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Faire connaître la maladie de Parkinson : nos 50 premières années

02_SINCE1965_SEAL_COLOUR_WEBDepuis 1965, la Société Parkinson Canada (SPC) et ses partenaires régionaux se sont établis dans les villes, les villages et les régions rurales du pays pour offrir de l’information et des services, exercer des pressions sur les gouvernements et créer un programme national de recherche. Nous avons fait connaître la maladie de Parkinson grâce à une sensibilisation accrue et des découvertes scientifiques, pas seulement au Canada, mais partout dans le monde.

L’organisme, qui a vu le jour sous le nom d’Association canadienne de la maladie de Parkinson/Canadian Parkinson’s Disease Association, compte désormais 250 sections et groupes de soutien, et collabore avec des partenaires régionaux d’un océan à l’autre. Nous sommes la voix des Canadiens qui vivent avec la maladie de Parkinson.

Hier et aujourd’hui
Tout au long de 2015, nous mettrons en lumière notre histoire, nos accomplissements et les pionniers qui ont fait avancer la cause de la maladie de Parkinson. Chefs de file, bénévoles de première ligne, sociétés partisanes et chercheurs, des milliers de personnes dévouées nous ont aidés à faire connaître la maladie et à améliorer la vie des personnes atteintes.

L’une de ces personnes est le Dr André Barbeau, de Montréal. Neurologue internationalement reconnu, il a entrepris, en 1960, des travaux de recherche qui ont montré que la maladie de Parkinson résultait d’un manque de dopamine. Le Dr Barbeau fait partie des premiers administrateurs, avec le maire Charles Mortimer, c.r., et un autre pionnier, le Dr Ronald Tasker, à avoir participé à la première réunion de l’Association canadienne de la maladie de Parkinson, à Toronto.

Durant plus de 40 ans, la lévodopa a été beaucoup utilisée comme traitement idéal de la maladie de Parkinson. Durant ces années, la recherche sur le diagnostic, les causes, les complications et les traitements a explosé. La recherche est progressive et méthodique, et les scientifiques réussissent de mieux en mieux à comprendre les causes et la progression de cette maladie complexe, tout en se rapprochant de la mise au point d’un remède. Dans un prochain numéro, l’e L’Actualité Parkinson soulignera quelques-unes des percées réalisées par les chercheurs qui ont reçu un financement du Programme national de recherche.

En 1981, la SPC accordait sa première bourse de recherche, d’une somme de 150 000 $, au Dr Clement Young, de l’Hôpital Toronto Western/Université de Toronto. Depuis, la SPC a investi, par l’entremise du Programme national de recherche, plus de 24 millions de dollars dans 450 bourses d’études, bourses de recherche et subventions qui nous aident à en savoir plus sur les causes, les biomarqueurs, la neuroprotection, les complications et les traitements.

Il y a 200 ans, en 1817, James Parkinson rédigeait son essai sur la « paralysie agitante ». Il y soulignait l’absence de traitements efficaces. Dans un article sur James Parkinson, Patrick Lewis écrit : « Je crois que James Parkinson serait ébloui par les progrès réalisés en matière de diagnostic, de compréhension et de traitement de la maladie qui porte désormais son nom. »

Nous sommes également fascinés par la force, le courage et l’optimisme dont font preuve les Canadiens qui vivent avec la maladie de Parkinson. Nous sommes reconnaissants envers le soutien continu des donateurs et bénévoles qui rendent notre mission possible, notamment celle d’informer et d’aider par l’intermédiaire du Centre national d’information et de référence et celle de sensibiliser le public et les professionnels de la santé au moyen de webinaires, de sites Web, de médias sociaux et de publications. Nous plaidons en faveur d’avantages sociaux, d’accès aux traitements, de financement de recherche et d’équité génétique. Nous recueillons des fonds afin d’investir dans des services d’éducation, des groupes de soutien et notre programme national de recherche. Nous avons élaboré et distribué les premières Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson en collaboration avec des neurologues et des spécialistes des troubles du mouvement de partout au Canada, et ce, en tenant compte des suggestions de personnes atteintes, de chirurgiens, de médecins de famille, des membres du personnel infirmier, de professionnels paramédicaux et de la Société Parkinson Canada dans le but de fournir aux professionnels de la santé une norme uniforme de diagnostic et de traitement des patients.

