les bienvenus. Vous pouvez nous les faire parvenir à editor@parkinson.ca.

Bonne lecture.

Marjie Zacks
Rédactrice en chef

editor

Marchez au son de la musique!

Est-ce que le fait de marcher au son de la musique pourrait améliorer la démarche et l’équilibre des gens souffrant du Parkinson? C’est ce que Lesley Brown, professeure de kinésiologie à l’Université de Lethbridge aimerait savoir.

Directrice du Laboratoire de recherche sur l’équilibre à l’Université de Lethbridge, Mme Brown affirme que « l’un des plus grands défis de la marche, qui provoque de l’instabilité et des chutes, est une plus grande lenteur lorsque les gens atteints du Parkinson essaient de faire plusieurs tâches à la fois; par exemple, marcher et parler ou marcher et transporter quelque chose. Cela semble se faire au détriment de leur équilibre. Nous essayons de voir si la musique peut les aider à améliorer leur aptitude à faire plusieurs tâches à la fois. »

Lesley Brown, professeure agrégée, Kinésiologie, Université de Lethbridge

Lesley Brown, professeure agrégée, Kinésiologie, Université de Lethbridge

Dans sa petite étude de recherche, 40 personnes atteintes de Parkinson ont participé à un programme de marche, 30 minutes par jour à la maison, 3 fois par semaine pendant 12 semaines tout en écoutant au moyen d’un iPod des pièces du type de musique que ces personnes aiment, mais choisies de façon à correspondre à la cadence et au rythme de marche des participants. La capacité de marche était évaluée avant et après le programme de marche à la maison.

Les données de la recherche sont encore en train d’être colligées, mais elles montrent déjà des résultats prometteurs.

Comme prévu dans l’évaluation pré-test, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson marchaient plus lentement en écoutant de la musique sur un iPod que les gens dans le groupe témoin (non atteints de la maladie de Parkinson).

Cependant, après le programme de marche de 12 semaines, « les participants atteints du Parkinson pouvaient marcher en écoutant de la musique sans que cela ne nuise à leur cadence » affirme Mme Brown. « C’est excitant, car cela démontre que cette difficulté des patients à effectuer plusieurs tâches à la fois peut être atténuée avec de l’entraînement. »

Une autre découverte intéressante est que l’habileté des gens atteints du Parkinson à marcher tout en effectuant quelque chose qui n’est pas relié au mouvement – soit compter à l’envers – s’est aussi améliorée. « L’espoir est que cette amélioration puisse s’extrapoler à des situations quotidiennes à double-tâche », affirme Mme Brown. Elle croit que grâce à l’exercice, les participants avaient appris à distribuer leur attention à plus d’une tâche.

Les conclusions de l’étude laissent entendre que les physiothérapeutes pourraient recommander aux personnes atteintes du Parkinson de marcher en écoutant de la musique; cette activité agréable qui pourrait ajouter à leur routine d’exercices et servir de thérapie alternative et continue pour la gestion de la maladie.

Un autre segment de l’étude visait à évaluer l’habileté des participants à passer par-dessus des obstacles se trouvant sur leur chemin. Ces résultats ne sont toujours pas disponibles.

Entre-temps, Mme Brown déconseille aux gens qui utilisent un iPod pour la première fois de s’aventurer dans une rue piétonnière avec leur appareil. Elle précise que les patients doivent apprendre à marcher en écoutant de la musique dans un endroit calme afin de pouvoir surveiller leur sécurité, jusqu’à ce qu’ils se sentent confortables. Ensuite, ils pourront aller sur une voie piétonne.

L’étude de Mme Brown s’est déroulée à Lethbridge et Halifax, en collaboration avec M. George Turnbull, professeur de physiothérapie à l’Université Dalhousie et fondateur de la clinique de Parkinson des Maritimes. Elle fait partie d’une étude de recherche clinique à grande échelle se déroulant à l’Université de Calgary et qui a pour enquêteur principal, le Dr Bin Hu.

Les exercices aquatiques : la liberté de bouger

Patti Bishop, mise en forme aquatique

Patti Bishop, mise en forme aquatique

Par Patti Bishop, B.Sc.

