L’étude sur le TCSP se révèle bénéfique pour l’ensemble de la communauté scientifique

L'étude de Dre Penny MacDonald sur le sommeil paradoxal suscite l'espoir
L’étude de Dre Penny MacDonald sur le sommeil paradoxal suscite un intérêt accru dans la recherche sur les biomarqueurs, qui peuvent conduire à une détection plus précoce de la maladie de Parkinson et à de meilleurs traitements.

Si vous avez participé à l’événement Pédaler pour la maladie de Parkinson, vous savez déjà que votre collecte de fonds contribue à financer et subventionner divers projets au sein du programme de recherche de Parkinson Canada. Ce mois-ci, nous aimerions partager avec vous un exemple qui illustre bien la recherche vitale que vos dons rendent possible. Nous souhaitons également partager comment le financement fourni par Jeff et Shelley Parr en mémoire du Dr Robert Lorne Alexander, par le biais de Pédaler pour la maladie de Parkinson et du programme de recherche de Parkinson Canada, est devenu un investissement plus important dans la recherche.

Actuellement, les traitements et les thérapies contre la maladie de Parkinson sont prescrits lorsqu’on diagnostique la maladie chez une personne. Toutefois, avant que le diagnostic arrive, les symptômes se font déjà sentir et la maladie peut être en évolution depuis plusieurs années, car les cellules productrices de dopamine auront déjà commencé à se dégrader. Si nous pouvions trouver un biomarqueur (molécule biologique présente dans le sang, d’autres liquides organiques ou les tissus) de la maladie plus tôt, nous serions en mesure de faire davantage pour améliorer les traitements.

Cette idée est au cœur de l’étude sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) et la maladie de Parkinson menée par la Dre Penny MacDonald et son équipe de l’Université Western. Les personnes atteintes du TCSP rêvent pendant leur sommeil, en donnant souvent des coups de pied, des coups de poing et en se débattant. Bien qu’il s’agisse d’une condition relativement rare, près de 80 % des personnes atteintes de ce trouble développeront un jour la maladie de Parkinson, une atrophie des systèmes multiples ou une démence à corps de Lewy. La Dre MacDonald et son équipe utilisent la technologie d’IRM pour examiner les cerveaux des personnes atteintes de ce trouble, en quête de d’indices qui pourraient conduire à la découverte d’un biomarqueur de la maladie de Parkinson.

L’identification d’un tel biomarqueur pourrait permettre aux patients de commencer un traitement plus tôt, explique Abdullah Al-Jaja, un étudiant en doctorat du laboratoire de la Dre MacDonald. «Plus important encore, les patients auraient plus de temps pour accepter la venue de la maladie. Imaginez une personne ayant reçu un diagnostic de la maladie de Parkinson, et dont les premiers symptômes visibles sont des tremblements. À ce stade-là, il faut tenter de rattraper le dommage déjà fait. Imaginez l’impact que nous pourrions avoir sur la qualité de vie de ces personnes si nous pouvions détecter la maladie plus tôt.»

Ce projet, dont un montant de 32 984 $ a été assuré par la Subvention de Recherche de l’événement Pédaler pour la maladie de Parkinson en , a également eu un effet ricochet sur les autres projets du laboratoire, leur permettant de tirer parti de ce financement initial pour financer davantage de d’initiatives.

«Le financement comme celui apporté par Parkinson Canada ne nous aide pas seulement à réaliser un projet individuel, mais aussi à faire une foule de choses différentes», explique le Dr Kasey Van Hedger, qui effectue ses études postdoctorales avec MacDonald. «Tout financement qui entre dans le laboratoire est alloué aux différentes voies sur lesquelles nous travaillons, ce qui ouvre de nombreuses possibilités.»

En outre, l’équipe bénéficie de l’initiative BrainsCAN de l’Univesité Western, un investissement de 66 millions de dollars sur sept ans réalisé par le gouvernement du Canada par le biais du Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada. Cette initiative permet à l’équipe d’avoir accès à une technologie d’imagerie de pointe.

Ainsi, l’équipe effectue des examens au Centre de cartographie métabolique fonctionnelle de l’Institut de recherche Robarts, à l’aide d’appareils IRM Tesla équipés d’aimants géants. Quels sont les avantages? Ces appareils d’IRM fournissent une image plus claire du cerveau, et ce, sans que l’équipe soit obligée d’en empêcher l’utilisation aux patients qui ont besoin d’une IRM médicale. Le financement de BrainsCAN réduit le coût énorme que représente l’utilisation de ces machines IRM pour les chercheurs.

De plus, cet argent peut être destiné à financer l’étude sur le TCSP ainsi que d’autres programmes de recherche. D’ailleurs, l’équipe est impatiente de reprendre les recherches interrompues par la pandémie dès que les membres du laboratoire pourront recommencer à le fréquenter en toute sécurité.

Le laboratoire a également obtenu un important financement additionnel des Instituts de recherche en santé du Canada, pour poursuivre l’étude sur le TCSP et d’autres projets sur les biomarqueurs potentiels de la maladie de Parkinson. C’est en effet un signe positif que l’organisme de financement reconnaît le potentiel de cette recherche. Cela témoigne également de l’objectif premier du travail de l’équipe : améliorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. «Il s’agit de faire ce qu’il y a de mieux pour les patients atteints de la maladie de Parkinson, de trouver ce qui va les aider », déclare Ab-Jaja. « Votre financement nous aide à répondre à ces questions.»

Votre soutien contribue à financer des programmes de recherche comme ceux menés au laboratoire du Dre MacDonald; les fonds de recherche sont mis à profit pour que chaque dollar compte. Nos efforts combinés nous rapprochent d’un diagnostic plus précoce, de meilleurs traitements et, éventuellement, d’un remède contre la maladie: et nous sommes Prêts à tout.

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