Diagnostic des formes rares de la maladie de Parkinson

Sarah Coakeley
Sarah Coakeley

Les médicaments permettent de contrôler les symptômes de la plupart des personnes qui souffrent de la forme classique de la maladie de Parkinson. Ces médicaments ne sont toutefois pas aussi efficaces pour traiter au moins deux autres affections cérébrales évolutives présentant les mêmes symptômes – mais les chercheurs ne sont toutefois pas encore en mesure d’opérer une distinction entre les maladies.

Au Centre de santé mentale et de toxicomanie de l’Université de Toronto, la spécialiste des neurosciences Sarah Coakeley se sert de la technologie d’imagerie pour mettre au point un test diagnostic permettant de détecter la paralysie supranucléaire progressive, ou PSP. Mme Coakley a reçu un montant de 30 000 $ sur deux ans dans le cadre d’une bourse d’études supérieures, Porridge for Parkinson’s (Toronto), du Programme de recherche Parkinson Canada pour le financement de ses travaux de recherche.

La PSP est l’une des maladies rares qui influent sur les mouvements et peut, dans un premier temps, être confondue avec la maladie de Parkinson. L’état de santé des personnes souffrant de PSP se détériore cependant plus rapidement que celui des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et la thérapie de remplacement de la dopamine ne permet pas de contrôler longtemps leurs symptômes.

Mme Coakeley, une étudiante à la maîtrise, se sert de la technologie d’imagerie médicale (tomographie par émission de positrons ou TEP) pour étudier les cerveaux des personnes souffrant de la maladie de Parkinson, des personnes saines et des personnes ayant déjà reçu un diagnostic de PSP ou d’atrophie multisystématisée, une autre maladie rare. Les participants à l’étude reçoivent une injection de colorant spécial qui se lie avec les protéines cérébrales tau qui s’agglomèrent dans les cellules cérébrales des personnes atteintes d’une de ces maladies neurodégénératives.

Mme Coakeley espère établir une corrélation entre la quantité de colorant qui se lie à la protéine tau dans le cerveau des personnes faisant partie des divers groupes participant à son étude. Si ces protéines s’accumulent en plus grande quantité dans les cerveaux des personnes souffrant de paralysie supranucléaire progressive, comme elle le suspecte, le test d’imagerie faciliterait le diagnostic de cette maladie.

« De leur sorte, le pronostic sera plus précis et il se sera possible de se préparer à la progression rapide de la maladie » déclare-t-elle.

Lorsqu’elle était étudiante et travaillait bénévolement à la clinique d’IRM, Mme Coakeley était emballée par la puissance de la technologie d’imagerie médicale. Dorénavant, elle est fascinée par les histoires des gens avec lesquels elle travaille.

« Avant de recevoir des patients dans le cadre de mon projet, je ne m’étais pas rendue compte de l’importance de ces consultations et de la bonne volonté de ces personnes à participer à des projets de recherche ne comportant pas d’avantages pour elles mais qui pourraient être bénéfiques pour d’autres personnes à l’avenir » déclare Mme Coakeley. « C’est ce qui me motive vraiment » précise-t-elle.

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