Quand vous pensez entraînement en force musculaire, vous pensez sûrement gymnase, soulèvement de poids, tubes en caoutchouc et câbles. Mais il y a un autre endroit où les gens atteints de Parkinson peuvent avoir du plaisir, trouver la liberté et travailler sur leurs objectifs de mise en forme – l’eau! L’eau est un milieu fantastique pour un entraînement complet.

Voici 10 exercices aquatiques pour vous aider à avoir l’air plus grand et plus fort et à bouger plus librement.

Équilibre et muscles abdominaux

Laissez le mouvement continuel de l’eau vous aider à stimuler vos récepteurs d’équilibre et activer vos muscles abdominaux.

• Tenez-vous debout avec vos deux pieds joints et ramez avec vos mains en avant (bougez les mains d’un côté à l’autre comme pour lisser deux piles de sable).
• Tenez-vous sur une jambe et ramez avec vos mains en avant.
• Tenez-vous sur une jambe. Ramez avec la main opposée et levez l’autre main hors de l’eau.
• Faites cinq pas, arrêtez-vous et stabilisez-vous sur un pied ou les deux.
• Penchez-vous vers l’avant dans l’eau jusqu’à ce que vos pieds se soulèvent du plancher de la piscine. Poussez vos mains vers le bas et tirez vos genoux vers l’intérieur jusqu’à ce que vous puissiez ramener vos pieds en dessous de vous et levez-vous.

Résistance et entraînement de la force musculaire

Utilisez la résistance offerte par la densité de l’eau pour augmenter la puissance de votre entraînement et renforcer les muscles du dos.
• Tenez-vous debout avec vos pieds écartés l’équivalent de la largeur des hanches et les paumes ensemble vers l’avant. Poussez les bras loin l’un de l’autre comme si vous serriez quelqu’un dans vos bras. Projetez vos bras vers l’extérieur et joignez-les à nouveau ensemble, lentement.
• Tenez-vous debout avec vos pieds écartés l’équivalent de la largeur des hanches, les paumes vers le haut et les coudes sur vos côtés. Poussez vos mains dans l’eau jusqu’à ce que vos bras soient droits. Retournez vos mains lentement à la position de départ.
• Placez vos mains sur vos côtés et ramez dans l’eau pour garder l’équilibre. Laissez une jambe se lever à 45 degrés devant vous. Poussez-la vers le bas et légèrement derrière vous.

Amélioration de la démarche

Laissez la flottabilité de l’eau vous aider à lever vos jambes naturellement et à faire de plus grands pas. Faites travailler vos muscles fessiers alors que vous poussez chaque jambe vers le sol.
• Exercez-vous à marcher vers l’avant, à reculons et latéralement. Utilisez les lignes du fond de la piscine comme guide.
• Exercez-vous à commencer et à arrêter.

Conseils de santé et de sécurité

Chaussures. Portez des chaussures aquatiques offrant un bon soutien. Ils vous donneront de la traction et un meilleur équilibre sur le plancher de la piscine.
Mitaines. Essayez d’utiliser des mitaines de natation. Ils vous stabilisent dans l’eau, en augmentant la surface de vos mains, et offrent de la résistance qui vous aide à renforcer le haut du corps.
Partenaire. Entraînez-vous avec un partenaire. Cela vous aidera à vous sentir confortable et en sécurité dans l’eau.
Hydratation. Buvez beaucoup de liquides avant l’entraînement. Gardez une bouteille d’eau à proximité pour éviter la déshydratation, laquelle pourrait causer de l’étourdissement et de la fatigue.

Patti Bishop, B.Sc.est entraîneuse personnelle, au North Star Fitness Inc. qui est spécialisée dans l’entraînement avec les gens souffrant de troubles du mouvement.

Les jeux vidéo aident-ils les personnes atteintes de la maladie de Parkinson?

Beth Holloway, St-John’s, à Terre-Neuve

Beth Holloway, St-John’s, à Terre-Neuve

Beth Holloway a récemment organisé un tournoi de quilles Wii dans sa maison de St. John’s, à Terre-Neuve, avec six de ses amies aussi atteintes de la maladie de Parkinson. En outre, Beth pratique régulièrement un exercice de funambule à l’aide de sa planche d’équilibre Wii. « Je ne sais pas si ces jeux vidéo m’aident à garder l’équilibre, mais je m’amuse. Selon moi, tout ce qui aide une personne à bouger est positif », explique-t-elle.

