Aborder des questions difficiles pour mieux vivre avec la maladie de Parkinson

Dr. Oury Monchi speaks to MP Joel Lightbound during a Parliamentary breakfast in Ottawa on May 4, 2017.
Dr Oury Monchi parle au député Joel Lightbound au cours du petit-déjeuner parlementaire de 4 mai, 2017 à Ottawa.

Aborder des questions difficiles pour mieux vivre avec la maladie de Parkinson

Vous ne savez pas si la marijuana médicale peut vous aider? Si vous passez des tests génétiques, devez-vous communiquer les résultats à votre assureur? Vos enfants le devront-ils? Qu’en est-il de l’accès à un nouveau traitement suggéré par votre spécialiste : le coût est-il couvert dans votre province?

Parkinson Canada ainsi que plus de 100 ambassadeurs bénévoles dévoués et les membres du comité partagent vos préoccupations et les ont transmises aux élus et aux fonctionnaires partout au pays. Comme vous, ils veulent améliorer votre accès aux médicaments, clarifier vos options, protéger vos droits et améliorer les services pour vous et votre famille.

« En unissant nos voix, nous pouvons changer les choses », affirme Jacquie Micallef, gestionnaire principale, Affaires publiques et partenariats.

Voici un aperçu des progrès que nous avons réalisés au cours des derniers mois, en défendant vos intérêts et ceux des êtres qui vous sont chers concernant des sujets qui vous touchent.

Améliorer votre accès aux médicaments

Le 14 février 2017, le gouvernement de la Colombie‑Britannique a approuvé la couverture du médicament Duodopa® pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à un stade avancé, à la suite d’une campagne épistolaire couronnée de succès qui visait à demander le financement par le gouvernement provincial du médicament Duodopa. Il s’agit d’une victoire inspirante, mais le traitement au Duodopa n’est pas encore couvert dans certaines provinces canadiennes. Vous pouvez joindre la campagne actuelle visant la couverture du Duodopa en Nouvelle-Écosse (en Anglais seulement.) « Des signes encourageants nous laissent entrevoir la couverture prochaine du traitement au Duodopa en Nouvelle-Écosse », dit Mme Micallef.

Clarifier vos options

En réponse à la demande croissante d’éclaircissements et de renseignements de la communauté Parkinson au Canada, le conseil d’administration de Parkinson Canada a approuvé plus tôt cette année deux nouveaux énoncés de position touchant les mesures législatives fédérales établies et en attente.

La marijuana (aussi appelée cannabis) est légalement accessible au Canada à des fins médicales. Jusqu’à maintenant, les effets bénéfiques directs de l’usage de la marijuana pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson n’ont pas été scientifiquement démontrés de façon concluante. Des études contrôlées de plus grande envergure sont nécessaires pour mieux comprendre l’efficacité de l’utilisation médicale de la marijuana pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Vous pouvez lire notre énoncé de position sur la consommation de marijuana à des fins médicales et la maladie de Parkinson et consulter des documents d’appui en cliquant ici.

Le 17 juin 2016, le projet de loi C-14 sur l’aide médicale à mourir a été adopté au Canada. En réponse à des demandes d’information et de précision de la part de la communauté Parkinson du Canada, notamment des personnes atteintes de la maladie, de leurs familles et de leurs soignants, Parkinson Canada a préparé un énoncé de position sur la nouvelle loi fédérale sur l’aide médicale à mourir. Des documents d’appui sont aussi accessibles sur la même page Web que l’énoncé de position.

La position de Parkinson Canada à l’égard de l’aide médicale à mourir s’appuie sur la loi canadienne, sur la vision, la mission et les valeurs de l’organisme, ainsi que sur des consultations auprès de nombreuses sources, incluant notamment la communauté Parkinson.

Sprague Plato shares his story at a Parliamentary breakfast in Ottawa on May 4, 2017.
Sprague Plato raconte son histoire lors du petit-déjeuner parlementaire de 4 mai, 2017 à Ottawa.