Chaque grande découverte repose sur une histoire personnelle. Nous espérons que vous nous ferez connaître d’autres pionniers qui ont joué un rôle important pour vous et pour d’autres. Tout au long de notre 50e anniversaire, nous voulons diffuser auprès de notre public ces récits, mémoires et anecdotes sur l’expérience de vie avec la maladie de Parkinson. Dites-nous comment la Société Parkinson Canada vous a été utile. Publiez un commentaire sous le présent article ou écrivez à communications@parkinson.ca, suivez-nous sur Facebook ou microbloguez @ParkinsonCanada, et nous ferons le suivi.

Des chercheurs découvrent le mécanisme de régulation des taux de dopamine dans le cerveau.

Jacques Drouin, D.Sc.

Jacques Drouin, D.Sc.

Une équipe de chercheurs de Montréal, dirigée par Jacques Drouin, D. Sc., a récemment découvert le mécanisme de régulation des taux de dopamine dans le cerveau en étudiant un modèle murin qui reproduit la forme tardive de la maladie de Parkinson. Menée en collaboration avec le Dr Rory A. Fisher du département de pharmacologie du Collège de médecine Carver de l’Université de l’Iowa, cette étude a été diffusée en ligne par la revue scientifique PLoS Genetics.

Grâce à une technique de profilage de l’expression génétique qui permet de mesurer l’activité de milliers de gènes, les chercheurs ont étudié les neurones dopaminergiques dans le mésencéphale, qui sont des cellules nerveuses sécrétant de la dopamine pour la transmission de signaux aux autres cellules nerveuses. Il est connu que ces neurones connaissent une dégénérescence chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Ces travaux de recherche ont permis de cerner un élément de signalisation cellulaire, le Rgs6, qui a également une activité restreinte dans les neurones sensibles du mésencéphale et qui exerce une action protectrice, en particulier à un âge tardif », explique le Dr Drouin, directeur du laboratoire de génétique moléculaire de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). « Nous avions déjà démontré que ce gène est contrôlé par une protéine, appelée PITX3, qui joue un rôle important dans la survie de ces neurones. »

« Notre étude a permis de découvrir que la défectuosité du gène Rgs6 provoque la mort de ces neurones, indique le Dr Drouin. Plus précisément, nous avons découvert que l’inactivation du gène Rgs6 enlève un frein protecteur contre la signalisation dopaminergique excessive. Par conséquent, l’accumulation excessive de dopamine libre engendre un stress cellulaire, qui se traduit par la mort des neurones. Bien que l’altération fonctionnelle du gène Rgs6 puisse prédisposer ou contribuer à la maladie de Parkinson, la stimulation de ce dernier peut constituer une nouvelle cible pour la mise au point de médicaments antiparkinsoniens. »

Les recherches du Dr Drouin ont été financées par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et la Société Parkinson Canada. Cette toute dernière découverte s’appuie sur les résultats d’un projet pilote antérieur, visant à repérer les gènes ciblés par le facteur PITX3, dont le financement a été assuré par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada grâce à une subvention d’un an pour un projet pilote de 45 000 $.

Le Dr Drouin a eu un avant goût de l’importance de la recherche et de ce qu’il appelle « la beauté des protéines et de ce qu’elles font » alors qu’il était encore un étudiant du secondaire dans la ville de Québec. Il avait obtenu un travail à temps partiel dans un laboratoire de recherche à l’Université Laval.

« Cela m’a amené à lire, affirme t il. C’est à ce moment là que j’ai pris connaissance des premiers travaux de recherche qui décrivaient la structure protéique et faisaient le lien avec leur fonction. La possibilité d’expliquer la biologie à travers la structure des protéines était une idée surprenante à mes yeux. »

Le Dr Drouin a choisi de faire carrière dans la recherche moléculaire et la biologie parce qu’il aime s’aventurer dans des domaines scientifiques inconnus. En particulier, il aime découvrir de nouvelles structures dans le cerveau de même que les modes de fonctionnement des diverses voies.

