Conseils pour les aidants en période des Fêtes

Les journées sont maintenant plus froides, et les décorations font leur apparition dans les maisons et les vitrines. Bien que le temps des Fêtes soit un moment agréable pour bon nombre d’entre nous, il peut être stressant pour les familles touchées par la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson. Les endroits qui sortent de l’ordinaire, un nombre important de personnes, le bruit et le rythme effréné des activités de cette période peuvent entraîner des sensations d’anxiété, de fatigue et de dépression.

En tant qu’aidant, ces pressions peuvent s’ajouter aux autres défis auxquels vous pourriez faire face. Par exemple, vous pourriez trouver que les obligations de cette période vous font courir dans tous les sens et contribuent à l’augmentation de votre niveau de stress. Trouver le temps et l’énergie pour acheter des cadeaux, rendre visite à d’autres personnes et même vivre « l’esprit des Fêtes » peut s’avérer difficile à cause de la multiplication des activités.

Aussi, comment faire en sorte que cette période reste un moment agréable qui vous permettra, à vous et à la personne atteinte de la maladie, de retrouver vos amis et membres de votre famille dans les meilleures conditions? Voici quelques conseils qui pourraient aider tout le monde à passer des Fêtes plus agréables :

Préparez une simple liste de souhaits

Pour vous aider à gérer le stress de cette période, essayez de planifier aussi rapidement que possible. Faire une liste d’objectifs simples et clairs vous permettra de vous fixer des attentes réalistes ainsi que pour les personnes dont vous prenez soin, d’établir des priorités et de respecter des traditions qui vous tiennent à cœur.

Voici quelques aspects à prendre en compte :

  • Programmer les réunions de cette période en fonction des jours et des heures qui conviennent le mieux à la personne atteinte de la maladie.
  • Informer vos amis et membres de votre famille à l’avance de vos priorités et disponibilités.
  • Si possible, essayer de modifier votre routine le moins possible.
  • S’assurer d’avoir ce qu’il vous faut sous la main (en quantité suffisante) pendant cette période pour éviter les courses de dernière minute (p. ex. avoir des médicaments supplémentaires).

Il peut également être indiqué de faire une liste de médecins, de cabinets et pharmacies ouverts pendant cette période – en cas d’urgence.

Des réunions brèves, sans trop de monde

Des réunions en comité restreint et moins de conversations auxquelles la personne devra participer réduiront ses sensations de stress. Pour les réunions plus importantes et plus longues, pensez à faire venir la personne au moment le plus important et prévoyez une salle dans laquelle elle peut se retirer. Pour les réunions, pensez à choisir des endroits familiers et accessibles.

Faites-les participer

Faites participer les personnes atteintes de la maladie aux préparatifs et aux tâches qui leur sont importantes. Certaines activités les réjouissent-elles plus que d’autres? Par exemple, rédiger les cartes ou emballer les cadeaux? Souvenez-vous que le changement des capacités n’altère en rien l’importance de la personne au sein de la famille ni son besoin d’être inclus dans les événements ou activités importants.

Vous voyagez? Planifiez!

Les changements qui surviennent dans les capacités de la personne peuvent compliquer les voyages, mais un plan soigneusement élaboré peut vous aider! Si vous prévoyez de voyager, faites autant de préparatifs à l’avance que possible, particulièrement en ce qui concerne vos préférences de vol et votre hébergement. La plupart des compagnies aériennes proposent de services pour accommoder les personnes malades et peuvent vous offrir des services particuliers, comprenant entre autres, un fauteuil roulant, de l’espace supplémentaire pour les jambes et un embarquement anticipé. Si vous séjournez dans un hôtel, informez les membres du personnel de vos besoins particuliers et expliquez-leur quelques-unes des difficultés que vous pourriez rencontrer.

Les longs voyages peuvent être stressants pour vous et la personne atteinte de la maladie. Aussi, préparez votre voyage bien à l’avance et donnez-vous beaucoup de temps pour vous rendre là où vous souhaitez. Préparez vos bagages quelques jours avant votre départ et ayez sur vous un mot du médecin si vous transportez des médicaments.