Elle aurait raison si on en croit les recherches actuelles sur l’utilité des jeux Wii pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

• Recherche au Canada
• Recherche aux États-Unis

Recherche au Canada

Dans le cadre d’une petite étude de l’Université d’Ottawa, le Dr Louis E. Tremblay, professeur agrégé à l’École des sciences de la réadaptation, et quatre de ses étudiants de premier cycle en physiothérapie* ont conçu un programme d’activités de 45 minutes et ont demandé à des personnes de l’exécuter à la maison trois fois par semaine durant six semaines.
– 30 minutes de Wii Fit, en commençant par des positions simples de yoga, puis en progressant vers des jeux d’équilibre comme le slalom, le tremplin et les billes sur plateau
– 15 minutes de Wii Sports – quilles ou golf

« Le but du projet était de déterminer si l’utilisation de la console Wii et du jeu Wii Fit, avec sa planche d’équilibre, pouvait aider la réadaptation de personnes atteintes de la maladie de Parkinson », raconte Jean-François Esculier, un étudiant en physiothérapie récemment diplômé qui faisait partie de l’équipe de recherche.

« Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson sont normalement prises en charge par le système de santé quand elles en sont à un stade avancé de la maladie. L’étude visait à établir un programme pour aider les gens à prendre soin d’eux-mêmes et à ralentir le déclin des capacités fonctionnelles, comme les problèmes d’équilibre, dès le tout début. »

Les 20 sujets de l’étude ont été testées avant et après le programme de six semaines.
– Onze personnes étaient atteintes de la maladie de Parkinson : cinq femmes et six hommes dont l’âge moyen était de 62 ans et dont le score moyen de la fonction motrice était de 2,2 sur l’échelle d’évaluation unifiée pour la maladie de Parkinson (EEUMP) (une échelle allant de 0 à 5)
– Neuf personnes étaient en santé : quatre femmes et cinq hommes dont l’âge moyen était de 63,5 ans – certaines d’entre elles étaient des partenaires de participants atteints de la maladie de Parkinson

Voici un échantillon des résultats des participants atteints de la maladie de Parkinson :

Test Description Résultat après l’entraînement
     
Équilibre statique Se tenir debout sur une jambe Amélioration de 53 % pour la jambe gaucheAmélioration de 58 % pour la jambe droite
     
Assis-debout S’asseoir sur une chaise. Se lever, s’asseoir et répéter le plus souvent possible en 30 secondes Amélioration de 45 %
     
Version chronométrée du test du lever de chaise de Mathias D’une position assise, se lever et marcher sur trois mètres. Tourner et retourner s’asseoir Amélioration de 23 %
     
Index d’équilibre dynamique Une série de 13 tâches qui pemet d’évaluer une vaste gamme d’aptitudes à l’équilibre et à la mobilité Amélioration de 21 %
     
Vitesse de marche Mesure de la vitesse de marche sur 10 mètres Amélioration de 16 %
     
Plateforme de force Se tenir debout sur une plateforme pendant qu’un ordinateur mesure le mouvement du centre de gravité Aucune amélioration statistiquement significative

Jean-François Esculier fait remarquer qu’une amélioration globale de 55 % de la position sur une jambe est excellente puisqu’il faut se tenir sur une seule jambe lorsqu’on marche. En améliorant cette position, on obtient plus de stabilité. Le changement de 45 % dans le test assis-debout indique une amélioration à la fois de l’équilibre et de la force des jambes.

Il est intéressant de noter qu’au moment d’évaluer leur propre performance, les participants n’avaient pas l’impression d’avoir amélioré leur équilibre alors que les tests objectifs démontrent le contraire. Jean-François Esculier avance que cette sous-estimation pourrait être bénéfique aux participants, car elle pourrait leur éviter d’agir témérairement et d’augmenter les risques de chute. Les participants ont noté qu’ils marchaient un peu plus facilement qu’avant.

