Des chercheurs de Parkinson Canada qui mettent toute leur énergie à améliorer des vies aujourd’hui et à trouver un remède demain

Anita Abeyesekera, candidate au doctorat, cherche à comprendre comment les personnes atteintes de la maladie de Parkinson entendent leur propre voix pour mieux saisir quels sont les facteurs responsables du trouble de la parole associé à la maladie.

Dr Michael Schlossmacher, clinicien-chercheur, et Anita Abeyesekera, candidate au doctorat, travaillent tous deux à améliorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et à enrichir nos connaissances en vue d’une intervention qui nous permettra, un jour, de mettre fin à la maladie. Qu’ils soient des experts établis ou en début de carrière, les chercheurs spécialistes de la maladie de Parkinson comptent sur le financement du programme de recherche de Parkinson Canada pour mettre à l’essai de nouvelles théories menant à des études de plus grande envergure et découvrir un élément critique de cette énigme qu’est la maladie de Parkinson.

À l’Hôpital d’Ottawa et à l’Université d’Ottawa, Dr Schlossmacher et ses collègues testent les cinq éléments de son nouvel outil de pointage PREDIGT, qui pourraient servir à déterminer quels adultes en santé sont les plus susceptibles de développer la maladie de Parkinson à un âge plus avancé. Il s’agit des cinq éléments suivants : facteurs génétiques propres à la maladie de Parkinson, exposition à des facteurs environnementaux, interactions entre les deux qui déclenchent des changements de tissu durables, sexe et temps.

Une subvention de projet pilote de 45 000 $ sur une année du programme de recherche offerte par Parkinson Canada lui permettra à lui et à cochercheurs, Dr Tiago Mestre et Dr Doug Manuel, de valider le pointage PREDIGT, qui pourrait être utilisé dans des essais cliniques plus importants.

« La validation du pointage PREDIGT aurait plusieurs incidences, explique Dr Schlossmacher. La prévision exacte de la maladie de Parkinson en fonction d’un pointage facile à calculer nous aiderait à repérer les personnes à risque et à mettre davantage l’accent sur les facteurs qui prédisposent les gens à la maladie afin de modifier ces facteurs. Cette information pourrait à son tour orienter les essais futurs qui visent à prévenir la maladie. Ultimement, nous entrevoyons aider les médecins et les infirmières à repérer et à conseiller les personnes à risque et à en prendre soin en recourant à des interventions appropriées. »

À l’Université Western de London, les travaux de recherche d’Anita Abeyesekera pourraient mener à de nouveaux traitements pour les personnes atteintes de troubles de la parole associés à la maladie de Parkinson. La faiblesse de l’intensité de la voix, aussi appelée hypophonie, est le trouble de la parole le plus fréquent chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Elle cherchera à savoir si le trouble de la parole est associé au traitement anormal de ce qu’entend une personne dans le processus de la parole (ce qu’on appelle le déficit de l’intégration sensorimotrice). Elle modifiera la façon de parler des participants et analysera leur réponse à la rétroaction pour déterminer comment cela contribue à une faible intensité de la voix et à d’autres symptômes.

Dr Michael Schlossmacher valide des éléments de son nouvel outil de pointage PREDIGT, qui pourrait servir à déterminer qui est susceptible de développer la maladie de Parkinson.

Une bourse d’études supérieures de 30 000 $ sur deux années offerte par le programme de recherche de Parkinson Canada permet à Anita Abeyesekera de poursuivre ses recherches, ce qui contribuera à notre compréhension de la maladie de Parkinson, particulièrement de l’importance des systèmes sensoriels dans les troubles de la parole. Si sa théorie est confirmée, cela pourrait mener à de nouveaux traitements visant à améliorer la parole et la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Ce qui nous passionne, nous, les chercheurs, lance Anita Abeyesekera, c’est d’améliorer les traitements pour le bienfait immédiat des personnes atteintes d’une maladie chronique et, à long terme, de découvrir un remède. »

Parkinson Canada a des attentes élevées à l’égard des 25 chercheurs qui recevront de nouvelles subventions, bourses de recherche et bourses d’études au cours des deux prochaines années. Chacun d’eux nous permettra de mieux comprendre la maladie de Parkinson, une maladie cérébrale complexe, et chacun d’eux interprétera et communiquera ses connaissances à d’autres chercheurs et professionnels de la santé. Les chercheurs qui reçoivent des bourses de recherche clinique traiteront également des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Bon nombre d’entre eux poursuivront leurs liens avec la collectivité Parkinson au Canada.

Parkinson Canada est fier d’offrir 25 nouvelles subventions, bourses de recherche et bourses d’études* depuis septembre 2017. Celles-ci représentent une somme totale de 1 323 369 $ qui sera consacrée au soutien de nouveaux projets de recherche au Canada au cours des deux prochaines années. En incluant les neuf bourses de recherche qui en sont à leur deuxième année et les 25 nouveaux projets, le programme de recherche de Parkinson Canada investira 1 643 369 $.

Les nouvelles bourses sont réparties comme suit :

  • 10 bourses pour projet pilote
  • 3 bourses pour nouveaux chercheurs
  • 3 bourses de recherche fondamentale
  • 1 bourse de recherche clinique sur les troubles du mouvement
  • 1 bourse de recherche clinique
  • 7 bourses d’études supérieures

Le programme de recherche de Parkinson Canada a financé 528 projets de recherche, totalisant plus de 27 millions de dollars, depuis 1981.

Une liste détaillée des chercheurs de 2017-2019, des titres de leurs projets, de leurs affiliations et des montants accordés est accessible à www.parkinson.ca.

Parkinson Canada est le plus important bailleur de fonds non gouvernemental en matière de recherche sur la maladie de Parkinson au Canada. Les donateurs alimentent l’investissement dans des projets scientifiques qui touchent la plupart des aspects de la maladie, comme les causes, les complications, les troubles cognitifs, les biomarqueurs, la neuroprotection et la qualité de vie.

À propos du programme de recherche de Parkinson Canada

Depuis 1981, le programme de recherche de Parkinson Canada a investi plus de 27 millions de dollars dans des recherches qui ont permis d’approfondir notre connaissance de la maladie de Parkinson. Le programme investit dans ce qui suit :

  • des travaux de recherche canadiens novateurs et de grande qualité par des chercheurs établis et de la relève;
  • des recherches au stade de la découverte où les chercheurs mettent à l’essai de nouvelles théories et poursuivent de nouvelles pistes prometteuses;
  • des chercheurs en début de carrière, afin de former la nouvelle génération de spécialistes de la maladie de Parkinson;
  • des travaux de recherche originaux pour renforcer la capacité et promouvoir la créativité des chercheurs et mobiliser un plus grand nombre d’entre eux;
  • la formation spécialisée permettant aux cliniciens d’offrir des soins de grande qualité aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Le programme de recherche de Parkinson Canada porte un intérêt aux troubles connexes comme l’atrophie multisystématisée (AMS), la maladie de Steele-Richardson et d’autres symptômes parkinsoniens, et à l’incidence de ces maladies sur la société.

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