Trouvez du temps pour vous

Soyez réaliste et n’en faites pas trop. Éviter le surmenage et se reposer sont des aspects essentiels pour bien profiter des Fêtes. Faites ce qu’il convient de faire petit à petit, ne vous sentez pas gêné et n’ayez pas peur de demander de l’aide. Examinez votre réseau de connaissances. Pouvez-vous demander de l’aide à un autre membre de votre famille, un ami ou un voisin? Les Fêtes sont une excellente occasion de chercher du soutien auprès des personnes que vous connaissez. Si personne ne peut vous aider dans votre réseau personnel… souvenez-vous que vous n’êtes jamais seul et que nous sommes là pour vous aider!

Lecture complémentaire :

Les liens vous sont fournis à des fins d’information uniquement. En aucun cas, ils ne sauraient constituer une approbation de la Société Alzheimer, de la Société canadienne de la sclérose en plaques et de Parkinson Canada. Discutez toujours des choix de traitement avec votre propre fournisseur de soins de santé.

La maladie de Parkinson et les voyages : http://www.parkinson.ca/wp-content/uploads/Pd-and-Travelling.pdf [Remarque : Cette information est disponible uniquement en anglais.]

Des conseils pour voyager avec une personne atteinte de démence : www.alzheimer.ca/fr/Living-with-dementia/Day-to-day-living/Driving-and-transportation/Travel

Réduire le stress pour les aidants : www.alzheimer.ca/fr/Living-with-dementia/Caring-for-someone/Self-care-for-the-caregiver/Reducing-caregiver-stress

Note de la rédaction : Les personnes desservies par la Société Alzheimer, la Société canadienne de la sclérose en plaques et Parkinson Canada ont beaucoup de choses en commun, notamment les proches aidants qui soutiennent les personnes vivant avec ces trois maladies. Nos organisations ont établi des partenariats afin de partager des ressources et d’offrir de nouveaux renseignements et des webinaires pour soutenir les proches aidants. Le présent article fait partie de ces ressources informationnelles.

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Je ne sais pas comment lui dire

Votre conjoint est toujours à l’aise quand vos enfants adultes viennent vous visiter ou lors de ses rendez-vous chez le médecin, mais c’est différent quand vous êtes les deux seuls à la maison. Que pouvez-vous faire pour obtenir l’aide dont vous avez tous deux besoin?

Que devriez-vous faire quand votre parent atteint de démence ne se souvient plus de discussions antérieures à propos de décisions pour ses soins? Et comment même mener une conversation difficile avec un parent quand vous habitez à l’autre bout du pays?

C’est le genre de problèmes complexes dont il a été question dans le volet questions et réponses d’un webinaire pour les aidants sur la façon d’engager des conversations difficiles  (disponible en anglais seulement jusqu’à maintenant).

Ce webinaire a été présenté le mois dernier dans le cadre d’une collaboration entre la Société Alzheimer Canada, Parkinson Canada et la Société canadienne de la sclérose en plaques. Les travailleuses sociales Elaine Book et Amy Freeman ont donné la présentation, et une autre travailleuse sociale, Theresa Jiwa, s’est jointe à elles pour la discussion qui a suivi.

Nous voulons tous approfondir nos liens avec les gens qui sont importants pour nous. Le webinaire part de ce principe et explique les attitudes, les processus et les stratégies pouvant vous aider à établir un lien authentique, en particulier lorsque l’être aimé est atteint d’un trouble neurologique.

Une conversation difficile signifie habituellement que le problème comporte une charge émotive et que nous hésitons à l’aborder. Nous ne voulons peut-être pas en parler, mais nous devons le faire. Nos craintes peuvent se traduire par de l’angoisse et de l’insomnie. De plus, les difficultés anticipées sont souvent pires que la réalité.

Changez d’attitude face à la conversation. Avoir cette discussion démontre que vous prenez la chose à cœur. Approchez l’être aimé pour découvrir ce qui compte pour lui, au lieu de lui demander quel est son problème. Réfléchissez à la façon dont vous aimeriez que l’on aborde la question si vous aviez le même problème. Préparez-vous. Demandez à d’autres personnes comment elles ont tenu des conversations similaires et ce qui a fonctionné pour elles. De plus, réunissez des faits pour présenter des options, et non des décisions. Vous pouvez même préparer des notes à consulter pendant la discussion.

Les présentatrices suggèrent de mettre la table pour la discussion. Choisissez à l’avance une date, une heure et une durée, et informez la personne de la question dont vous aimeriez discuter. Abordez un seul problème à la fois. Prévoyez une activité agréable, après la conversation, par exemple une visite à un café.