La facteur de plaisir est indiscutable : 83 % des participants ont apprécié et même beaucoup apprécié le programme d’activités. Les 17 % restants ont été plus modérés. Aucun participant n’a affirmé ne pas aimer le programme. En parlant avec les participants, plus tard après l’étude, les chercheurs ont constaté que ces derniers ont continué à utiliser la plateforme Wii parce qu’ils y éprouvaient du plaisir, qu’ils la trouvaient utile et qu’ils aimaient jouer aux jeux vidéos avec leurs petits-enfants.

Jean-François Esculier recommande aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson de consulter un physiothérapeute pour effectuer une évaluation de l’équilibre et de la mobilité avant d’entreprendre des exercices avec la console Wii. Les exercices d’équilibre de Wii Fit exigent de se tenir debout sur une planche d’équilibre, mais ceux de Wii Sports se pratiquent assis ou debout.

(*Les chercheurs étudiants étaient Patrick Bériault, Jean-François Esculier, Karine Gagnon et Joanie Vaudrin)

Recherche aux États-Unis

Au Medical College of Georgia, le Dr Nathan (Ben) Herz, professeur adjoint d’ergothérapie, et son collègue, le Dr John Morgan, professeur adjoint de neurologie et directeur du Centre d’excellence de la National Parkinson Foundation du Movement Disorders Program, effectuent également des recherches de pointe sur l’utilisation de la console Wii dans la maladie de Parkinson.

Le Dr Herz est venu au Canada, en mai dernier, pour donner des conférences présentées par la Société Parkinson du Sud de l’Alberta et la Société Parkinson du Sud-Ouest de l’Ontario.

Voici quelques points partagés par le Dr Herz avec le public canadien :

• la console Wii encourage la pratique d’exercices qui peuvent être significatifs et utiles;
• certains jeux peuvent même être utilisés pour la réadaptation afin d’améliorer les capacités fonctionnelles dans les activités quotidiennes, comme remplir un pot d’eau ou casser un oeuf;
Wii Sports, en particulier, sollicite de nombreuses parties du corps qui ont besoin de réadaptation;
• les jeux occupent les gens sans que ces derniers se rendent compte des bienfaits thérapeutiques;
• le succès des activités Wii est étroitement lié à la capacité des personnes d’intégrer leurs mouvements;
• les aspects physiques, cognitifs, psychologiques et sociaux du jeu avec la console Wii peuvent avoir des effets positifs sur la santé et le bien-être des participants.

Communiquez avec la Société Parkinson de votre région pour voir l’exposé du Dr Herz et la démonstration de la console Wii sur DVD.

Défense des intérêts

Yvon Trepanier

Yvon Trepanier

Par Yvon Trépanier, président du Comité national d’intervention

Une défense des intérêts efficace – une question d’équilibre

Une défense des intérêts efficace est une question d’équilibre qui mobilise de nombreuses personnes et comporte trois activités clés : le lobbying, l’utilisation des médias et l’action communautaire. Chaque activité touche un public différent et nécessite une planification et une réflexion attentives afin d’assurer des efforts coordonnés et un impact maximal.

Le lobbying est une activité qui cible directement les décideurs et qui a pour but d’influencer leur prise de décisions. Cette fonction est prise en charge par un organisme et appelle à la communication avec des politiciens élus, du personnel politique et des bureaucrates. Dans le cas de la Société Parkinson Canada, les cadres supérieurs et les bénévoles travaillent ensemble afin d’exercer des pressions auprès du gouvernement du Canada, des membres du Parlement et du Sénat et du personnel de la fonction publique fédérale afin d’obtenir du financement et des changements de politiques pour les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson.

Les décideurs du gouvernement tiennent compte des médias et ces derniers offrent un soutien bien mérité au lobbying. En même temps, une grande partie de la collectivité s’informe et peut donc se mobiliser pour la cause. Les organismes génèrent une couverture médiatique, mais il en va de même pour les intervenants locaux, individuels ou collectifs. Le courrier des lecteurs est une excellente façon de diffuser le message – et cela peut être fait de manière coordonnée, stratégique afin que nous ayons de la visibilité dans la collectivité et les journaux nationaux.