Une stratégie en matière de démence et de meilleures mesures de soutien pour les aidants en Ontario

Le mois dernier, le gouvernement ontarien a annoncé deux investissements importants qui ont une incidence sur les Ontariens qui vivent avec la maladie de Parkinson et ceux qui les soutiennent : le dernier budget de l’Ontario comprend 100 millions de dollars sur trois ans pour l’élaboration d’une stratégie provinciale en matière de démence et 20 millions de dollars pour des services de répit et des programmes d’éducation et de formation pour les aidants et un nouveau crédit d’impôt ontarien pour aidant naturel. (Cliquez sur le lien pour lire le communiqué de presse du gouvernement ontarien.)

L’élaboration de la stratégie en matière de démence sera guidée par le document de travail du gouvernement ontarien diffusé en septembre 2016. Ce document de travail sera fondé sur des consultations que Parkinson Canada a menées à toutes les étapes du processus. En fait, la maladie de Parkinson est décrite de manière explicite dans le document de travail : https://files.ontario.ca/elaborer_la_strategie_ontarienne_en_matiere_de_demence_-_document_de_travail_2016-09-21_securise.pdf. Nous nous réjouissons également de la mention des faits suivants relativement à la stratégie : « maladie d’Alzheimer ou d’autres démences » et « Ontariens présentant des troubles physiques ou cognitifs, ou ayant des blessures ou une maladie chronique imposant des limites ».

Les deux initiatives ont été intégrées à la proposition de la Coalition des aidantes et aidants naturels de l’Ontario (CANO) (en Anglais seulement) et à la présentation au Comité permanent ontarien des finances et des affaires économiques durant les consultations prébudgétaires en janvier. Parkinson Canada est un membre de premier plan de la CANO et de concert avec la Société Alzheimer de l’Ontario, a rédigé la demande budgétaire de la CANO. Parkinson Canada et un représentant de la Société Alzheimer de l’Ontario ont présenté la demande au nom de la CANO.

Nous remercions tout particulièrement Sprague Plato, John Parkhurst, Chris Hudson, Sandie Jones, Robert TerSteege et Dr Susan Fox pour leur participation au groupe de travail sur l’élaboration de la stratégie en matière de démence. Nous souhaitons aussi remercier les nombreux bénévoles qui ont participé aux tables rondes dans la province, ainsi que les ambassadeurs et les membres de la collectivité qui se sont engagés dans les campagnes d’envoi de lettres et de messages sur les médias sociaux afin d’exiger une stratégie en matière de démence en 2017 (parrainée par la Société Alzheimer de l’Ontario et publicisée par le truchement des réseaux de Parkinson Canada).

Lutter pour ses droits à l’équité génétique

Parkinson Canada et son réseau d’ambassadeurs ont été soulagés en mars dernier lorsque le projet de loi S-201, Loi visant à interdire et à prévenir la discrimination génétique, a été adopté par la Chambre des communes. Il a aussi été approuvé par le Sénat et il est actuellement en attente de l’assentiment royal.

L’enthousiasme s’est toutefois refroidi, car la ministre de la Justice et procureur général du Canada, Jody Wilson-Raybould, soutient que la réglementation des compagnies d’assurance, qui se sont vivement opposées au projet de loi, est de compétence provinciale. Seulement trois provinces, le Québec, la Colombie-Britannique et le Manitoba, ont exprimé des réserves à propos du projet de loi, en dépit d’une lettre du ministre fédéral de la Justice invitant les provinces et territoires à présenter leurs objections.

La Loi sur la non-discrimination génétique interdira le fait d’obliger une personne à subir un test génétique ou à en communiquer les résultats comme condition préalable à la fourniture de biens et de services, à la conclusion ou au maintien d’un contrat ou de toute partie d’une entente ou à l’offre ou au maintien de modalités particulières dans un contrat ou une entente. Le texte prévoit des exceptions pour les professionnels de la santé et les chercheurs ainsi que des mesures de protection pour les personnes en ce qui a trait aux tests génétiques et aux résultats des tests.

La ministre Wilson-Raybould a affirmé que le gouvernement attendra que le projet de loi franchisse une dernière étape au Sénat avant de demander l’avis de la Cour suprême du Canada afin de déterminer la constitutionnalité d’une loi visant à prévenir la discrimination génétique, un processus qui pourrait laisser le texte législatif dans les limbes pendant deux ans ou plus.

Parkinson Canada poursuivra ses efforts en collaboration étroite avec la Coalition canadienne pour l’équité génétique (CCEG) et nos champions au gouvernement jusqu’à ce que tous les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson jouissent du droit à l’équité génétique.