À propos de Jacques Drouin, D. Sc.
Jacques Drouin est titulaire d’un doctorat en physiologie de l’Université Laval. Il est professeur de recherche et directeur de l’unité de recherche en génétique moléculaire de l’IRCM. Le Dr Drouin est professeur de recherche au département de biochimie de l’Université de Montréal. Il est également membre associé du département de médecine (division de la médecine expérimentale), professeur associé du département d’anatomie et de biologie cellulaire et membre adjoint du département de biochimie de l’Université McGill. De surcroît, il est membre élu de l’Académie des sciences de la Société royale du Canada.

Contribuez à l’amélioration de l’accès à un nouveau médicament antiparkinsonien.

04_Neupro-article-imageRecevez vous du NEUPROMD dans le cadre du traitement de la maladie de Parkinson? Dans ce cas, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

La Société Parkinson Canada cherche à mieux faire valoir auprès de l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) que les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson doivent avoir accès au nouveau médicament antiparkinsonien NEUPROMD.

Nous interrogerons des membres de votre collectivité sur leurs expériences liées à l’utilisation de ce traitement. Que vous soyez une personne qui est directement touchée par la maladie de Parkinson et qui reçoit du NEUPROMD ou un dispensateur de soins à de tels patients, il est crucial que vous participiez à nos efforts en vue d’améliorer l’accès à ce traitement.

Le timbre transdermique NEUPROMD est un agoniste dopaminergique utilisée pour traiter la maladie de Parkinson et le syndrome des jambes sans repos. Il agit en assurant un apport continu de médicament antiparkinsonien par voie sous cutanée sur une période de 24 heures grâce à l’application du timbre une fois par jour, ce qui réduit la nécessité d’administrer des doses multiples dans la journée.

Si vous souhaitez faire part de vos expériences en ce qui concerne le NEUPROMD, veuillez communiquer avec nous à l’adresse : advocacy@parkinson.ca et indiquer votre nom, votre adresse courriel et un numéro de téléphone où nous pourrons vous joindre. Nous communiquerons ensuite avec vous afin de fixer un moment qui vous conviendra pour un entretien. Ces discussions confidentielles devraient prendre de 10 à 20 minutes environ.

La Société Parkinson Canada remercie tous les membres de votre collectivité d’avoir donné leur avis sur l’utilisation de NEUPROMD. Les résultats de notre présentation à l’ACMTS vous seront communiqués dans un avenir proche.

Politique de respect de la vie privée : Pour garantir la protection des renseignements personnels et de la confidentialité, vos réponses resteront anonymes. Il est important de noter que des citations choisies peuvent être utilisées sans qu’il soit fait mention du nom de l’auteur.

Devenez un ambassadeur Parkinson dans votre circonscription.

Joyce Barretto, présidente, Comité national d’intervention.

Joyce Barretto, présidente, Comité national d’intervention.

Aimeriez vous apporter un changement positif dans l’existence des Canadiens touchés par la maladie de Parkinson? Êtes vous d’avis que le gouvernement et les décideurs ne tiennent pas compte de certains enjeux ou de certaines préoccupations? Si vous avez répondu par l’affirmative à l’une ou l’autre de ces questions, vous devriez envisager la possibilité de vous joindre à notre réseau des ambassadeurs Parkinson et de contribuer à mettre fin à ce silence.

« Si vous avez ce contact personnel, soit avec un membre de votre famille ou un ami, je vous invite à faire avancer les choses pour les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson », déclare Joyce Barretto, présidente du Comité national d’intervention de la Société Parkinson Canada.

La mère de Mme Barretto, qui souffre depuis plus de 18 ans de la maladie de Parkinson, est à l’origine de l’attachement profond à la cause de cette dernière.

En votre qualité de représentant de la collectivité des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, vous rencontrerez le député de votre région pour discuter des enjeux ayant une incidence sur ces personnes avant les élections fédérales de 2015 et par la suite. Vous serez un rouage essentiel de notre réseau des ambassadeurs, réunissant des bénévoles dévoués qui accomplissent la même tâche dans des circonscriptions un peu partout au pays.

Quelles sont les personnes que nous recherchons?

  • Des personnes passionnées;
  • Des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et celles qui leur dispensent des soins;
  • Des parents, amis ou connaissances touchés par la maladie;
  • Des personnes qui se sentent à l’aise de prendre la parole en public et de rencontrer des élus, des candidats prometteurs et d’autres membres clés de la collectivité;
  • Des personnes possédant de l’expérience dans le domaine de la sensibilisation – bien qu’elle ne soit pas exigée, cette expérience constituerait un atout solide.