L’action communautaire est essentielle afin de faire connaître les enjeux à grande échelle. Elle donne une voix aux individus et permet aux politiciens élus d’être en contact direct avec leurs commettants. L’action communautaire amplifie les messages émis par l’organisme et rend le problème réel à travers l’expérience personnelle. Bien coordonnée, une campagne communautaire facilite la communication avec tous les représentants élus en même temps, créant ainsi un pôle d’attraction pour un problème précis à un moment précis.

La Société Parkinson Canada a un comité national de défense des intérêts actif composé de bénévoles et d’employés. Ce comité veille à ce que notre approche de défense des intérêts soit équilibrée et offre la possibilité à tous de participer. Jusqu’à présent, notre réseau national de porte-parole au niveau local s’étend à plus de 100 circonscriptions. Notre but est d’avoir au moins un bénévole dans chacune des 308 circonscriptions du Canada, et nous avons besoin de votre aide. Pour savoir comment vous pouvez nous aider à réaliser ce projet, visitez le PSC Advocacy Café.

Communiqué de presse – Le 5 juin 2009

► Le gouvernement du Canada annonce la toute première étude nationale sur les maladies neurologiques

► Les organismes caritatifs dans le domaine de la santé applaudissent l’investissement du Governement du Canada dans la recherche des maladies neurologiques

► Discours de Joyce Gordon à la conférence de presse pour l’annonce du financement de 15 millions de dollars accordé à OCNC

(De gauche à droite): Dernière rangée : Patrick Brown, député de Barrie; Femma Norton, Alliance Canadienne des Organismes sur les Tumeurs Cérébrales; Tim Irwin, Société Huntington du Canada; Derryn Gill, Spina Bifida & Hydrocephalus Association of Ontario; Rosie Wartecker, Fondation canadienne du syndrome de la Tourette; Janet MacMaster, March of Dimes Canada; Diane Gillespie, Fondation Médicale de Recherche pour la Dystonie-Canada; Yves Savoie, Société canadienne de la sclérose en plaques; Kent Bassett-Spiers, Fondation ontarienne de neurotraumatologie; Debbie Bezenkowski, Société Alzheimer du Canada. Première rangée : Catherine Sherrard, Dystrophie musculaire Canada; L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, Canada; Bobbi Greenberg, Société canadienne de la sclérose latérale amyotrophique; Inez Jabalpurwala, Fondation NeuroScience Canada; Joyce Gordon, Société Parkinson Canada.

(De gauche à droite):Dernière rangée : Patrick Brown, député de Barrie; Femma Norton, Alliance Canadienne des Organismes sur les Tumeurs Cérébrales; Tim Irwin, Société Huntington du Canada; Derryn Gill, Spina Bifida & Hydrocephalus Association of Ontario; Rosie Wartecker, Fondation canadienne du syndrome de la Tourette; Janet MacMaster, March of Dimes Canada; Diane Gillespie, Fondation Médicale de Recherche pour la Dystonie-Canada; Yves Savoie, Société canadienne de la sclérose en plaques; Kent Bassett-Spiers, Fondation ontarienne de neurotraumatologie; Debbie Bezenkowski, Société Alzheimer du Canada.Première rangée : Catherine Sherrard, Dystrophie musculaire Canada; L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, Canada; Bobbi Greenberg, Société canadienne de la sclérose latérale amyotrophique; Inez Jabalpurwala, Fondation NeuroScience Canada; Joyce Gordon, Société Parkinson Canada.

 

L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, Canada et Joyce Gordon, Président et chef de la direction de la Société Parkinson Canada

L’honorable Leona Aglukkaq, ministre de la Santé, Canada et Joyce Gordon, Président et chef de la direction de la Société Parkinson Canada

Témoignage

L’importance de se garder occupé

Par Marc Bellefeuille

Vers la fin de l’année 2006, j’ai remarqué que quelque chose n’allait pas, particulièrement lorsque je courais. J’ai toujours essayé de garder la forme en pratiquant un ensemble d’activités sportives – course, hockey, ski de fond et bicyclette. En fait, les sports occupent une place importante dans ma socialisation avec mes amis. Alors, lorsque j’ai commencé un nouvel emploi au début de 2007, j’ai été heureux de découvrir que certains de mes collègues adoraient courir aussi.