Plaider pour l’amélioration des soins

Au cours de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson qui a eu lieu de 11 avril 2017, les ambassadeurs et délégués de Parkinson Canada ont tenu une journée de défense des intérêts qui s’est très bien déroulée à l’Assemblée législative de l’Ontario à Queen’s Park. Près de 50 invités ont assisté à l’exposé du petit-déjeuner et durant d’autres rencontres, les représentants de Parkinson Canada ont directement communiqué avec 40 députés au total, ou près de 40 % de l’ensemble des députés.

En Ontario, Parkinson Canada prie instamment le gouvernement de prendre les mesures suivantes :

  1. Financer des programmes ciblés de physiothérapie et diverses formes de programmes d’exercices personnalisés.
  2. Mettre en œuvre le programme « Le prendre à temps » dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée.
  3. Arrêter l’utilisation inappropriée de médicaments antipsychotiques pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson dans les établissements de soins de longue durée.
  4. Améliorer la compréhension de la maladie de Parkinson par les professionnels de la santé en encourageant l’utilisation des Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson (qui devraient être mises à jour l’automne prochain).

Pour en savoir plus sur notre Plan pour la maladie de Parkinson en Ontario, (en Anglais seulement) cliquez ici.

Coordonner les recherches sur la maladie de Parkinson partout au Canada

Plus tôt ce mois-ci, des représentants et des ambassadeurs de Parkinson Canada ont rencontré des fonctionnaires fédéraux et des députés durant une journée sur la Colline parlementaire. Les discussions ont porté sur notre demande d’appui gouvernemental en vue de l’établissement d’un réseau canadien de la maladie de Parkinson (RCMP). Le RCMP rassemblera les meilleures recherches au Canada sur la maladie de Parkinson et offrira une plateforme pour le partage de l’information et l’établissement de nouveaux liens.

Le réseau comprendra :

  • un registre relatif aux patients comportant des renseignements cliniques exhaustifs;
  • une base de données incluant des renseignements provenant de diagnostics (tests d’imagerie, imagerie par résonance magnétique, tomographie par émission de positons) et des mesures fonctionnelles;
  • une biobanque, c.-à-d. des biomatières liées aux patients comme des échantillons sanguins et de l’ADN pour des études génétiques.

Le réseau permettra de mieux coordonner les recherches de calibre mondial qui portent sur la maladie de Parkinson dans l’ensemble du Canada et entraînera des changements pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs soignants pour que ceux-ci vivent adéquatement dans leur collectivité grâce à une utilisation efficace des ressources économiques sociales et en santé.

Étant l’un des principaux membres des Organismes caritatifs neurologiques du Canada (OCNC), Parkinson Canada a aussi prié instamment le gouvernement fédéral d’accéder à la demande des OCNC concernant un plan d’action pour la santé cérébrale.

Le plan d’action est axé sur ce qui suit :

  • accès équitable et abordable aux traitements médicamenteux;
  • mesures de protection de l’emploi et d’amélioration du revenu pour soutenir les soignants;
  • meilleurs services de soins palliatifs et en fin de vie;
  • soutien en milieu de travail et sécurité du revenu;
  • sensibilisation publique portant sur la stigmatisation et les obstacles à l’inclusivité;
  • financement accru de la recherche en neurosciences pour mieux comprendre les causes, la prévention, la gestion et les remèdes.

Pour de plus amples renseignements sur les propositions récentes de Parkinson Canada au gouvernement fédéral, téléchargez ce document sommaire (en Anglais seulement maintenant).

Parkinson Canada, ainsi que plus de 100 ambassadeurs bénévoles dévoués et les membres du comité, a transmis vos préoccupations aux élus et aux fonctionnaires partout au pays afin d’améliorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Bon nombre des personnes en cause ont elles-mêmes la maladie et estiment que la défense des intérêts de la communauté Parkinson améliore leur qualité de vie.

Envisagez d’adhérer au mouvement afin de bien vivre avec la maladie de Parkinson et découvrez comment vous pouvez devenir ambassadeur, participer à une campagne épistolaire ou faire un don pour nous aider à poursuivre ce travail important.

En unissant nos voix, nous pouvons changer les choses!

