Formation du formateur : Une clinicienne canadienne spécialiste de la maladie de Parkinson en pèlerinage

Melissa Mackenzie
monitrice, l’Institut de neurologie
de l’University College London

Après avoir terminé sa résidence en neurologie à Vancouver, Melissa Mackenzie passe une année supplémentaire à titre de monitrice à l’Institut de neurologie de l’University College London, un centre de pointe du traitement de la maladie de Parkinson. Elle s’attend à ce que cette expérience l’aide à améliorer la façon dont elle traite ses patients et à développer l’expertise nécessaire pour enseigner et améliorer les normes cliniques dans tout le domaine. Sa formation est rendue possible grâce à une Bourse de recherche clinique du Programme de recherche de Parkinson Canada pour 50 000 $ sur un an.

Parmi les outils les plus élémentaires servant à vérifier les réflexes d’un patient atteint de la maladie de Parkinson, les médecins utilisent une tige étroite avec une tête circulaire pour tester les muscles d’une personne à des endroits clés.

Cet appareil, le « marteau de Queen Square », est nommé ainsi en souvenir de l’Institut de neurologie de l’University College London, où il a été inventé au XIXe siècle. En fait, comme tous les praticiens qui manipulent le marteau devraient le savoir, cet établissement a été l’un des premiers établissements médicaux modernes à traiter officiellement les troubles du mouvement.

Dre Melissa Mackenzie, une neurologue qui a régulièrement utilisé le marteau dans le cadre de son travail, rêve depuis longtemps d’aller à Queen Square pour en apprendre davantage sur la pratique clinique.

« C’est un endroit où il est possible d’apprendre d’experts qui jouissent d’un prestige certain dans le domaine de la neurologie et des troubles du mouvement », explique-t-elle.

À l’approche de la fin de sa résidence de cinq ans à l’Université de la Colombie-Britannique, elle s’est engagée à obtenir une bourse de recherche clinique d’un an à Queen Square à Londres, en Angleterre. Cette expérience allait lui fournir des pistes qui amélioreraient sa propre capacité à traiter les patients et lui permettraient d’enseigner et d’améliorer les normes cliniques pour tous. Sa formation est rendue possible grâce à une Bourse de recherche clinique du Programme de recherche de Parkinson Canada pour 50 000 $ sur un an.

« L’obtention d’une bourse de recherche offre une occasion fantastique de s’éloigner, d’acquérir des compétences, d’observer comment les autres font les choses, comment les autres systèmes de santé fonctionnent, comment ils gèrent les patients, ce qu’ils font bien, ce qu’ils font mal, et de voir ce que nous pourrions améliorer dans notre propre centre », explique-t-elle.

Jusqu’à présent, toutes ses attentes sont comblées. Et aussi stimulant que son séjour puisse être, elle anticipe déjà avec impatience son retour au Canada, où elle espère non seulement ouvrir son propre cabinet, mais aussi mener des recherches axées sur le patient et enseigner. « Les patients n’ont pas tous accès à un neurologue spécialisé dans les soins aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, et même s’ils y ont accès, ce n’est peut-être qu’une fois par année, signale-t-elle. Plus nous pourrons informer les omnipraticiens sur la façon d’aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de ne pas leur nuire, mieux cela vaudra pour l’ensemble du domaine. »

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