Les nouvelles Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson visent une communication claire et des soins normalisés pour la communauté Parkinson

Elles comprennent de nouvelles avancées concernant les caractéristiques non motrices, les soins palliatifs et les traitements

Les nouvelles Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson, 2e Édition, offrent des conseils pratiques sur la gestion de la maladie à l’intention des médecins, des professionnels paramédicaux, des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de leurs familles. Le Journal de l’Association médicale canadienne (www.cmaj.ca) a publié les nouvelles lignes directrices accompagnées d’une infographie et d’un balado faciles à consulter.

La maladie de Parkinson est une affection neurologique débilitante et progressive qui affecte la qualité de vie des personnes diagnostiquées et de leurs partenaires de soins.

Depuis la publication des premières lignes directrices canadiennes en 2012, d’importants progrès ont été réalisés dans les connaissances sur la maladie de Parkinson. Les nouvelles lignes directrices, commanditées par Parkinson Canada, font état des plus récentes données probantes et avancées en matière de diagnostic, de traitement et de gestion des symptômes; elles contiennent une nouvelle section sur les soins palliatifs. Une équipe interdisciplinaire d’experts de partout au Canada a contribué à l’élaboration de la deuxième édition, avec notamment l’ajout de 13 nouvelles recommandations, qui regroupent de nouvelles données probantes et comblent diverses lacunes.

« La dépression et l’anxiété sont des symptômes courants des patients atteints de la maladie de Parkinson et peuvent être plus difficiles à reconnaître. Les médecins devraient se sentir plus à l’aise de traiter la dépression et l’anxiété, car celles-ci ont une incidence directe sur la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de leurs soignants », affirme le Dr David Grimes, l’auteur principal des Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson et chef de la Division de neurologie, Hôpital d’Ottawa, Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa.

« Notre message aux gens est “n’attendez pas”. Certains professionnels peuvent contribuer directement à la qualité de vie d’une personne grâce à une intervention précoce et régulière, affirme Joyce Gordon, directrice générale de Parkinson Canada. Il y a bien des choses qu’une personne peut faire maintenant pour profiter pleinement de la vie, en travaillant avec son équipe de soins de santé pour atténuer les symptômes et améliorer les résultats en matière de santé. »

Les lignes directrices renferment 97 recommandations réparties en cinq sections pour en faciliter l’utilisation :

  • Communication (y compris les familles et les soignants)
  • Diagnostic et progression
  • Traitement
  • Caractéristiques non motrices
  • Soins palliatifs

« Un élément qui restreint la mise en œuvre des lignes directrices est le manque d’accès à des fournisseurs de soins de santé qui ont de l’expérience dans la prestation de soins aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson , souligne le Dr Grimes. En plus des médecins spécialistes, nous avons besoin de plus d’infirmières et d’un plus grand nombre d’orthophonistes, d’ergothérapeutes et de physiothérapeutes formés dans ce domaine, ainsi que de soins palliatifs appropriés pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. »

Dans un balado (en anglais) du JAMC sur la nouvelle ligne directrice, le Dr Grimes déclare : « Il existe de nombreuses options de traitement pour la maladie de Parkinson, mais la lévodopa demeure l’étalon-or. Le médecin de famille devrait se mettre à l’aise en utilisant cette option de traitement.  La dépression est le symptôme non moteur le plus courant et que, par conséquent, les médecins devraient se sentir à l’aise avec le traitement de la depression. »

« Les lignes directrices fournissent des recommandations fondées sur des données probantes pour améliorer la norme globale de soins des personnes atteintes de la maladie de Parkinson au Canada, non seulement pour les professionnels de la santé, mais aussi pour les décideurs, les patients eux-mêmes et leurs partenaires de soins », écrit la Dre Veronica Bruno, Département des neurosciences cliniques, Movement Disorders Program and Hotchkiss Brain Institute, Université de Calgary, et coauteure d’une analyse connexe (en anglais) : https://bit.ly/2lvRkWy.

La maladie de Parkinson est une maladie complexe dont la gestion nécessite des procédures claires et normalisées. La maladie touche non seulement les personnes diagnostiquées, mais aussi les membres de leur famille, de leur milieu de travail et de leur entourage social. Plus de 100 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de maladie de Parkinson et d’affections connexes.

Renseignements supplémentaires :

Lignes directrices

Site web : www.parkinson.ca /fr/  

Commentaire (en anglais) http://www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.191089

Balado (en anglais) https://soundcloud.com/cmajpodcasts/181504-guide

Questions?  Visitez le site web https://www.parkinsonclinicalguidelines.ca/

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