Portez attention à votre ton de voix. Parlez calmement et évitez de porter des jugements. Par exemple, si la nutrition d’un parent vous inquiète, au lieu de dire « Papa, ton frigo est vide! », dites plutôt, « Je vois que tu n’as pas grand-chose dans ton frigo. Comment te débrouilles-tu pour l’épicerie et les repas? » Il peut s’agir d’une meilleure entrée en matière pour ensuite explorer des solutions, ensemble.

Le webinaire aborde six thèmes difficiles qui se présentent souvent aux aidants, soit :

  • partager le diagnostic;
  • reconnaître les changements et en informer les professionnels de la santé;
  • accepter de l’aide;
  • se préoccuper de la conduite automobile;
  • avoir des relations intimes;
  • planifier des soins à l’avance.

Elaine Book et Amy Freeman proposent des stratégies et des conseils pour converser à propos de chacun de ces sujets difficiles. Ainsi, accepter de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une démarche qui exige d’être fort. Vous ne pouvez plus continuer seul, vous avez besoin d’aide. Tentez de vous concentrer sur le positif, sur ce qui est acquis, et non ce qui est perdu. Présentez le fait d’accepter de l’aide comme une façon de garder son autonomie, et non un recul.

Quand quelqu’un est réticent à accepter de l’aide, écoutez ses préoccupations et ne tentez pas de lui faire changer d’idée. Proposez plutôt des pistes de solution, sans brusquer les choses, un pas à la fois. Il faut s’armer de patience. Une autre option consiste à demander à votre médecin de famille de suggérer de l’aide dans le cadre du plan de soins de la personne, et même de rédiger une ordonnance pour une aide particulière.

Si vous êtes la personne capable d’apporter cette aide, offrez votre aide, de façon précise. Par exemple, un enfant adulte peut proposer de passer du temps avec sa mère ou son père atteint d’un trouble neurologique. Il peut présenter son offre en disant qu’il aimerait passer du temps avec son parent, deux ou trois heures le dimanche après-midi, et non parce que l’aidant primaire a besoin d’une pause.

La difficulté de toutes ces conversations est ancrée dans des émotions de perte et de chagrin, la perte ou le changement d’une relation et les sentiments de tristesse, de colère, de crainte et de culpabilité qui l’accompagnent. Le webinaire propose des conseils sur la façon dont les aidants peuvent vivre avec ces émotions. Comme le dit la conseillère des aidants Rosemary Parse, la qualité de vie n’est pas ce que les observateurs externes croient percevoir, c’est le vécu exprimé par la personne qui vit sa vie.

Le parcours de chaque personne atteinte d’un trouble neurologique lui est particulier, tout comme celui des aidants. Les présentatrices du webinaire incitent avant tout les aidants à être attentionnés envers eux-mêmes.

Alors, quoi faire à propos du conjoint mentionné en début d’article, à l’aise chez le médecin? Sachez que la plupart des médecins prennent en compte des faits autres que les résultats des tests, et qu’ils solliciteront aussi l’avis de la famille. Vous avez aussi parfaitement le droit de demander un rendez-vous personnel avec le médecin pour lui faire part de vos observations et de vos préoccupations. Des travailleurs sociaux peuvent également rencontrer les aidants et les enfants adultes pour discuter de leurs inquiétudes, de stratégies et de solutions.

Si vous restez en contact à distance, la technologie peut aider. Essayez Skype ou une autre appli de vidéophone. Ce n’est pas comme converser en personne, mais vous pouvez réagir à des signaux visuels. Vous pouvez également consulter par téléphone les professionnels de la santé s’occupant de l’être cher, y compris des travailleurs sociaux.

À la conclusion du webinaire, vous trouverez plusieurs autres ressources pour vous aider à engager des discussions difficiles. Vous n’êtes pas isolé, le personnel de Parkinson Canada est à votre disposition. Composez le numéro de notre ligne d’aide et d’information, le 1-800-565-3000, ou envoyez vos questions par courriel à info@parkinson.ca.

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Réparer le mécanisme de transport dans les cellules de notre cerveau

Stefano Cataldi

Dans toute cellule cérébrale, les protéines se déplacent constamment d’un compartiment à l’autre. À mesure que de nouvelles protéines sont produites, d’autres sont détruites ou recyclées – c’est le mécanisme de régulation interne servant à garder les neurones en santé et à assurer le bon fonctionnement du corps.