La Société Parkinson Canada offre une formation et un soutien aux ambassadeurs pour s’assurer qu’ils sont pleinement préparés en vue de la campagne électorale. Après les élections fédérales de 2015, les ambassadeurs Parkinson auront la possibilité de participer à d’autres initiatives de sensibilisation nationales ou provinciales.

« Je vous invite à militer pour le changement et à appuyer cette cause dans votre collectivité de sorte que le message de la Société Parkinson soit entendu », déclare Mme Barretto.

Si vous souhaitez devenir un ambassadeur Parkinson ou si vous avez d’autres questions sur cette formidable expérience, veuillez communiquer par courriel avec Justin Manuel, coordonnateur, Affaires publiques et programmes nationaux, à l’adresse : justin.manuel@parkinson.ca, ou par téléphone au 1 800 565 3000, poste 3478. Pour obtenir un complément d’information sur le réseau des ambassadeurs Parkinson et sur nos autres initiatives de sensibilisation, veuillez visiter notre site Web.

Le Canada doit adopter une loi sur l’équité génétique pour protéger les citoyens contre la discrimination pratiquée par des assureurs ou des employeurs.

Joyce Gordon, présidente et directrice générale de la Société Parkinson Canada.

Joyce Gordon, présidente et directrice générale de la Société Parkinson Canada.


« Nous devons nous pencher sur les questions de protection des renseignements personnels, éthiques, sanitaires et économiques liés à l’information génétique afin d’adopter des mesures de protection. Il est impératif de se doter d’une législation en la matière, et la communauté neurologique demande au gouvernement du Canada d’adopter une loi pour protéger les Canadiens de la discrimination génétique et garantir l’équité génétique », a déclaré Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de la Société Parkinson Canada et présidente des Organismes caritatifs neurologiques du Canada et de la Coalition canadienne pour l’équité génétique.

C’est avec cette déclaration que Mme Joyce Gordon a conclu, le 10 décembre 2014, sa présentation au Comité sénatorial permanent des droits de la personne portant sur le projet de loi S 201, Loi visant à interdire et à prévenir la discrimination génétique. De même que plusieurs autres personnes, Mme Gordon a présenté son témoignage en faveur des patients atteints de la maladie de Parkinson ou d’un autre trouble neurologique pour appuyer l’adoption de la loi sur l’équité génétique.

Tout en allant de l’avant avec des initiatives axées sur la génétique, et ce, par l’entremise de Génome Canada, comme des projets de médecine ou de recherche personnalisée, le Canada demeure cependant l’unique pays du G7 n’ayant pas adopté de dispositions formelles pour protéger les Canadiens de la discrimination génétique. Des lois périmées permettent aux sociétés d’assurance de faire de la discrimination sur la base d’une incapacité perçue ou d’une possible incapacité future. Ces sociétés peuvent utiliser de l’information génétique pour décider de l’admissibilité, établir les primes d’assurance et gérer leurs risques. Il se pourrait également que des employeurs exercent une discrimination en fonction d’une incapacité perçue ou d’une possible incapacité future. De nos jours, les sociétés d’assurance et les employeurs sont autorisés par la loi à demander à une personne si elle a subi des tests génétiques et, si tel est le cas, à demander les résultats de ceux ci.

En dépit des nombreux avantages des tests et de la recherche génétiques du point de vue de l’élaboration des traitements médicaux et des efforts personnels visant à réduire les risques sanitaires ou financiers, bon nombre de personnes peuvent prendre la décision de ne pas subir de tests génétiques. Mme Gordon a raconté l’histoire suivante aux membres du comité sénatorial :
« Mon père, ma tante et un petit cousin ont tous reçu le diagnostic de maladie de Parkinson. Mes sœurs et moi même souhaitions subir des tests génétiques pour savoir si nous étions porteuses du gène associé à la maladie de Parkinson. Toutefois, devant la crainte que nos enfants puissent faire l’objet de discrimination advenant qu’un lien puisse être établi et d’avoir de la difficulté à recevoir des primes d’assurance, nous avons décidé de ne subir aucun des tests génétiques compte tenu des éventuelles répercussions défavorables qu’ils pourraient avoir. »

