Témoignages : Rester actif

Carole Hartzman

Cinq matins par semaine, Carole Hartzman et sa partenaire d’exercice font une promenade de 50 minutes au bord de l’eau. Deux fois par semaine, Carole participe à un cours de conditionnement physique pour personnes âgées.

Âgée de 70 ans, Carole a toujours été active physiquement, mais après avoir reçu un diagnostic de maladie de Parkinson en novembre 2003 et avoir été évaluée à la Maritime Parkinson Physiotherapy Clinic de Halifax, elle a intensifié son programme d’exercice, et acheté un exerciseur elliptique et un appareil de gymnastique pour s’entraîner à la maison.

« J’essaie de faire trois activités par jour : une marche, un cours d’exercice et une séance d’exerciseur elliptique. Ou alors, des séances sur les deux appareils plus une vidéo d’entraînement. Je fais tout ce qui me vient à l’idée », explique Carole.

Les bienfaits sont immédiats et divers. « Il faut bouger. En gardant le corps ferme et en le renforçant, je réussis à me lever de mon fauteuil. Plus le corps est fort, plus tout le reste est facile. »

Carole a maintenant parfois de la difficulté à amorcer des mouvements. « Je fige sur place. Je dois donc réfléchir à la façon dont je vais arriver à bouger de nouveau. Si je veux me déplacer de la cuisinière au réfrigérateur, je dois me dire que je dois fixer un point plus près du réfrigérateur, lever mon pied gauche et commencer à le faire bouger. Une fois cet état d’immobilisation passé, je bouge, mais je dois franchir mentalement les étapes les unes après les autres. »

Sachant que la clinique évaluera sa mobilité, sa souplesse et son équilibre tous les six mois, Carole dit : « Je veux une note élevée, alors je fais de mon mieux pour obtenir de bons résultats avec ces exercices. Cette évaluation me motive. »

Elle attribue au regretté Dr George Turnbull, un co-fondateur de la clinique, le mérite de l’avoir mise sur la bonne voie. « Il a insisté sur l’importance de faire de l’exercice et de choisir des activités motivantes, car si vous n’êtes pas motivé, vous cesserez de les faire », précise-t-elle.

Carole aime danser. Elle a suivi des séances de thérapie vocale et des cours de chant, a appris le tai-chi, et prévoit intégrer ses tout nouveaux bâtons de marche nordique à ses randonnées matinales.

Après avoir beaucoup voyagé avec son mari, Carole a récemment fait une excursion d’une fin de semaine à New York, seule, et a demandé un fauteuil roulant à l’aéroport. « Je voulais voir l’effet que ça faisait. Ça a été une expérience intéressante, parce que je pensais me sentir fragilisée, mais ça m’a donné la possibilité et la liberté de voyager seule », confie-t-elle.

Pour Carole, le but de l’exercice est de lui permettre de « rester mobile jusqu’à la fin de mes jours afin de pouvoir continuer à profiter du monde extérieur. »

Lisez d’autres témoignages sur le site Web de la Société Parkinson Canada.

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