Criblage des substances chimiques qui pourraient aider à maintenir en bonne santé les cellules cérébrales.

Dr Siegfried Hekimi
Professeur Siegfried Hekimi

Les mitochondries, ces organites cellulaires qui produisent de l’énergie, sont essentielles au maintien en santé et au bon fonctionnement des cellules. Les chercheurs savent que la défectuosité des mitochondries est une caractéristique commune à plusieurs maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer.

À l’Université McGill, le professeur Siegfried Hekimi focalise sa recherche sur une molécule appelée ubiquinone, également connue sous le nom de co‑enzyme Q (CoQ). M. Hekimi, qui est généticien, sait que les mitochondries ont besoin de l’ubiquinone pour produire de l’énergie et maintenir en santé les cellules. Il sait également que les pathologistes ont constaté de faibles niveaux d’ubiquinone dans les cerveaux de certaines personnes décédées qui étaient atteintes de la maladie de Parkinson.

M. Hekimi émet l’hypothèse que si les chercheurs pouvaient trouver un moyen d’augmenter la quantité d’ubiquinone dans les cellules, ou de stimuler l’efficacité de l’ubiquinone encore présente dans les cellules endommagées, il serait possible d’améliorer le fonctionnement des mitochondries. Un supplément d’ubiquinone pourrait même favoriser la réparation des cellules endommagées.

« Les mitochondries sont le point faible des cellules cérébrales vieillissantes » affirme M. Hekimi. « À l’heure actuelle, nous ne savons pas si le renforcement de la fonction mitochondriale permettra de traiter la maladie mais … cela permettrait assurément d’atténuer les symptômes. »

M. Hekimi et son équipe ont mis au point un outil de criblage des substances chimiques afin d’observer leur effet sur l’ubiquinone. Une fois qu’ils ont administré la substance chimique à des cellules mises en culture dans une boîte de Petri, ces dernières changent de couleur selon que la substance chimique renforce l’ubiquinone et garde les cellules vivantes, ou que ces cellules meurent.

Plus M. Hekimi et ses étudiants obtiendront de résultats positifs à l’issue de l’administration des composés mis à l’essai, plus ils ouvriront des voies sur la découverte de médicaments.

La recherche revêt dorénavant un aspect d’autant plus personnel pour M. Hekimi que son ancien directeur de thèse, qui habite en Angleterre, souffre de la maladie de Parkinson.

La recherche du professeur Hekimi est financée par une subvention de 45 000 $ dans le cadre d’un projet pilote d’un an au titre du programme de recherche de Parkinson Canada. Pour connaître d’autres projets de recherche financés par le Programme, visitez le site www.parkinson.ca

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