Logiciel 3D pour mieux stimuler le cerveau

La stimulation cérébrale profonde consiste à placer des électrodes profondément dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson pour soulager la raideur et les tremblements causés par la maladie. Pour de nombreuses personnes, le traitement a des résultats immédiats qui changent leur vie. La chirurgie n’est pas toujours réussie, toutefois. Greydon Gilmore, étudiant au doctorat, attribue en partie ce problème au placement des électrodes. La recherche de Gilmore est rendue possible dans le cadre du Programme national de recherche de Parkinson Canada, financé par la Fondation de bienfaisance Lanka pour 20 000 $ sur deux ans.

« La cible qu’ils (les chirurgiens) tentent d’atteindre est très petite. La probabilité de l’atteindre à chaque fois est donc très faible », précise M. Gilmore.

Il crée un logiciel afin d’améliorer le positionnement des électrodes qui se branchent à un bloc‑batterie implantable dans la poitrine pour activer un champ électrique qui stimule les cellules cérébrales endommagées.

La charge électrique créée à l’aide du bloc‑batterie et des électrodes réduit ou élimine les symptômes moteurs des gens.

Le logiciel 3D de M. Gilmore se combine à l’IRM et à d’autres examens d’imagerie du cerveau pour aider les chirurgiens à planifier leur chirurgie en cartographiant le cerveau afin de trouver le point optimal pour placer les électrodes.

Une fois en salle d’opération, où M. Gilmore travaille avec des chirurgiens en tant que neuroélectrophysiologiste, son logiciel détectera les schémas d’activation caractéristiques de la région du cerveau où l’équipe souhaite installer les électrodes.

Les chirurgiens « obtiendront une rétroaction en temps réel sur l’atteinte du noyau », ajoute-t-il.

Après la chirurgie, les patients passent une tomodensitométrie qui fonctionne avec le logiciel pour montrer à l’équipe chirurgicale si les électrodes sont au bon endroit.

Si les électrodes ne se trouvent pas à 1 millimètre de l’endroit où elles devraient être, M. Gilmore espère que les chirurgiens pourront les réimplanter. Actuellement, 20 % à 30 % des patients de la clinique où il travaille n’obtiennent pas une réponse complète au traitement.

La réimplantation devrait permettre de mieux contrôler les symptômes chez un plus grand nombre de personnes. Le nouveau logiciel aidera également les techniciens à mieux déterminer l’intensité et la fréquence du courant de stimulation du cerveau.

« J’espère accélérer le processus et améliorer l’efficacité du dispositif de stimulation cérébrale profonde », précise M. Gilmore.

Il a toujours été fasciné par le cerveau. Il a commencé à travailler sur la stimulation cérébrale profonde après avoir évalué la démarche de personnes atteintes de la maladie de Parkinson pour tenter de réduire le blocage de la marche.

« J’aime vraiment travailler sur la stimulation cérébrale profonde en raison de son incidence immédiate dans la vie des gens. »

« Le simple fait de voir le regard d’un patient, c’est très gratifiant pour moi. »

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