Les informations génétiques sont personnelles, compliquées et souvent mal comprises. Par exemple, la grande majorité des cas de maladie de Parkinson sont des cas sporadiques pour lesquels il n’existe pas de cause identifiable, et seulement de 5 à 10 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson souffrent d’une forme génétique de cette maladie. Qui plus est, des gènes différents peuvent engendrer la même maladie et dans la très grande majorité des cas, soit 95 % du temps, la maladie résulte en fait de l’interaction des gènes. Ainsi, il y a 28 régions chromosomiques distinctes qui sont liées à la maladie de Parkinson. Cependant, nous permettons à l’heure actuelle aux sociétés d’assurance et aux employeurs d’utiliser leurs propres analyses ou formules pour interpréter les résultats des tests génétiques et faire de la discrimination à l’égard de Canadiens.

L’absence d’une loi sur l’équité génétique au Canada représente un obstacle qui empêche les citoyens de participer à la recherche en santé, notamment aux initiatives de médecine personnalisée. En outre, la génétique est un secteur vital de la recherche sur la maladie de Parkinson puisqu’elle donne l’espoir de trouver un remède et de meilleurs traitements.

« Le Canada doit mettre en place des garanties juridiques afin que nous puissions tirer pleinement parti de la recherche et des tests génétiques sans avoir à subir les effets secondaires néfastes de la discrimination », mentionne Mme Gordon.

Vous pouvez lire l’allocution intégrale de Joyce Gordon ou voir la présentation en ligne. Le projet de loi d’initiative parlementaire S 201, Loi visant à prévenir et à interdire la discrimination génétique, en est à l’étape de la deuxième lecture au Sénat et est en voie d’être étudié par le Comité sénatorial permanent des droits de la personne. Nous vous exhortons à demander à votre sénateur d’appuyer le projet de loi S 201, Loi visant à interdire et à prévenir la discrimination génétique. Pour obtenir un complément d’information sur la façon de vous y prendre pour communiquer avec votre sénateur, cliquez ici.

Entre temps, la Société Parkinson Canada continuera à vous tenir au courant des progrès en ce qui concerne l’adoption de la loi et à préconiser l’équité génétique au nom de tous les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson et des membres de leur famille.

L’entreprise 23andMe, qui offre des services génétiques personnels, fait la une des journaux.

2014-09-24-researchL’entreprise 23andMe, qui réalise des tests d’ADN fondés sur des échantillons de salive et fournit des rapports génétiques basés sur l’ascendance et les antécédents familiaux, a récemment annoncé qu’elle avait conclu avec Genentech une entente d’une valeur de 60 millions de dollars afin d’avoir accès aux données ayant trait aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson. La vente des trousses de tests génétiques personnels de l’entreprise 23andMe a été autorisée (au coût de 199 $ par trousse) au Canada l’automne dernier.

Avec l’aide de la Michael J. Fox Foundation, l’entreprise 23andMe a recruté 12 000 personnes atteintes de la maladie de Parkinson (et leur a offert gratuitement les trousses) et, par son entremise, 3 000 d’entre elles feront don de leur ADN à l’entreprise Genentech à des fins de recherche. Nous ne savons pas combien de ces participants sont des Canadiens. L’enterprise Genentech devra assurer le suivi des sujets de recherche en vue de l’obtention d’autres informations sur la santé ou dossiers médicaux. Elle prévoit faire de la recherche sur de nouvelles cibles pour des médicaments antiparkinsoniens et des tests diagnostiques.

À la fin de 2013, la FDA (Food and Drug Administration) des États Unis a fait savoir à l’entreprise 23andMe qu’elle ne pouvait plus désormais transmettre à ses clients des renseignements sur la santé, de crainte que ces renseignements soient inexacts. Considérée comme une entreprise faisant partie de la catégorie des équipements médicaux aux États Unis, l’entreprise 23andMe s’est vue ordonnée de ne plus fournir de renseignements médicaux dans ses rapports aux consommateurs. Ayant décidé que ces trousses ne sont pas des trousses thérapeutiques, Santé Canada ne réglemente que la sécurité des tests de collecte et non pas les modes de divulgation et d’utilisation de l’information découlant des tests génétiques.

