Le héros de la famille

Photo de Gordon Crandell avec sa femme Ann et ses filles Beverly, Karen et Dawn à ses côtés

Lorsque Dawn Crandell parle de son père, Gordon, on peut entendre l’amour et l’admiration dans chacun de ses mots. « C’était un homme grand, fort, robuste, mais drôle », se souvient-elle. « Il était vraiment de bonne compagnie ».

Père de trois enfants et époux bien-aimé d’Ann, Gordon était ingénieur civil et il dirigeait sa propre entreprise de construction de grande envergure. Débordant d’énergie, il adorait faire de la navigation de plaisance et du ski avec ses filles, et il avait toujours un projet en cours dans son atelier.

Selon ses filles, il semblait pouvoir construire et réparer à peu près n’importe quoi. Beverly Crandell se souvient qu’un soir lorsqu’elle était une petite fille, une amie a pointé la lune, à demi pleine. Elle a dit : « Regarde Bev, la lune est brisée! » Sans sourciller, Bev a répondu : « Pas de problème, mon père peut la réparer. »

Aux yeux de ses filles, Gordon faisait naître ce genre de confiance, cette notion qu’il n’y avait vraiment rien que leur père ne pouvait pas accomplir, y compris de réparer la lune. Saisissant cette occasion au vol, il s’est retourné et il a répondu à Bev et à son amie : « Oui, d’ici environ deux semaines, je l’aurai réparée. » Bev y croyait vraiment, et elle et ses sœurs n’ont jamais perdu cette foi en leur père.

Lorsque les filles ont grandi et qu’elles ont quitté le nid familial, la famille est demeurée unie. Gordon et Ann ont pris leurs retraites, et ils avaient des projets pour la prochaine étape de leurs vies, lorsqu’ils furent aveuglés par le diagnostic de maladie de Parkinson de Gordon.

C’est à ce moment que la famille Crandell a commencé à faire partie de la nôtre, la grande famille de soutien de Parkinson Canada.

Chaque année, de généreux dons font en sorte que quoi qu’il arrive, Parkinson Canada peut venir en aide et soutenir les familles tout au long de leur cheminement avec la maladie de Parkinson. « C’est bon de savoir que nous ne sommes pas seuls face à cette terrible maladie », affirme Dawn. « Le fait de savoir qu’il y a des gens pour nous appuyer… nous remonte le moral. »

Photo de Ann et Gordon Crandell, environ 1957

Lentement, la maladie de Parkinson a dépouillé la famille Crandell de l’homme qu’elle avait toujours connu. Petit à petit, Gordon s’est affaibli physiquement. Il est devenu plus lent, et il a commencé à avoir de la difficulté à marcher. Il a également fait quelques chutes. Mais Gordon, toujours plein de ressources, a utilisé ses aptitudes en ingénierie pour concevoir ses propres outils pratiques. « Nous étions tellement impressionnées par sa créativité, » se souvient Dawn. « Il ne cessait de concevoir des dispositifs pour atteindre les objets, des barres d’appui, et des éléments pour se faciliter la vie. »

Karen, Dawn et Beverly ont joint leurs efforts pour aider Ann à prendre soin de Gordon, mais cela était extrêmement difficile pour elles. Pour les filles, le plus triste était de voir leur mère perdre son mari petit à petit. Le fardeau qui pesait sur Anne, qui n’a jamais reconnu ni indiqué qu’il s’agissait d’un fardeau, est tout simplement devenu de plus en plus lourd à mesure que la maladie progressait.

Gordon est décédé la veille de Noël en 2015; deux jours à peine avant le 55e anniversaire de son mariage avec Ann.

Bien que les filles réprouvent la maladie qui leur a lentement dérobé leur père, elles demeurent de généreuses donatrices ainsi que des membres optimistes de la famille de Parkinson Canada. Dawn ajoute : « Avec des fonds suffisants pour la recherche, je m’attends à ce que le casse-tête de la maladie de Parkinson soit résolu dans un futur rapproché… avec de l’espoir et de la détermination, nous y parviendrons tous ensemble. »

Apprenez-en plus sur la façon dont vous pouvez aider Parkinson Canada à offrir une prise en charge et du soutien; des renseignements utiles; de la recherche pour améliorer les traitements et un jour, espérons-le, un remède.

Comments

comments

Leave a comment