Les investissements du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada dépassent 25 millions de dollars

Louis-Éric Trudeau
Louis-Éric Trudeau

Dans la foulée de la récente annonce des bourses de recherche financées par la Société Parkinson Canada (SPC) pour la période 2015-­2017, l’investissement de l’organisme dans son Programme national de recherche (PNR) a dépassé le montant de 25 millions de dollars. Le programme s’est beaucoup bonifié depuis l’octroi de la première bourse de recherche de 150 000 dollars au Dr Clement Young, du Toronto Western Hospital/de l’Université de Toronto. Cette bourse a été octroyée en 1981 et depuis, le PNR a permis de financer 483 bourses de recherche à des chercheurs canadiens.

La Société Parkinson Canada et son réseau de partenaires nourrissent des attentes élevées envers les bénéficiaires des 15 nouvelles bourses de formation et de recherche accordées pour faire avancer les connaissances de la maladie de Parkinson, qui est une maladie du cerveau complexe. L’un des bénéficiaires les plus prometteurs de cette année est Louis­Éric Trudeau, un professeur de l’Université de Montréal qui a reçu une bourse de 44 250 dollars pour mener un projet pilote d’un an.

Le professeur en neurosciences Trudeau a identifié une différence cruciale dans la structure des cellules du cerveau. Il a constaté que les cellules produisant de la dopamine situées dans la substance noire sont plus grosses et consomment davantage d’énergie que les autres types de cellules. M. Trudeau croit que c’est pour cette raison qu’elles sont plus vulnérables que les autres au processus de la maladie de Parkinson qui tue les neurones.
« Comme un moteur qui tournerait constamment à haut régime, ces neurones doivent produire beaucoup d’énergie pour fonctionner. Elles s’épuisent et meurent prématurément », explique M. Trudeau. « Dans le cas de toutes les maladies importantes qui touchent le cerveau, les nouvelles thérapies sont mises au point une fois que nous avons établi la raison de la mort des cellules », ajoute le professeur Trudeau.

La Société Parkinson Canada est le plus grand bailleur de fonds non gouvernemental qui finance la recherche scientifique sur la maladie de Parkinson au Canada, notamment dans la recherche sur les nombreux aspects de la maladie, dont les causes, les complications, les déficits cognitifs, les biomarqueurs, la neuroprotection et la qualité de vie.

La SPC finance actuellement 26 projets, dont 11 projets de recherche qui en sont à leur deuxième année et 15 nouveaux projets. Le Programme national de recherche a actuellement engagé des investissements de 1 264 079 dollars. Les nouvelles bourses accordées représentent un engagement global de 924 090 dollars qui vise à appuyer des nouveaux projets de recherche au Canada durant les deux prochaines années. Voici la répartition des fonds :

  • 5 bourses pour des projets pilotes;
  • 2 bourses pour nouveau chercheur;
  • 4 bourses de recherche fondamentale;
  • 1 bourse clinique en troubles du mouvement;
  • 3 bourses d’études supérieures.

*Une liste détaillée des chercheurs pour la période 2015-2017, les titres de projets, les affiliations et les montants accordés sont disponibles au www.parkinson.ca.      

Le Programme national de recherche de la Société Parkinson du Canada permet d’investir dans :

  • des recherches novatrices de haute qualité par des chercheurs établis et prometteurs;
  • des recherches au stade de la découverte où les chercheurs mettent à l’essai de nouvelles théories et poursuivent de nouvelles pistes prometteuses;
  • des chercheurs en début de carrière dans le but de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans la maladie de Parkinson;
  • de nouvelles recherches pour renforcer les capacités, promouvoir la créativité et mobiliser un plus grand nombre de chercheurs.

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