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Dr Andrew Lees prononcera la 13e conférence Donald Calne

Dr. Andrew Lees
Dr. Andrew Lees

Parkinson Canada est heureuse d’annoncer que la 13e conférence Donald Calne sera présentée par Dr Andrew Lees le dimanche 4 juin à 12:45 h. La conférence, qui s’adresse à la fois au grand public et aux scientifiques, aura lieu conjointement avec le 21congrès international sur la maladie de Parkinson et les troubles du mouvement tenu à Vancouver.

Dr Lees est professeur de neurologie à l’hôpital national de neurologie et de neurochirurgie, Queen Square, à Londres et à l’University College London. En 2011, il a été nommé le chercheur le plus souvent cité du monde entier relativement à la maladie de Parkinson, avec plus de 23 000 citations depuis 1985.

Dr Lees est responsable de l’introduction de l’apomorphine pour traiter les complications à un stade avancé de la maladie de Parkinson, notamment la dyskinésie et les complications liées à l’utilisation de la lévodopa. En 2006, Dr Lees a reçu le prix récompensant les réalisations de toute une vie dans les troubles du mouvement (Movement Disorders Life Time Achievement Award) de l’American Academy of Neurology pour ses réalisations exceptionnelles dans le domaine de la maladie de Parkinson et d’autres troubles du mouvement. En 2012, la Société allemande de neurologie lui a décerné le prix Dingebauer pour ses réalisations exceptionnelles dans le domaine des troubles du mouvement.

Il faut s’inscrire à l’avance. Écrivez donc cette date à votre calendrier. La préinscription et l’enregistrement sur place sont nécessaires puisque les places sont limitées. La conférence aura lieu dans la salle de réunion 11, édifice de l’Est, Centre des congrès de Vancouver, 999, Place du Canada à Vancouver.

Inscrivez-vous en ligne à : www.parkinson.ca/calne d’ici le 26 mai, envoyez un courriel à Lee.nichols@parkinson.ca ou composez le 1-800 565-3000, poste 3378. La conférence Donald Calne est prononcée en anglais seulement en temps réel.

À propos de la conférence Donald Calne
Pour trouver de meilleures façons de détecter, diagnostiquer et, un jour, guérir la maladie de Parkinson, il faut la collaboration du milieu scientifique mondial. La bourse de conférence Donald Calne, établie au Canada en 2002, souligne les travaux de recherche qui ont une incidence sur la scène mondiale. Chaque année, la bourse est décernée à un neuroscientifique éminent dont les travaux de recherche nous aident à en savoir davantage sur la façon de comprendre, de diagnostiquer et de traiter la maladie de Parkinson. Le boursier donne un exposé sur l’état de la recherche sur la maladie devant des scientifiques canadiens, des professionnels de la santé et des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leur famille. Pour en savoir davantage sur cet événement et les boursiers précédents, visitez www.parkinson.ca.

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Un héritage à partager

Leave a Legacy Saviez-vous que le mois de mai est officiellement le mois de l’« héritage à partager »?

Un héritage à partager est une campagne de sensibilisation publique axée sur les collectivités, mise en œuvre par l’Association canadienne des professionnels en dons planifiés. Cette campagne vise à encourager les particuliers à faire des dons à un organisme de bienfaisance ou à une cause qui leur tient à cœur au moyen de leur testament ou de tout autre instrument de planification de dons.

Faire un don par testament à Parkinson Canada est une façon simple, mais puissante de rester dans les mémoires. Vous avez la possibilité de donner de l’espoir aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de laisser un héritage qui durera éternellement.

Vous êtes invités ainsi que votre famille à vous joindre à nous pour un webinaire gratuit sur la planification testamentaire qui aura lieu à 13 h 30 le mercredi 24 mai 2017 et qui sera présenté par Stephen Offenheim, B.A., L.L.B., de Plan Your Will et Parkinson Canada. Stephen vous guidera étape par étape sur tout ce que vous devez faire avant de rédiger votre testament. Le webinaire commencera dès 13 h 30 (HAE) et vous pourrez poser des questions durant la séance de 45 minutes. (Prenez note que ce webinaire sera présenté en temps réel en anglais seulement.)

Inscrivez-vous maintenant au webinaire Preparing to Write Your Will qui aura lieu à 13 h 30 le mercredi.