Contrairement aux États Unis, le Canada n’a pas adopté de loi sur la confidentialité des données génétiques ou la discrimination génétique. Les consommateurs canadiens peuvent faire l’objet de discrimination et doivent être conscients qu’il n’existe aucune loi pour protéger ceux d’entre eux qui prennent part à la recherche génétique ou subissent des tests génétiques. Aux États Unis, les citoyens sont protégés en vertu de la loi intitulée The Genetic Information Nondiscrimination Act (GINA). Cependant, les Canadiens s’exposent au risque potentiel d’atteinte à la vie privée et à des répercussions en matière d’assurance et d’emploi.

La Société Parkinson Canada (SPC) cerne ces risques potentiels et intervient en vue de protéger les Canadiens contre la discrimination génétique. En décembre 2014, la présidente et directrice générale de la SPC, Joyce Gordon, a témoigné en faveur de l’adoption de la loi sur l’équité génétique devant le Comité sénatorial des droits de la personne. Pour en apprendre davantage sur ce travail de défense des droits, cliquez ici.

Outre les questions liées à la protection de la vie privée et à la discrimination, les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson et les membres de leur famille doivent savoir que les trousses de test de la société 23andMe ne peuvent pas confirmer le diagnostic de maladie de Parkinson. Seuls un médecin ou un neurologue peuvent poser un diagnostic.

Pour obtenir un complément d’information sur les efforts et les résultats de la SPC en matière de défenses des intérêts, visitez le site Web du centre d’intervention à l’adresse www.parkinson.ca.

Message de la rédactrice en chef

Marina Joseph

Marina Joseph

L’automne a été une saison occupée à la Société Parkinson Canada et nous vous avons préparé un numéro rempli de nouvelles sur les ressources éducatives, les activités de recherche financées et les initiatives en matière de défense des intérêts les plus récentes ainsi que des conseils sur la saine alimentation, un hommage aux gagnants des prix remis à nos bénévoles à l’échelle nationale, sans oublier une histoire inspirante sur le maintien d’une activité physique par l’équitation.

Le premier module d’apprentissage en ligne de la Société Parkinson Canada destiné aux médecins de famille a récemment été agréé par le Collège des médecins de famille du Canada. Le programme est offert sans frais et nous vous incitons à le faire savoir aux membres de votre équipe soignante.

Pour vous aider entre deux visites chez le médecin, nous avons concocté quelques conseils sur la saine alimentation destinés aux personnes vivant avec la maladie de Parkinson, y compris les aliments à consommer pour faciliter le soulagement de certains symptômes comme la constipation.

Côté recherche, la neurobiologiste Francesca Cicchetti de l’Université Laval étudie comment l’alpha-synucléine lésée se déplace de cellule en cellule pour propager la maladie de Parkinson, une recherche financée par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada. Il s’agit du premier d’une série de profils présentant les chercheurs qui bénéficient d’un soutien financier en 2014-2016.

La SPC s’active dans plusieurs secteurs pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec la maladie de Parkinson, y compris celles atteintes de démence. Nous avons récemment participé à des initiatives visant à sensibiliser les parlementaires, les décideurs mondiaux et le grand public à l’impact complexe de la démence sur la communauté Parkinson. Prêtez votre voix et envisagez de devenir un ambassadeur de Parkinson dans votre circonscription électorale en vue des élections fédérales de 2015.

Le plaidoyer en faveur d’un changement de politique ne constitue qu’un des impacts des bénévoles de notre organisme à travers le pays. Lisez comment les lauréats de notre Programme national de prix pour les bénévoles améliorent la qualité de vie et recueillent des fonds pour la communauté Parkinson et participent aux initiatives de sensibilisation à cette maladie.

Nous vous invitons à inspirer d’autres lecteurs du bulletin électronique Actualité Parkinson et à partager votre vécu. Dans le présent numéro, Natasha McCarthy, une mère de deux jeunes filles âgée de 37 ans, raconte son expérience de jeune malade Parkinson et sa redécouverte heureuse des chevaux et des bienfaits de l’équitation sur la santé.

Nous vous invitons à partager ce bulletin avec vos amis, votre famille et votre équipe de soins de santé. Faites entendre votre voix en commentant les articles du présent numéro. Si vous avez des suggestions pour le prochain numéro, écrivez à editor@parkinson.ca. Nous vous souhaitons un heureux temps des Fêtes et nous serons de retour en 2015.


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
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