Cependant, si une ou plusieurs protéines de ces cellules fonctionnent mal, c’est tout le mécanisme qui peut se dérégler. Les chercheurs émettent l’hypothèse que, en présence de la maladie de Parkinson, une accumulation de protéines non éliminées, comme des dépôts d’alpha-synucléine, peut causer la mort des cellules cérébrales produisant la dopamine et mener à un trouble du mouvement.

À l’Université de la Colombie-Britannique, l’étudiant au doctorat Stefano Cataldi étudie une protéine en particulier, appelée VPS35. Il croit que la VPS35 participe à la régulation de ce mouvement cellulaire. Il tente de cerner le rôle précis que joue cette protéine dans le processus. Cataldi a obtenu du Fonds québécois de recherche sur le Parkinson et de la Société Parkinson Colombie-Britannique une bourse d’études supérieures de 30 000 dollars sur deux ans dans le cadre du programme de recherche de Parkinson Canada afin de poursuivre sa recherche.

Le neuroscientifique Cataldi utilise des modèles de souris de la maladie de Parkinson pour observer la façon dont les formes mutées de la VPS35, ou l’absence de ce gène, nuisent au mouvement et provoquent les symptômes de cette maladie neurodégénérative.

« Nous voulons savoir pourquoi, lorsque cette protéine est altérée, il y a dysfonctionnement et en connaître les répercussions sur le comportement des souris, explique le chercheur Cataldi.

S’il parvient à déterminer que la VPS35 fonctionne mieux ou moins bien qu’elle le devrait lors du processus de transport des protéines, M. Cataldi croit que cette protéine pourrait devenir une cible médicamenteuse pour ralentir ou accélérer le mouvement qui se déroule dans les cellules cérébrales touchées.

En rétablissement ce mouvement dès le début du processus de neurodégénération, avant que les symptômes de la maladie de Parkinson soient avancés, on pourrait préserver les neurones et ainsi prévenir la progression de la maladie.

« Le neurone est toujours vivant, alors nous pourrions régler le problème avant qu’il ne meurt », explique-t-il.

Pharmacien de formation, M. Cataldi a commencé à étudier la maladie de Parkinson à l’Université de Ferrara dans son Italie natale. Lorsqu’il est venu à Vancouver faire son doctorat à la UBC, il a commencé à faire du bénévolat auprès des personnes atteintes de cette maladie. Ce travail a nourri sa passion envers la recherche des causes de la maladie.

« Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson n’abandonnent pas. Elles chantent, bougent, dansent et font tout ce qu’elles peuvent pour avoir le dessus sur cette maladie, explique le chercheur Cataldi. Lorsqu’elles s’adressent aux scientifiques, elles les remercient de leur travail. Je crois qu’elles sont des personnes formidables. »

Apprenez-en plus sur d’autres chercheurs récemment financés par le programme de recherche de Parkinson Canada en visitant la section Recherche de notre site à www.parkinson.ca

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Votre testament, vos volontés, novembre est le mois pour faire son testament

Nous avons tous lancé un caillou dans l’eau. Quand le caillou frappe la surface, on voit le cercle de l’onde s’éloigner du point d’impact. Saviez-vous que votre héritage pourrait en faire autant? Avec les bonnes dispositions, votre testament pourrait déclencher une onde de bonté et de générosité pour les personnes et les œuvres de bienfaisance qui vous tiennent à cœur. Un testament rédigé soigneusement assure la répartition de vos biens après votre décès selon vos intentions. Vous pouvez veiller à ce que des membres de votre famille aient les moyens de faire des études supérieures. Vous pouvez aussi laisser un legs aux œuvres de bienfaisance que vous avez respectées et soutenues financièrement, comme Parkinson Canada.

Les possibilités sont innombrables et pour concrétiser cette bonne volonté, vous devez rédiger votre testament, le signer et le faire certifier par un témoin. En prenant le temps maintenant de réfléchir à vos volontés et de les consigner par écrit, vous créez un important outil de planification pour la sécurité financière de ceux qui vous tiennent à cœur. Les conseillers financiers et les avocats de droit successoral recommandent tous de faire son testament. L’âge n’entre pas en ligne de compte dans le choix du meilleur moment pour faire son testament ou le modifier. Si vous avez des biens, un testament est essentiel.

Si vous n’avez pas un testament à jour, vous perdez le contrôle de ce qui arrivera à vos biens. Des dons à des personnes particulières ou à des œuvres de bienfaisance ne s’effectueront pas. Votre succession sera répartie selon une formule provinciale rigide et vos biens pourraient aller à des proches parents qui n’ont pas vraiment besoin de l’argent, ou pire encore, avec lesquels vous vous sentez peu lié.

