Chelsie Kadgien s’efforce de localiser le gène responsable du transport

Chelsie Kadgien
Chelsie Kadgien

La détermination des fonctions de certains gènes est l’une des étapes cruciales dans la recherche des causes de la maladie de Parkinson. À l’Université de la Colombie‑Britannique, la spécialiste des neurosciences Chelsie Kadgien se concentre sur un gène en particulier appelé le gène VPS35 qui, à l’issue de mutations, est à l’origine de la survenue tardive de la maladie de Parkinson.

L’étudiante au doctorat, Chelsie Kadgien, étudie, à l’aide d’une mince couche de cellules cérébrales placées dans un tube à culture, la fonction de la protéine cellulaire VPS35. Jusqu’à présent, elle et ses collègues sont d’avis que ce gène joue un rôle dans le transport des protéines dans les cellules cérébrales. Certaines des autres protéines que la protéine VPS35 transporte sont d’importants maillons du réseau de communication des cellules cérébrales – une fonction cruciale qui préserve la santé des cellules et de tout le cerveau. 

« Les neurones reçoivent une quantité idéale de communications transmises par les autres cellules » mentionne Mme Kadgien. Si les cellules cérébrales ne reçoivent pas suffisamment de communications, elles peuvent mourir. Si elles en reçoivent trop, elles utilisent tellement d’énergie pour interpréter ces communications qu’elles peuvent s’épuiser, d’où la possibilité qu’elles meurent.

Mme Kadgien croit que les cellules cérébrales qui renferment des formes mutantes de la protéine VPS35 ont un trop grand nombre de récepteurs à la surface, ce qui explique qu’elles reçoivent trop de communications. Si elle peut confirmer sa théorie à l’aide de cultures cellulaires mais aussi de modèles animaux, elle ouvrira des horizons pour de nouveaux médicaments qui pourraient perturber ou corriger cette voie de communication cellulaire dans le cerveau qui entrave la communication et tue les cellules cérébrales.

« Nous voulons comprendre comment cette mutation particulière influe sur les cellules » déclare‑t‑elle. « Idéalement, nous aimerions découvrir une bonne cible aux fins d’une intervention thérapeutique. » Dans le cadre du Programme national de recherche de la SPC, une bourse d’études supérieures, d’une valeur de 30 000 $ et versée sur une période de deux ans, a récemment été accordée à M me Kadgien, ce qui lui permettra de financer son projet de recherche.

Mme Kadgien s’intéresse à la maladie de Parkinson depuis qu’elle a interrogé des personnes souffrant de démence et leurs aidants dans le cadre de sa participation à une étude réalisée en Colombie‑Britannique portant sur des médicaments visant à soigner des maladies neurodégénératives. « J’étais réellement frustrée parce que je ne pouvais pas venir en aide à ces personnes » affirme‑t‑elle. « Elles me téléphonaient pour que je leur fournisse quelque espoir et je n’avais rien à leur offrir. »

Mme Kadgien a donc décidé de faire porter ses efforts sur la recherche biologique en vue de trouver une solution. Étant donné que l’une de ses grands‑mères et l’un de ses grands‑pères souffrent de formes de démence différentes, elle a également pu voir de ses propres yeux les conséquences de celles‑ci.
« Je trouve cela très motivant » indique‑t‑elle.

Renseignez‑vous sur les quatorze autres chercheurs auxquels une bourse du Programme national de recherche de la SPC a été attribuée cette année. 

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