Du rire, des chansons et de bonnes actions ont valu un prix à David Simmonds

David Simmonds, standing, with Earl Bakken
David Simmonds, debout, et Earl Bakkenn

David Simmonds offre à sa collectivité sa musique et son humour et redonne de l’espoir aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Pour souligner sa générosité, on lui a décerné le prix Bakken, comprenant un voyage à Hawaï le mois dernier et un don de 20 000 $ US à l’organisme de bienfaisance de son choix. David a choisi de verser cette somme à Parkinson Canada. Il est l’un des 12 lauréats sélectionnés parmi plus de 200 candidats du monde entier.

« L’humour est une source d’inspiration pour les autres; il aide les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui sont craintives et les personnes non atteintes à mieux comprendre les défis posés par la maladie », affirme David. Il souligne également que les réalisations et la persévérance des personnes atteintes d’un trouble médical leur valent souvent d’attirer l’attention et de récolter des éloges. « Les personnes qui ne doivent pas être oubliées sont celles qui nous accompagnent : les aidants naturels. Ce sont les vraies vedettes », ajoute-t-il.

Il y a 23 ans, à l’âge de 39 ans, David a reçu le diagnostic de maladie de Parkinson sous sa forme précoce, puis il a subi une intervention chirurgicale appelée stimulation cérébrale profonde (SCP) il y a cinq ans. Une fois ses symptômes stabilisés, il a profité d’une nouvelle liberté de mouvement. « Je n’avais plus besoin de trouver des stratégies pour répondre à mes besoins fondamentaux. Est-ce que j’allais d’abord prendre une pilule, ouvrir l’armoire pour prendre un verre ou déterminer quel robinet ouvrir pour avoir de l’eau? explique-t-il. De la sorte, mon niveau de fonctionnement de base était bien plus élevé qu’avant. »

Néanmoins, le long voyage à destination de Hawaï peut être exténuant pour n’importe qui, pas seulement pour une personne atteinte de la maladie de Parkinson. « Le voyage à Hawaï était une épreuve que je ne croyais pas vouloir surmonter, mais j’ai réussi à passer à travers », précise David. Son épouse, la Dre Michelle Simmonds, a fait le voyage en sa compagnie, puis sa fille Erica, âgée de 33 ans et résidant à Vancouver, les a rejoints là-bas. David a également un fils de 31 ans, Jeremy, qui vit à Ottawa.

Bien que les activités liées à la remise du prix aient été planifiées sur trois jours, les membres de la famille ont prolongé d’une semaine leur séjour dans ce paradis tropical jouissant d’une température quotidienne clémente de 80 °F. Ils ont visité divers points d’intérêt, notamment le parc national des Volcans. Cependant, ce qui a marqué le plus David, c’est d’avoir rencontré les autres récipiendaires. « Tous semblaient en excellente santé et avaient accompli des choses remarquables depuis qu’ils portaient des dispositifs médicaux. »

Le port d’un dispositif médical est l’une des conditions requises pour pouvoir bénéficier de l’invitation Bakken lancée par la société Medtronic afin de rendre hommage à l’héritage d’Earl Bakken, le cofondateur de Medtronic, qui s’est dévoué à la cause humanitaire et a incité les autres à contribuer à leur collectivité durant les années de vie « supplémentaires » dont ils jouissent grâce aux technologies médicales. « Vivre et donner » est le slogan du prix.

Il ne fait aucun doute que David a beaucoup donné à la communauté Parkinson. Il a présidé la Société Parkinson Canada et a favorisé le regroupement des organismes indépendants de lutte contre la maladie de Parkinson au sein d’un organe fédérateur leur permettant de parler d’une seule voix à l’échelon national.

Mme Debbie Davis, vice-présidente et directrice générale d’Ontario de Parkinson Canada, a fait le commentaire suivant au sujet de David : « Grâce à un travail sans relâche, David s’est rendu dans toutes les régions du Canada pour rencontrer d’autres bénévoles et faire valoir l’importance du travail en collaboration de tous les organismes pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Par ce travail inspirant, David a montré qu’il était possible de mettre à profit sa passion et son engagement envers sa collectivité tout en vivant bien avec la maladie de Parkinson. »

Mme Joyce Gordon, présidente et directrice-générale de Parkinson Canada, renchérit en ces termes : « C’était la vision de David de regrouper en 2008 tous les organismes caritatifs s’intéressant aux maladies neurologiques au Canada pour former une coalition appelée Organismes caritatifs neurologiques du Canada (ONCC.) Ce groupe a obtenu 15 millions dollars pour mener l’Étude nationale de la santé des populations relative aux maladies neurologiques, la première du genre au Canada, qui a été publiée en 2014. »

Outre ces contributions remarquables, David a témoigné à maintes reprises devant des groupes de travail gouvernementaux sur des questions relatives à la santé et fait part à de nombreux publics de son parcours en tant que personne atteinte de la maladie de Parkinson. En reconnaissance de ses contributions, Parkinson Canada a créé le prix du leadership David Simmonds et a fait sienne la chanson qu’il a composée intitulée I won’t see darkness, I’ll see light.

David Simmonds, second from left, standing, with the other 2015 Bakken honourees and Earl Bakken, seated, centre.
David Simmonds, deuxième à partir de la gauche, debout en compagnie des autres récipiendaires du Prix Bakken 2015 et de Earl Bakken, assis au centre.

En effet, David est également musicien et chroniqueur. Avant de prendre sa retraite en 2000, David pratiquait le droit à Ottawa. Son épouse Michelle était médecin. Ils ont quitté la capitale nationale et ont déménagé à Wellington, un village de 1 700 personnes dans le comté de Prince Edward, sur les rives du lac Ontario. C’est un endroit pittoresque comptant des secteurs urbains et ruraux. Les Simmonds ont tout de suite plongé dans la vie de leur nouvelle collectivité.

À présent, Michelle et David font partie d’un groupe musical appelé Station Road qui participe à des activités caritatives communautaires, et David chante ses propres chansons à micro ouvert un peu partout dans le comté de Prince Edward. « J’ai toujours aimé la musique, mais je ne m’y étais pas vraiment consacré avant ma retraite », mentionne-t-il. Sjef Frenken, un ami d’Ottawa, et lui sont en voie de produire un CD contenant 32 chansons qui sont le fruit de leur collaboration et dont David a écrit les paroles.

De surcroît, David rédige une chronique humoristique pour le Wellington Times. Au total, il a écrit environ 250 chroniques qui sont rediffusées sur le site www.grubstreet.ca. Dans une chronique récente, il faisait état de la possibilité que l’Agence du revenu du Canada donne du style à ses envois annuels de formulaires de déclaration d’impôt en s’inspirant des efforts de commercialisation directe du Reader’s Digest. Pour savourer d’autres plaisanteries de David, consultez le site Web www.wellingtontimes.ca.

Si vous souhaitez entendre quelques-unes des chansons de David, sachez que nous remettrons  gratuitement un exemplaire de son CD intitulé The Parlour Recordings : Serious, Sad, Silly & Spiritual Songs aux dix premiers lecteurs qui commenteront l’article. Si vous faites un commentaire, veuillez également nous communiquer votre adresse postale à l’adresse communications@parkinson.ca pour que nous puissions vous faire parvenir votre CD.

Comments

comments