Votre testament est un document essentiel, pour ces raisons et d’autres encore.

Faire un don à une œuvre de bienfaisance dans votre testament est un geste :

  • Commode. Vous pouvez le faire, peu importe votre âge ou le montant.
  • Économique. Votre revenu actuel ne diminuera pas.
  • Simple. C’est un geste facile à poser, il suffit de demander à votre notaire d’inclure un don à Parkinson Canada dans votre testament. Il peut s’agir d’un montant précis, d’un pourcentage de votre succession ou du solde de votre succession (don après le remboursement des dettes et la répartition des autres legs).
  • Fiscalement avantageux. Votre succession recevra un reçu d’impôt pour activités de bienfaisance, pouvant servir à réduire l’impôt dans votre dernière déclaration d’impôt et, parfois, dans la déclaration de l’année précédente.

Un don à Parkinson Canada dans votre testament :

  • Aide les gens atteints du Parkinson. Votre don se transformera en services de soutien et d’éducation, permettant à Parkinson Canada de défendre les intérêts des Canadiens atteints du Parkinson.
  • Constitue un investissement dans la guérison. Votre don financera des recherches innovatrices pour approfondir notre connaissance des symptômes, des diagnostics et des traitements de la maladie de Parkinson, et au bout du compte nous rapprocher de la guérison.

Si vous pensez envisager de laisser un don à Parkinson Canada dans votre testament, veuillez communiquer avec Sue Rosenblat au 1-800-565-3000, poste 3386, ou par courriel à PlannedGiving@parkinson.ca pour explorer vos options en toute confidentialité.

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Des chercheurs de Parkinson Canada qui mettent toute leur énergie à améliorer des vies aujourd’hui et à trouver un remède demain

Anita Abeyesekera, candidate au doctorat, cherche à comprendre comment les personnes atteintes de la maladie de Parkinson entendent leur propre voix pour mieux saisir quels sont les facteurs responsables du trouble de la parole associé à la maladie.

Dr Michael Schlossmacher, clinicien-chercheur, et Anita Abeyesekera, candidate au doctorat, travaillent tous deux à améliorer la vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et à enrichir nos connaissances en vue d’une intervention qui nous permettra, un jour, de mettre fin à la maladie. Qu’ils soient des experts établis ou en début de carrière, les chercheurs spécialistes de la maladie de Parkinson comptent sur le financement du programme de recherche de Parkinson Canada pour mettre à l’essai de nouvelles théories menant à des études de plus grande envergure et découvrir un élément critique de cette énigme qu’est la maladie de Parkinson.

À l’Hôpital d’Ottawa et à l’Université d’Ottawa, Dr Schlossmacher et ses collègues testent les cinq éléments de son nouvel outil de pointage PREDIGT, qui pourraient servir à déterminer quels adultes en santé sont les plus susceptibles de développer la maladie de Parkinson à un âge plus avancé. Il s’agit des cinq éléments suivants : facteurs génétiques propres à la maladie de Parkinson, exposition à des facteurs environnementaux, interactions entre les deux qui déclenchent des changements de tissu durables, sexe et temps.

Une subvention de projet pilote de 45 000 $ sur une année du programme de recherche offerte par Parkinson Canada lui permettra à lui et à cochercheurs, Dr Tiago Mestre et Dr Doug Manuel, de valider le pointage PREDIGT, qui pourrait être utilisé dans des essais cliniques plus importants.

« La validation du pointage PREDIGT aurait plusieurs incidences, explique Dr Schlossmacher. La prévision exacte de la maladie de Parkinson en fonction d’un pointage facile à calculer nous aiderait à repérer les personnes à risque et à mettre davantage l’accent sur les facteurs qui prédisposent les gens à la maladie afin de modifier ces facteurs. Cette information pourrait à son tour orienter les essais futurs qui visent à prévenir la maladie. Ultimement, nous entrevoyons aider les médecins et les infirmières à repérer et à conseiller les personnes à risque et à en prendre soin en recourant à des interventions appropriées. »

À l’Université Western de London, les travaux de recherche d’Anita Abeyesekera pourraient mener à de nouveaux traitements pour les personnes atteintes de troubles de la parole associés à la maladie de Parkinson. La faiblesse de l’intensité de la voix, aussi appelée hypophonie, est le trouble de la parole le plus fréquent chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Elle cherchera à savoir si le trouble de la parole est associé au traitement anormal de ce qu’entend une personne dans le processus de la parole (ce qu’on appelle le déficit de l’intégration sensorimotrice). Elle modifiera la façon de parler des participants et analysera leur réponse à la rétroaction pour déterminer comment cela contribue à une faible intensité de la voix et à d’autres symptômes.

