Réduction des obstacles menant à un traitement efficace

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Alexandre Boutet

Pour de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson, le traitement par stimulation cérébrale profonde peut sembler véritablement miraculeux. La procédure consiste à implanter, par voie chirurgicale, un transmetteur dans le cerveau pour permettre l’envoi d’impulsions électriques qui réduisent ou éliminent les tremblements et restaurent les commandes des moteurs.

Pour obtenir de bons résultats, il faut toutefois un réglage très précis. Alexandre Boutet, qui termine actuellement son doctorat en neuroscience à l’Université de Toronto, a vu la période d’ajustement à l’implant se prolonger parfois jusqu’à un an pour certains patients. C’est que l’appareil doit être réglé de façon à émettre la bonne quantité d’électricité dans le cerveau pour atteindre le résultat souhaité. Ça peut être frustrant et coûteux pour les personnes qui doivent parcourir de longues distances pour avoir accès à ce traitement spécialisé

« Souvent, la période postopératoire n’est pas aussi facile que les patients l’espèrent, en raison de toutes ces questions logistiques », explique-t-il.

Boutet s’attaque à ce problème avec une autre technologie puissante, le système d’imagerie appelé imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Grâce à cette technique d’IRM spécialisée, un fort champ magnétique dresse une image utile du débit sanguin, qui révèle également quelles cellules cérébrales sont activées. Selon le type de stimulus – par exemple, lorsqu’une personne lit, parle ou écoute de la musique – diverses parties du cerveau « s’allument » en conséquence dans une image d’IRMf.

Cette même stratégie permet de déterminer quelles parties du cerveau réagiront à l’activation de la stimulation cérébrale profonde. Si les médecins pouvaient déterminer les paramètres optimaux de l’appareil grâce à un examen d’IRM après la chirurgie, la période d’ajustement pourrait être réduite à une seule journée chez certains patients.

« Si nous pouvions réduire cette première année à une IRM d’une journée, ce serait formidable », déclare-t-il.

La technique d’imagerie fournit également aux patients des images très accessibles qui leur permettent de voir exactement comment la SCP les aidera. « C’est très intuitif », dit-il.

Boutet croit également que l’IRMf combinée à la stimulation cérébrale profonde permettra de traiter la maladie mentale, la spécialité où ses recherches ont commencé. Son intérêt initial à utiliser la SCP dans le traitement des troubles mentaux l’a amené à étudier la maladie de Parkinson, ce pour quoi cette technologie est la plus couramment utilisée. Il est heureux que l’innovation faisant l’objet de ses travaux de recherche puisse profiter aux patients qui font face à tous ces types de problèmes.

« L’objectif global de ce projet de recherche est très axé sur le patient, dit-il. Il vise à améliorer leur vie. »

Le projet est possible grâce à une bourse d’études supérieures Porridge for Parkinson’s (Toronto) en l’honneur d’Isabel M. Cerny

Apprenez-en plus sur d’autres chercheurs récemment financés par le programme de recherche de Parkinson Canada en visitant la section Recherche de notre site à www.parkinson.ca.

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