Cependant, lorsque nous allions courir pendant l’heure du repas, plusieurs fois par semaine, j’ai commencé à cacher le fait que ma jambe devenait raide à peine 7 minutes après que nous ayons commencé à courir. Et en retournant au bureau, j’essayais de camoufler mon boitement. En plus de ces subtils changements physiques, je trouvais de plus en plus difficile d’entretenir des conversations lors d’activités sociales et d’affaires.

Dans ma quête pour tenter de trouver ce que j’avais, je suis allé consulter un physiothérapeute, un chiropraticien et, finalement, mon médecin de famille. Il m’a envoyé passer des rayons-X et des IRM. Les résultats ont tous été négatifs. Puis, en octobre 2007, j’ai eu un rendez-vous avec un spécialiste de l’électromyographie* qui m’a aiguillé vers le Dr David Grimes à l’hôpital d’Ottawa. En novembre 2007, à l’âge de 45 ans, j’ai reçu le diagnostic de la maladie de Parkinson.

Ma première réaction a été une sorte de déni. Je cherchais sans arrêt sur Internet pour tenter de découvrir si quelque chose d’autre causait mes symptômes jusqu’à ce que quelqu’un me dise : « Et si tu découvres que c’est une autre maladie, que feras-tu alors? ». Cette remarque m’a conduit à accepter le diagnostic.

J’ai assisté à ma première rencontre de groupe de soutien en janvier 2008 et je me suis présenté sans trop savoir quoi dire, mais j’écoutais les discussions. Lors de la rencontre suivante, j’avais la présentation parfaite. Ma femme, Tracy, m’a fait remarquer les similitudes entre Michael J. Fox et notre famille. En plus d’avoir le Parkinson en commun, nos femmes ont le même nom, nos garçons adolescents ont le même nom et nous sommes tous deux pères de jumelles. Ces similarités m’ont bien servi dans ma présentation lors de l’événement « Perspectives on Parkinson » à Ottawa.

En rétrospective, l’année 2008 en a été une d’ajustements. En effet, j’ai finalement trouvé un cocktail stable de médicaments et j’ai réussi à surmonter la difficulté de devoir annoncer mon diagnostic à ma famille et mes amis.

Grâce au soutien de nouveaux amis atteints de Parkinson et de mon noyau d’amis que je vois régulièrement, ma famille continue d’avancer. Tracy et moi avons même essayé quelque chose de nouveau : la danse de salon! En mai 2009, notre famille a participé à la fin de semaine des courses d’Ottawa, une course de 5 kilomètres où, avec l’aide d’amis, nous avons recueilli des fonds pour les Partenaires investisseurs dans la recherche sur le Parkinson.

À travers tout cela, je me rappelle l’importance de rester occupé. Mon travail dans le domaine de la technologie de l’information en est une composante clé. Je me considère chanceux d’être encore capable de faire la plupart des choses que je faisais il y a cinq ans, bien que j’aie dû m’adapter. Certains jours, je trouve difficile de continuer, mais je me souviens du conseil d’un ami et je me promets de ne pas laisser cette maladie définir qui je suis.

(*Un spécialiste de l’électromyographie utilise un électromyographe, un appareil complexe pour tester les muscles et les nerfs.)

Marc Bellefeuille et sa famille à la fin de semaine des courses d’Ottawa 2009, recueillant des fonds pour la recherche sur le Parkinson.

Marc Bellefeuille et sa famille à la fin de semaine des courses d’Ottawa 2009, recueillant des fonds pour la recherche sur le Parkinson

Demandez conseil

Neera Garga, B.Sc., Physiothérapie, est une physiothérapeute consultante pour la Société de Parkinson du Sud de l’Alberta

Neera Garga, B.Sc., Physiothérapie, est une physiothérapeute consultante pour la Société de Parkinson du Sud de l’Alberta

Équilibre et mobilité chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson

Neera Garga, B.Sc., Physiothérapie

Physiothérapeute consultante, Société de Parkinson du Sud de l’Alberta

Pourquoi l’équilibre devient-il plus problématique avec l’âge?

À mesure que nous vieillissons, nous cessons d’explorer notre environnement de la même façon que nous le faisions lorsque nous étions enfants. Par exemple, nous ne faisons plus le poirier ni ne nous balançons sur des balançoires. Mais ces activités forcent le cerveau à intégrer divers types d’information; alors lorsqu’un enfant trébuche, c’est facile pour lui de reprendre son équilibre. Cependant, lorsqu’un adulte trébuche, l’influx d’information peut surcharger le cerveau et il perd l’équilibre.