Dr Michael Schlossmacher valide des éléments de son nouvel outil de pointage PREDIGT, qui pourrait servir à déterminer qui est susceptible de développer la maladie de Parkinson.

Une bourse d’études supérieures de 30 000 $ sur deux années offerte par le programme de recherche de Parkinson Canada permet à Anita Abeyesekera de poursuivre ses recherches, ce qui contribuera à notre compréhension de la maladie de Parkinson, particulièrement de l’importance des systèmes sensoriels dans les troubles de la parole. Si sa théorie est confirmée, cela pourrait mener à de nouveaux traitements visant à améliorer la parole et la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Ce qui nous passionne, nous, les chercheurs, lance Anita Abeyesekera, c’est d’améliorer les traitements pour le bienfait immédiat des personnes atteintes d’une maladie chronique et, à long terme, de découvrir un remède. »

Parkinson Canada a des attentes élevées à l’égard des 25 chercheurs qui recevront de nouvelles subventions, bourses de recherche et bourses d’études au cours des deux prochaines années. Chacun d’eux nous permettra de mieux comprendre la maladie de Parkinson, une maladie cérébrale complexe, et chacun d’eux interprétera et communiquera ses connaissances à d’autres chercheurs et professionnels de la santé. Les chercheurs qui reçoivent des bourses de recherche clinique traiteront également des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Bon nombre d’entre eux poursuivront leurs liens avec la collectivité Parkinson au Canada.

Parkinson Canada est fier d’offrir 25 nouvelles subventions, bourses de recherche et bourses d’études* depuis septembre 2017. Celles-ci représentent une somme totale de 1 323 369 $ qui sera consacrée au soutien de nouveaux projets de recherche au Canada au cours des deux prochaines années. En incluant les neuf bourses de recherche qui en sont à leur deuxième année et les 25 nouveaux projets, le programme de recherche de Parkinson Canada investira 1 643 369 $.

Les nouvelles bourses sont réparties comme suit :

  • 10 bourses pour projet pilote
  • 3 bourses pour nouveaux chercheurs
  • 3 bourses de recherche fondamentale
  • 1 bourse de recherche clinique sur les troubles du mouvement
  • 1 bourse de recherche clinique
  • 7 bourses d’études supérieures

Le programme de recherche de Parkinson Canada a financé 528 projets de recherche, totalisant plus de 27 millions de dollars, depuis 1981.

Une liste détaillée des chercheurs de 2017-2019, des titres de leurs projets, de leurs affiliations et des montants accordés est accessible à www.parkinson.ca.

Parkinson Canada est le plus important bailleur de fonds non gouvernemental en matière de recherche sur la maladie de Parkinson au Canada. Les donateurs alimentent l’investissement dans des projets scientifiques qui touchent la plupart des aspects de la maladie, comme les causes, les complications, les troubles cognitifs, les biomarqueurs, la neuroprotection et la qualité de vie.

À propos du programme de recherche de Parkinson Canada

Depuis 1981, le programme de recherche de Parkinson Canada a investi plus de 27 millions de dollars dans des recherches qui ont permis d’approfondir notre connaissance de la maladie de Parkinson. Le programme investit dans ce qui suit :

  • des travaux de recherche canadiens novateurs et de grande qualité par des chercheurs établis et de la relève;
  • des recherches au stade de la découverte où les chercheurs mettent à l’essai de nouvelles théories et poursuivent de nouvelles pistes prometteuses;
  • des chercheurs en début de carrière, afin de former la nouvelle génération de spécialistes de la maladie de Parkinson;
  • des travaux de recherche originaux pour renforcer la capacité et promouvoir la créativité des chercheurs et mobiliser un plus grand nombre d’entre eux;
  • la formation spécialisée permettant aux cliniciens d’offrir des soins de grande qualité aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Le programme de recherche de Parkinson Canada porte un intérêt aux troubles connexes comme l’atrophie multisystématisée (AMS), la maladie de Steele-Richardson et d’autres symptômes parkinsoniens, et à l’incidence de ces maladies sur la société.

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