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200 ans d’efforts pour élucider la maladie de Parkinson

Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de Parkinson Canada
Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de Parkinson Canada

Un message de Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de Parkinson Canada

Il y a 200 ans que le médecin britannique James Parkinson décrivait pour la première fois, dans un essai intitulé An Essay on the Shaking Palsy, la maladie du cerveau nommée en son honneur. Depuis 1817, des avancées majeures ont été réalisées en matière de recherche sur la maladie de Parkinson, dont la mise au point de divers médicaments et autres thérapies pour traiter les symptômes de la maladie. Pourtant, nous ne savons toujours pas précisément ce qui cause la maladie, et il n’existe toujours pas de remède.

Pour le 200e anniversaire de l’essai du Dr Parkinson, et dans le cadre de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, le 11 avril, nous sommes fiers de nous joindre à la communauté Parkinson internationale pour la campagne #UniteForParkinsons. Cette campagne mondiale augmentera la sensibilisation à la maladie de Parkinson et montrera notre appui aux personnes qui en sont atteintes. Elle vise également à susciter de nouvelles initiatives de recherche et de traitement.

Les familles et les amis des personnes atteintes ne peuvent pas attendre 200 autres années pour la découverte d’un remède. Nous vous entendons clairement. La recherche sur cette maladie complexe et déterminante dans la vie d’une personne explose et nous devons poursuivre sur cette lancée pour trouver un remède. Nous sommes fiers des contributions quotidiennes qu’apportent les chercheurs financés par le programme de recherche de Parkinson Canada. Chaque découverte est essentielle, car aussi minime soit-elle, elle nous rapproche des percées dont nous rêvons. Prenez connaissance de quelques-uns de ces projets.

En avril – Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson –, le personnel et les bénévoles de Parkinson Canada organisent des activités de financement, d’éducation et de sensibilisation, en vous informant, vous et d’autres Canadiens atteints de la maladie de Parkinson. Nous sommes présents dans des centres commerciaux, des centres communautaires, des bibliothèques et des salles paroissiales, partout au pays. Bien que certains de ces événements aient déjà eu lieu, je vous invite à consulter la carte interactive dans notre site Web pour obtenir une liste d’événements locaux. Vous aurez peut-être encore la possibilité de participer à certaines activités. N’oubliez pas de jeter aussi un coup d’œil au calendrier des événements virtuels.

La semaine prochaine, du 23 au 29 avril, c’est la Semaine nationale de l’action bénévole. Au nom de toute l’équipe de Parkinson Canada et de toutes les personnes pour qui nous travaillons, je souhaite exprimer notre extrême gratitude envers chacun de nos bénévoles, qui sont des centaines à s’investir et sont souvent des personnes atteintes de la maladie ou des membres de la famille d’une personne atteinte. Les groupes de soutien et les initiatives de sensibilisation sont souvent organisés et mis en œuvre par des bénévoles. D’autres participent à des activités de financement et aident à les organiser, en particulier notre plus importante activité-bénéfice, la Grande Randonnée Parkinson. Certains bénévoles vendent des tulipes, d’autres travaillent dans des kiosques d’information lors de foires sur la santé et de démonstrations dans les centres commerciaux. De nombreux bénévoles s’engagent dans plusieurs de ces activités. Plus de 100 bénévoles jouent le rôle d’ambassadeurs Parkinson, plaidant auprès des gouvernements pour des changements qui répondent aux besoins de la communauté Parkinson. Vous êtes les héros qui nous inspirent et nous tenons à vous en remercier.

logo #UniteForParkinsons
logo #UniteForParkinsons

Nous avons aussi la chance incroyable de recevoir les services bénévoles de nombreux experts hautement qualifiés de partout au pays et nous leur en sommes reconnaissants. Ces personnes font don de leur temps et de leur expertise pour nous aider à façonner notre avenir et à poursuivre notre mission. Joignez-vous à moi pour souligner les contributions des membres de notre Comité médical consultatif, de notre Comité consultatif scientifique, de notre Comité de politique de recherches et de notre conseil d’administration. Grâce à leur collaboration, nous réussissons à produire des ressources uniques comme les Directives canadiennes sur la maladie de Parkinson et à investir dans des projets de recherche déterminants pour la qualité de vie des personnes atteintes.