Cela signifie-t-il que la difficulté de se relever après une chute n’est pas nécessairement un problème mécanique?

Ce n’en est pas un. Cela survient parce que le cerveau n’a pas intégré l’information assez rapidement pour répondre de façon appropriée.

Comment la physiothérapie peut-elle aider à améliorer l’équilibre et la mobilité des personnes atteintes de la maladie de Parkinson?

Les gens atteints de Parkinson et d’autres maladies neurologiques causant de la faiblesse ou des changements posturaux sont souvent limités dans leurs mouvements. Une fois que cela se produit, il devient difficile pour eux d’explorer d’autres types de mouvements, et, laissés à eux-mêmes, certains ne le feront jamais. Un physiothérapeute peut leur recommander des exercices qui forcent leur corps et leur cerveau à expérimenter différents scénarios qu’ils ne tenteraient jamais de leur propre chef. Le physiothérapeute peut les aider à rééduquer leurs cerveaux de façon qu’ils puissent réagir plus rapidement lorsque leur équilibre est perturbé.

Comment cette rééducation de l’équilibre fonctionne-t-elle?

L’équilibre est une relation harmonieuse entre
• le système visuel, qui reçoit l’information par les yeux;
• le système proprioceptif, qui capte l’information provenant des récepteurs des articulations et qui dit à votre cerveau si sous êtes en alignement ou pas;
• le système vestibulaire, qui est situé dans l’oreille interne et qui prend en compte la position de l’œil et de la tête.

Parce que la vision a habituellement priorité, la plupart des gens ont sous-exploité l’un des deux autres systèmes ou les deux. Cependant, si vous pouvez améliorer l’utilisation des systèmes inexploités vous pouvez obtenir de bons résultats.

Essayez cet exercice simple. Debout devant un comptoir, reposez légèrement vos mains dessus et fermez les yeux. Comment vous tenez-vous sur vos pieds sans chanceler? C’est votre système proprioceptif qui s’en charge. Si vous êtes en déséquilibre, il prévient le cerveau, qui, à son tour, alerte les muscles qui eux vous remettent en alignement. Votre vision ne fait pas son travail habituel de superviseur, les autres systèmes doivent donc prendre la relève.

Lorsque les gens atteints de Parkinson effectuent ce genre d’exercice régulièrement, la prochaine fois qu’ils éprouveront un léger déséquilibre, qu’ils seront heurtés ou qu’ils trébucheront sur le bord d’un trottoir, leurs voies cerveau-muscle-propriorécepteur sont susceptibles de répondre plus rapidement parce qu’ils se seront entraînés à intégrer les différents segments d’information.

Comment la physiothérapie contribue-t-elle à aider la posture?

Au fil du temps, plusieurs personnes atteintes de Parkinson développent une posture voûtée dans laquelle leur centre de gravité est à l’avant du corps plutôt qu’au-dessus des pieds. Une bonne routine de physiothérapie devrait inclure à la fois des exercices pour renforcer les muscles le long du dos et contrebalancer la tendance à se pencher vers l’avant et des exercices pour étirer les muscles du devant du corps qui ont tendance à se contracter lorsqu’une personne est voûtée.

Quelle quantité d’exercices faut-il faire?

Établissez des objectifs réalistes. Effectuer 20 minutes d’exercices par jour de façon régulière est préférable à une séance occasionnelle de 45 minutes. En fait, les exercices devraient être vus comme une stratégie de gestion du Parkinson. Ils peuvent grandement améliorer la qualité de vie, l’équilibre ainsi que la marche; mais si vous ne les faites pas régulièrement, vous en perdrez tous les bienfaits. Certains de mes clients affirment que les exercices leur donnent la sensation de contrôler leur maladie.

Qu’est-ce qu’une personne atteinte de Parkinson devrait rechercher chez un physiothérapeute?

Si vous cherchez un physiothérapeute, demandez à la clinique quel est le degré d’expérience ou de compétence des physiothérapeutes à l’égard de la maladie de Parkinson.


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
December 2014
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