En avril et tout au long de l’année, peu importe où votre expérience de la maladie vous mène, vous pouvez nous téléphoner, nous écrire un courriel ou nous trouver sur Internet. Vous trouverez des renseignements, du soutien et des ressources à www.parkinson.ca ou en appelant le service d’information et d’orientation de Parkinson Canada au 1 800 565-3000. Je vous invite à prendre un instant pour nous communiquer en quoi nous vous avons aidé et comment faire pour mieux répondre à vos besoins. Vous pouvez aussi simplement nous écrire un message à communications@parkinson.ca pour nous dire comment vous profitez de la vie malgré la maladie de Parkinson. Grâce à la générosité de nos donateurs, nous sommes là pour vous, unis en une seule organisation pour vous offrir de l’aide et de l’espoir à chaque étape de votre parcours.

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Observation du cerveau vivant

Christopher Phenix
Christopher Phenix

À l’Université de la Saskatchewan, le radiochimiste d’imagerie TEP Christopher Phenix découvre de nouveaux composés pouvant servir de traceur radioactif et permettre aux chercheurs et cliniciens d’explorer le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson afin de mesurer l’activité d’une protéine pouvant signaler la présence de la maladie. Cette invention pourrait s’avérer cruciale pour concevoir un outil diagnostique de la maladie de Parkinson, mais elle pourrait aussi faciliter l’évaluation de l’efficacité de nouveaux médicaments visant cette même protéine.

Le diagnostic précoce de la maladie de Parkinson est un procédé difficile qui repose en grande partie sur les compétences cliniques des neurologues qui en reconnaissent les symptômes observés chez d’autres patients traités. Il n’existe aucun test biologique pour confirmer l’apparition hâtive de la maladie de Parkinson; elle est donc souvent diagnostiquée une fois avancée.

Cela dit, les chercheurs savent maintenant qu’au tout début de la maladie de Parkinson, la concentration dans le cerveau d’une protéine appelée GBA1 se met à chuter de façon significative. Ce n’est qu’en analysant des tissus prélevés dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie une fois décédées ou encore lors d’expériences menées à partir de cellules humaines qu’ils ont pu acquérir cette connaissance.

À l’Université de la Saskatchewan, Christopher Phenix, professeur adjoint en chimie, a conçu des composés servant de traceurs radioactifs et pouvant se lier à GBA1 chez les humains. Il souhaite ainsi permettre aux chercheurs et aux cliniciens d’utiliser la tomographie par émission de positrons (TEP) pour voir des images du cerveau de personnes vivantes et étudier leur teneur en GBA1, laquelle sera rendue visible par imagerie à l’aide de son composé chimique traceur. Récemment, il a reçu du programme de recherche de Parkinson Canada une bourse d’un an pour projet pilote, d’une somme de 45 000 $, pour lui permettre de poursuivre ce projet de recherche.

« Nous essayons d’élaborer une méthode TEP qui nous permettrait en fait d’observer le cerveau d’une personne vivante et d’étudier l’activité ou la concentration de GBA1 en temps réel », explique M. Phenix.

L’imagerie TEP permettant de révéler la concentration de GBA1 servira non seulement d’outil diagnostique de la maladie de Parkinson, mais aussi d’outil inestimable pour mesurer l’efficacité des médicaments conçus pour stimuler l’activité de cette protéine. Le composé du professeur Phenix pourrait servir de test non invasif pour voir si un médicament fonctionne et ainsi aider à choisir les patients présentant une faible concentration de GBA1 comme candidats aux essais pharmaceutiques.

En outre, il sera essentiel de comprendre les structures sous-jacentes de la maladie de Parkinson et son évolution avant que la majorité des cellules cérébrales dopaminergiques ne meure lorsque d’autres chercheurs auront élaboré un traitement pour interrompre la progression de la maladie.

Pour M. Phenix, cette recherche revêt une importance personnelle. Sa grand-mère, Lucille Sosiak, souffre de la maladie de Parkinson.

« C’est une maladie assez dévastatrice, alors le fait d’avoir un lien personnel avec elle m’aide vraiment à rester concentré sur mon travail et mon objectif d’aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson », explique-t-il.

Vous pouvez lire de plus amples renseignements sur les autres chercheurs récemment financés par le Programme de recherche de Parkinson Canada en consultant la section sur la recherche du site www.parkinson.ca.

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